EN BREF

« L’aggravation des conditions d’accès aux soins n’est plus tolérable »

Cet article fait partie du dossier:

Médecin

    Précédent Suivant

Jacques Battistoni, président de MG France, syndicat des médecins généralistes, estime dans une tribune au « Monde » que l’engagement des professionnels de santé n’est possible que si la pérennité des financements et des engagements de l’Etat est garantie.

Dans cet article, celui-ci revient notamment sur les déserts médicaux et souligne que les pouvoirs publics ont tardé à reconnaître l’importance des soins ambulatoires. Selon lui, la réponse aux problématiques de santé actuelles réside dans une offre de soins ambulatoires organisée et visible dans tous les territoires, décidant elle-même de ses missions et ses outils.

Notre système de santé doit répondre à plusieurs défis : maintenir un maillage en médecine générale sur l’ensemble du territoire national ; constituer des équipes de soins primaires organisées, entre médecins généralistes, infirmières, pharmaciens, kinésithérapeutes, sages-femmes et autres professionnels de proximité libéraux ; développer l’accès à la technologie ; apporter des réponses graduées aux demandes de soins de la population ; rendre possible un exercice professionnel conforme aux aspirations des jeunes professionnels, avec un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ; rendre visibles les organisations de soins ambulatoires pour développer des coopérations intelligentes et non concurrentielles avec les établissements de santé de leur territoire ; assumer de nouvelles responsabilités en matière de prévention ; et enfin permettre à une population de plus en plus âgée de continuer à vivre et être soignée à domicile.

Comme chez nos voisins européens, des équipes de soins primaires sont apparues en France. Elles développent de nouvelles relations entre soignants, respectant les compétences de chaque profession en lui reconnaissant des responsabilités différentes et complémentaires. Ces équipes de soins facilitent grandement le suivi des malades à domicile et celui des patients atteints de maladies chroniques ou de longue durée.

Elles s’appuient sur des expériences réussies de coopération entre infirmières de santé publique et médecins généralistes, qui permettent aux personnes atteintes de diabète ou de maladies cardio-vasculaires de mieux connaître leurs maladies et de mieux s’y adapter.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Monde.

Retour au sommaire du dossier Médecin

Commentaires (0)