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Entre 2 à 5% de postes vacants chez les soignants, notamment chez les infirmiers, selon la FHF

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Epidémiologie

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Les hôpitaux et les établissements médico-sociaux publics enregistrent un taux d'absentéisme de l'ordre de 10 % et entre 2 à 5 % de postes vacants de soignants, a révélé mercredi 20 octobre la Fédération hospitalière de France (FHF) lors d'une visioconférence de presse, notant que la situation est plus tendue que d'habitude. La FHF a conduit son enquête durant l'été auprès d'établissements regroupant en tout plus de 180 000 agents de la fonction publique hospitalière. Elle relève des disparités avec des tensions plus fortes sur les métiers d'infirmiers et d'infirmiers spécialisés et une situation plus difficile dans les centres hospitaliers que dans les CHU, et encore plus difficile dans les établissements médico-sociaux.

Toujours concernant les IDE, la FHF est entrée un peu plus dans le détail : sur la centaine d'infirmières recrutées cet été, on a déjà, une quinzaine nous ont déjà fait part de leur souhait de partir avant la fin de l'année, a expliqué Thierry Brugeat, coordonnateur général des soins du CHU de Reims. On a des manques, notamment dans les métiers spécialisés, Iade et Ibode (infirmiers de réanimation et de blocs opératoires) qui nous amènent aujourd'hui à avoir recours soit à des propositions d'heures supplémentaires pour nos personnels, soit à des cumuls emploi-retraite, soit à de l'intérim.

Par ailleurs, la FHF relève que les vacances de postes ne sont pas forcément plus nombreuses par rapport à la situation antérieure, mais qu'elles sont globalement plus longues : Au lieu, par exemple d'attendre 2 semaines pour organiser un remplacement, il faut attendre un mois, parfois 6 semaines, ce qui évidemment est une source de désorganisation dans l'établissement, souligne-t-elle. Autre constat : les recrutements parmi les jeunes professionnels sortis d'école sont également plus difficiles et les établissements ont de moins en moins de marge de manœuvre, y compris sur de l'intérim.

Bilan de cette enquête estivale : sans être catastrophique, cette situation limite l'activité hospitalière et ne permet pas de répondre à la demande de rattrapage de soins qui est née de la crise sanitaire, a indiqué Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF. Ces chiffres, photographie de la situation à l'été 2021, peu après la sortie d'un confinement (le 3 mai a amorcé le début du déconfinement, avec la fin du couvre-feu au 30 juin), sont-ils pour autant représentatifs de la situation générale dans la durée ? Que traduisent-ils précisément ? Pour l'heure, impossible de répondre. 

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