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EPI : le ministère des Solidarités et de la Santé met en place dispositif "en cas de tension"

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Exercer dans le privé

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Masques chirurgicaux, FFP2, gants, surblouses, lunettes de protection, charlottes… on sait combien, lors de la première vague épidémique de la maladie Covid-19, la question de la disponibilité et donc de la distribution -gratuite- de ces équipements de protection individuelle issus du stock d'Etat afin de maintenir les conditions de sécurité indispensables à tous, soignés comme soignants, a été douloureuse. Le ministère des Solidarités et de la Santé, face à la deuxième vague qui se fait jour aujourd'hui et dans une démarche d'anticipation, et alors que la fin de cette distribution –concentrée sur les Groupements Hospitaliers de Territoire– étant programmée pour fin septembre 2020, crée un consortium Resha-Uniha qui permettra, grâce à un portail de commandes intitulé Distrilog-santé une distribution simple et rapide des équipements aux établissements de santé et médico-sociaux. Objectif : leur permettre, dans des délais courts, de bénéficier d’un approvisionnement en "flux tiré", c’est-à-dire en fonction de leurs besoins réels et non plus de leurs besoins estimés – grâce à des chaînes logistiques spécialisées. Précision d'importance du ministère, ces commandes ne seront ouvertes que lorsqu'une catégorie d'EPI sera déclarée, au niveau national, en tension. Hors contexte de tension d’approvisionnement, les équipements commandés sont à la charge des structures de santé, qu’elles soient hospitalières ou médico-sociales, libérales et de biologie.

Un dispositif qui ne sera opérationnel, qu'en cas de tension... 

Le stock d'Etat lui, de son côté, est prévu pour 10 semaines de consommation pour chacun de ces équipements. Le ministère rappelle également que les établissements hospitaliers et médico-sociaux doivent anticiper leur propre approvisionnement, en veillant à constituer leurs stocks de sécurité en masques, gants, surblouses et tabliers, charlottes, lunettes correspondant à 3 semaines de consommation en période de crise épidémique. Les autres professionnels de santé (exerçant en cabinet, maison et centre de santé ou en laboratoire de biologie) continuent à solliciter les chaînes de distribution déjà en vigueur. Les professionnels de santé libéraux infirmiers n'ont pas manqué de réagir sur cette question d'approvisionnement "à leur charge" à compter de début octobre, coûteuse, face à la loi du marché qui fait s'envoler les prix...   

EPI infographie 

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