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La HAS préconise d'élargir la vaccination Covid à certains enfants âgés de 5 à 11 ans

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Epidémiologie

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Après l'Académie de Médecine, la Haute Autorité de Santé vient à son tour de se prononcer via un communiqué de presse en faveur de la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans fragiles ou présentant un risque pour l’entourage et les personnes vulnérables.

Ouvrir la vaccination dès à présent

Le contexte est à la confirmation de la reprise épidémique (en particulier chez les 5-11 ans, qui enregistrent le taux d'incidence le plus élevé parmi les enfants scolarisés). C'est pourquoi, après que l'Agence européenne du médicament a autorisé l’usage du vaccin contre la Covid-19 Comirnaty® de Pfizer (posologie pédiatrique de 10µg) chez les enfants âgés de 5 à 11 ans, la HAS s'est penchée sur les données scientifiques disponibles d'efficacité et de tolérance. C'est sur cette base qu'elle a conclu à un rapport bénéfice/risque favorable et recommande d'ouvrir dès à présent la vaccination pour ceux qui présentent un risque de forme sévère de la maladie et de décès, et pour ceux qui vivent dans l’entourage d’une personne immunodéprimée ou vulnérable non protégée par la vaccination et n’ayant pas pu être vaccinée.

Comorbidités concernées

Bien que cette tranche d'âge présente un risque 25 fois inférieur à celui des adultes de développer une forme sévère de la maladie, rappelle l'Agence, et que les complications (syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique) ainsi que les décès attribuables y soient rares (3 cas en France depuis mars 2020), les comorbidités y sont, comme chez l'adulte, un facteur de risque. Aussi la HAS recommande-t-elle de vacciner les enfants touchés par les troubles suivants (dosage de 10 µg) : maladies hépatiques chroniques, maladies cardiaques et respiratoires chroniques (y compris l’asthme sévère nécessitant un traitement continu), maladies neurologiques, immunodéficience primitive ou induite par médicaments, obésité, diabète, hémopathies malignes, drépanocytose et trisomie 21. Mais également en cas de cancer récent, maladie rénale chronique, handicap neurologique - des facteurs déjà identifiés comme à risque chez l'adulte. Au-delà du rappel de l'importance des gestes-barrière, l'Agence a indiqué qu'elle se prononcerait ultérieurement sur la pertinence d’élargir cette vaccination sur la foi de données complémentaires.

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