EN BREF

Les propositions du Collectif Santé en danger pour un système de santé "rénové et simplifié"

Deux ans après sa création, le Collectif Santé en danger soumet dans un livret plusieurs propositions pour transformer le système de santé et favoriser l'accès aux soins pour tous. Urgences, santé mentale, mais aussi médecine de ville et e-santé y sont notamment abordées.

Créé en réaction à la déception provoquée par les mesures du Ségur de la Santé, le collectif Santé en danger s’est donné pour objectif de restaurer un bouclier sanitaire pour les Français et s’est engagé pour développer un système de santé rénové, modernisé et simplifié. Il a ainsi publié un livret, fruit d’une série d’auditions menées auprès d’experts (professionnels de santé, experts de la formation...) entre le 14 février et le 24 mars, listant un certain nombre de propositions qui s'axent aussi bien autour de l'attractivité des professions que de l'organisation des soins.

Rénover l'organisation des soins

Le document s’organise en plusieurs thématiques, qui balaient l’ensemble des dimensions du secteur de la santé : territoires, médecine de ville et professions libérales ; établissements de santé ; urgences, soins critiques et réanimation ; attractivité et formation ; santé environnementale ; périnatalité et pédiatrie ; handicap et médico-social ; EHPAD et grand âge ; santé mentale ; éducation et prévention ; économie de la santé ; e-santé ; et éthique. Parmi ses propositions, le collectif recommande d’instaurer une gouvernance plus horizontale, dans laquelle les pouvoirs de décision et les responsabilités des représentants des soignants et des usagers seraient identiques à ceux de l’administration, et réclame une meilleure coordination entre ville et hôpital. L’hôpital doit être considéré comme un bien public à préserver, plaide-t-il, demandant entre autre pour sa sauvegarde la suppression de la T2A, l’optimisation de l’offre de soins avec sa répartition efficiente entre les établissements publics et privés, ou encore une revalorisation salariale pour tous les professionnels de santé travaillant en établissement. Il s'agit aussi de renforcer l’attractivité par la formation, avec notamment la mise en place d’un tutorat systématisé dans toutes les filières et de formations qualifiantes et adaptées au terrain permettant l’évolution dans les carrières et l’avancement en termes de rémunération.

Urgences, grand âge, santé mentale, des champs en souffrance

Particulièrement malmenés, les urgences, le secteur du grand âge et la santé mentale font l’objet de propositions spécifiques. Pour les premières, Santé en danger appelle à une reconnaissance et à une valorisation de la pénibilité du travail de nuit, à privilégier une approche territoriale des besoins en soins critiques ou encore à favoriser l’attractivité des professions médicales et paramédicales. La formation initiale des paramédicaux doit comporter des modules de réanimation obligatoires. L’enjeu de la formation continue est de reconnaître la spécificité des infirmier.e.s de réanimation, d’organiser des formations continues “socles, note-t-il notamment. De formation, il est toujours question dans la santé mentale auprès des professionnels non spécialistes, mais aussi de créations de maison de psychothérapie publiques en ville pour favoriser l’accès aux soins psychiques pour tous. Quant à la prise en charge des personnes âgées dans les EHPAD, le collectif appelle à l’axer en premier lieu sur la prévention, à renforcer les effectifs et diminuer les ratios patients/soignants, entre autres. Les prochains enjeux sanitaires sont déjà omniprésents : canicules, épidémies, flux migratoires dus aux modifications climatiques, guerres... La santé est l’affaire de tous, conclut-il.

Lire l'intégralité des propositions du Collectif

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