EN BREF

Les médicaments anti-alzheimer jugés inefficaces, la HAS s’explique

Lors de la conférence de presse organisée dans la cadre de la Paris Healthcare Week, Dominique le Guludec s’est exprimée sur l’intégration par la HAS des missions de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) . Elle a, en outre, qualifié ce décloisonnement de formidable opportunité.  Evaluation des établissements, élaboration de recommandations pour l’inclusion sociale, accompagnement des personnes handicapées et des personnes âgées, la HAS a désormais son rôle à jouer.  

Cette incorporation répondrait à l’impératif d’envisager aujourd’hui la santé dans sa globalité, sans se limiter aux soins médicaux mais en y intégrant tous les aspects de la vie des personnes et de leur parcours. La Présidente de la HAS a cité comme belle illustration de la réussite de cette absorption le déremboursement des médicaments contre la maladie d'Alzheimer qui sera effectif dès le 1er août, suite à la décision du ministère de la Santé. On rêve tous de médicaments efficaces, mais aujourd’hui on n’en a pas. Des méta-analyses ont montré des effets secondaires et une efficacité réduite. Mais on peut proposer des alternatives, et une prise en charge graduée. Le problème c’est, qu’en France, on est trop centré sur les médicaments, c’est un refuge facile, estime Dominique Le Guludec. En parallèle de cela, la HAS a d’ailleurs publié un guide synthétique et des outils destinés à proposer une prise en charge adaptée aux patients. La Haute Autorité souligne notamment que la maladie doit être diagnostiquée le plus tôt possible. Rappelons que cette décision a suscité la polémique notamment de la part des familles et des associations concernées dont France Alzheimer qui a martelé son incompréhension et sa colère.

Pour en avoir plus, rendez-vous sur le site de Challenge

Publicité

Commentaires (0)