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Aides Covid : la colère des soignants libéraux appelés à rembourser

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Epidémiologie

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Ghislaine Sicre, présidente de Convergence Infirmière, co-signe avec plusieurs syndicats de soignants libéraux (infirmiers - Infin’idels - mais aussi syndicats de dentistes et de médecins libéraux), un communiqué intitulé Aides covid, la double peine, pour dénoncer le calcul injuste du remboursement du Dipa (dispositif d'indemnisation pour perte d'activité ), ce soutien financier massif et inédit apporté par l’Etat aux soignants libéraux durant la pandémie. 

En effet, sur les 200 000 soignants libéraux soutenus financièrement par la Sécurité sociale au début de l'épidémie de Covid-19, 87 000 vont devoir rembourser un trop-perçu, avait fait savoir l'Assurance maladie le 3 septembre dernier. Mis en place lors de la première vague épidémique, le Dipa avait été sollicité par 203 000 professionnels de santé libéraux. Tous ont touché une avance d'environ 5 500 euros en moyenne pour compenser la chute de leurs revenus entre mars et juin 2020, liée notamment au confinement. Plus d'un an après cette période, la Sécurité Sociale a calculé le montant définitif dû pour chaque soignant. Une majorité (114 000) va ainsi toucher un "complément" d'un montant moyen de 3 300 euros, a précisé Marguerite Cazeneuve, directrice déléguée de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). A l'inverse, 87 000 "ont un trop-perçu à rembourser", de près de 2 700 euros en moyenne. 

Une situation qui suscite l'incompréhension et la colère des syndicats libéraux. Les organisations dénoncent ainsi des modalités de calcul appliquées par l’Assurance maladie (...) iniques et arbitraires. Selon elles, le mode de déclaration du téléservice mis en place au plus fort de la crise était basé sur un calcul mensualisé et non pas globalisé sur une période dépassant même celle du confinement, dont la durée était inconnue alors. Le changement unilatéral du mode de calcul de cette aide, six mois plus tard, modifie considérablement les sommes des aides initialement calculées.

Du côté des médecins, l'UFML évoque à son tour des "calculs incompréhensifs et confus" , tandis que MG France demande à la Cnam un "geste significatif pour tous les médecins". Quant aux dentistes des CDF, ils demandent à l'Assurance maladie de revoir sa méthode de calcul. En réponse, l'Assurance maladie avance que l'ardoise ne pourra être effacée (s'agissant d'argent public), soulignant qu'au total près de 1,3 milliard d'euros pour cette aide ont été déboursés et fait valoir la souplesse du remboursement : les soignants concernés pourront ainsi obtenir un échelonnement du paiement sur douze mois, sur simple demande à leur caisse locale d'assurance maladie.

Lire le détail du communiqué sur le site de Convergence Infirmière

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