EN BREF

Le Conseil infirmier français contre l'accès partiel

Le Collège infirmier français (CIF) qui réunit les associations et syndicats professionnels infirmiers dénonce vivement les dangers de la mise en place de l'accès partiel à l'exercice des professions de santé dans un communiqué. Celui-ci s'est réuni en conseil d'administration extraordinaire pour réagir à la parution d'un décret datant du 2 novembre 2017. Le texte autorise à exercer une partie des activités relevant de la profession d’infirmier, d’IADE, d’IBODE ou de puéricultrice les ressortissants d’un Etat membre de l’Union européenne" lorsque "les différences entre l’activité professionnelle exercée dans l’Etat d’origine et la profession en France sont si importantes que l’application de mesures de compensation reviendraient à imposer au professionnel de suivre le programme complet de formation requis pour avoir accès à cette profession.

Les dangers de la mise en place de l'accès partiel à l'exercice des professions de santé sont multiples, souligne le communiqué du Collège infirmier français. Il serait facile d’imaginer que la problématique de la désertification médicale trouve en celle-ci une solution simpliste tendant alors, à accentuer les inégalités territoriales d’accès à la qualité des soins. Il est à craindre, comme l‘exprime le rapport du Sénat, l’arrivée de métiers sous-qualifiés qui conduirait à une paupérisation de l’accès aux soins, allant à contre sens de l’universalité de notre système de santé censé garantir un égal accès aux soins pour tous. Le Collège infirmier français ajoute qu'il a demandé une audience à ce sujet au Président de la République, car son inquiétude est grande de voir les effets néfastes de l'application de l'exercice partiel, qui, inévitablement, conduirait selon lui à la désorganisation de notre système de santé. Reste à savoir maintenant si la Présidence de la République voudra jouer un rôle déterminant dans ce dossier brûlant.

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