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Le cri du SNIIL : "Aidez-nous à travailler le plus sereinement possible"

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Epidémiologie

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Alors que le nombre de prises en charge à domicile de malades du Covid-19 ne cesse de croître, les infirmières et infirmiers libéraux se trouvent confrontés à des situations de plus en plus difficiles et intolérables. Selon John Pinte, vice-président national du Sniil qui s'exprime par communiqué, le matériel de protection (surblouses, charlottes, gants, surchaussures, lunettes, masques FFP2) étant actuellement réquisitionné par les Agences Régionales de Santé au profit prioritairement des établissements de santé, les IDEL ne peuvent plus se fournir chez leurs grossistes habituels.

De fait, explique-t-il, les IDEL, seuls ou organisés en collectifs, sont, dès lors, obligées d’en passer par le système D et gaspillent un temps précieux à appeler des entreprises agroalimentaires, des magasins de bricolage ou des établissements scolaires pour récupérer des blouses, surchaussures et charlotte,  des concessionnaires automobiles pour disposer de housses de protection pour les sièges automobiles ou encore ddes mairies pour recueillir le reste du gel hydroalcoolique mis à disposition pour le 1er tour des élections municipales… Face à cette situation, le Sniil lance un appel national à la solidarité et demande à toutes les entreprises et collectivités disposant de tels équipements à joindre les Unions Régionales de Professionnels de Santé Infirmiers pour proposer leur aide.

Fortement mobilisés dans la guerre au Covid 19, les IDEL sont, par ailleurs, confrontés aujourd’hui à une flambée d’incivilités et de violence psychiques à leur encontre. Selon John Pinte, des dégradations commises à l’encontre de leurs véhicules dans le seul but de voler du matériel de protection se multiplient et, même, des invitations posées "en toute amitié" et "pour une meilleure sécurité de tous" à ne plus garer leur véhicule sur un parking, voire même, à déménager. Motif invoqué "vous êtes infirmière, donc vous avez plus de risque d’être contaminé par le virus". Et de souligner que face à tant d’irresponsabilité, le Sniil ne peut, là, que lancer un appel à l’intelligence nationale. En ces temps difficiles, les IDEL n'aspirent qu'à une seule chose : être aidés à travailler le plus sereinement possible pour le bien de tous.

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