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La situation épidémique est "tendue et inquiétante", selon Olivier Véran

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Epidémiologie

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Lors du traditionnel point de situation hebdomadaire Covid-19 ce jeudi, Olivier Véran a adopté un ton grave pour rendre compte d'une situtation qu'il a qualifiée de "tendue et inquiétante" malgré l'apparente stabilité des courbes. Les capacités de réanimation du pays sont atteintes à 85 % ; les variants, notamment le variant anglais (qui représente 67 % des cas à ce jour), sont devenus la norme, et sans qu'on l'explique sur le plan scientifique, ils provoquent davantage de formes graves. En l'occurrence, la circulation de l'épidémie est hétérogène selon les territoires ; le taux d'incidence est jusqu'à 11 fois supérieur d'un département à l'autre. Alors que 23 départements sont déjà placés en surveillance renforée depuis le 24 mars, la pression sanitaire globale est constante et croissante, en particulier dans trois départements métropolitains : l'Ile-de-France (taux d'incidence de 400 dans le Val-de-Marne à ce jour), les Hauts-de-France et PACA. Pour les Franciliens, la déprogrammation est massive, se poursuivra sans doute, et un patient est admis toutes les 12 minutes en réanimation, s'est alarmé le Ministre de la santé, qui a ajouté par ailleurs que les chiffres observés sont presque équivalents à ceux du pic de la deuxième vague épidémique. Si les chiffres continuent à augmenter ainsi, 1 500 malades occuperont les lits de soins critiques d'ici la fin du mois de mars dans la région. Nous nous préparons à réaliser l'évacuation sanitaire de dizaines, voire de centaines de patients, a prévenu O. Veran, qui n'a pas exclu d'autres mesures en fonction de l'évolution sanitaire. Nous ne savons pas quand le pic sera atteint, a-t-il reconnu en insistant sur l'importance du respect des gestes barrière, la nécessité d'isolement en cas de symptômes et l'urgence de se faire vacciner. A ce sujet, 286 000 personnes ont reçu le vaccin en 24h ; un record depuis le début de la campagne, a souligné le locataire de l'avenue de Ségur, qui a précisé que des rares accidents thromboemboliques induits par le vaccin AstraZenca étaient en cours d'investigation. Aujourd'hui enfin et à l'heure où la fourniture de vaccins de certains laboratoires ralentit, l'agence européenne donnait son feu vert au produit monodose du laboratoire américain Johnson et Johnson, le quatrième à être autorisé en Europe.

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