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Covid-19 : Valneva annonce des résultats "positifs" pour son candidat vaccin

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Epidémiologie

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Dans un communiqué daté du 18 octobre, le laboratoire franco-autrichien Valneva s’est félicité des résultats initiaux positifs pour l’essai pivot de Phase 3 Cov-Compare de son candidat vaccin inactivé et adjuvanté contre le Covid-19, confirmant ainsi les premiers retours effectués au mois d’août. Le niveau d’anticorps produits serait ainsi supérieur à celui induit par le vaccin d’AstraZeneca (l'essai était comparatif) et serait par ailleurs mieux toléré, et son taux de séroconversion atteindrait 95 % deux semaines après la deuxième injection chez les adultes de plus de 30 ans. En tout, ce sont 4 012 patients, âgés de plus de 18 ans et recrutés au Royaume-Uni, qui ont participé à l’essai pivot de Phase 3. Aucun effet indésirable grave non sollicité (SAE) n’a été constaté. Moins de 1 % des participants à l’essai ont signalé des effets secondaires présentant un intérêt particulier dans les deux groupes vaccinés, a indiqué Valneva dans son communiqué. Pour rappel, et à la différence des vaccins à ARN messager (Pfizer et Moderna), le vaccin de Valneva s’appuie sur la technologie à virus désactivé, le virus rendu inoffensif combiné à deux adjuvants étant injecté chez les patients afin qu’ils développent des anticorps. Ces excellents résultats confirment les avantages souvent associés aux vaccins à virus entier inactivés, s’est réjouit de son côté Thomas Lingelbach, le directeur général de Valneva. Cette annonce survient un mois après la résiliation du contrat passé avec le Royaume-Uni, qui s’était alors engagé à commander 100 millions de doses, portant un coup dur au laboratoire. Depuis son annonce, l'action Valneva s'est envolée en Bourse, rebondissant à 16,45 euros après avoir perdu 40% de sa valeur et chuté à 11 euros après l'annulation du contrat. Le laboratoire déclare désormais s’être engagé dans la soumission progressive du dossier de demande d’autorisation initiale auprès de l’agence de santé britannique (MRHA), et entend solliciter prochainement l’Agence européenne des médicaments (EMA) de la même manière afin d’obtenir une autorisation de commercialisation sur le territoire européen.

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