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Pour les infirmiers scolaires, continuer à agir au plus près des élèves est impératif

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La mobilisation du 26 janvier était annoncée : 1 200 infirmiers de l'Education Nationale (dont 600 dans la capitale) ont protesté dans la rue. Objectif : au-delà de leur souhait de reconnaissance et de revalorisation, il s'agissait de réaffirmer la nécessité de leur engagement auprès des élèves et des étudiants et (re)dire l'inquiétude que leur inspire le projet d'externalisation de leur activité porté par la Ministre de la Cohésion des Territoires et des relations avec les Collectivités Territoriales Jacqueline Gourault dans la loi dite "4D" ("décentralisation, déconcentration, différenciation, décomplexification", ndlr). Une loi qui vise des "transferts de compétences" aux collectivités dans plusieurs domaines de l'action publique ; en l'occurrence, la délégation de la responsabilité et de la gouvernance de l'ensemble de la médecine scolaire aux départements, déjà chargés de la protection maternelle et infantile. Nous sommes menacés, inquiets, méprisés et en colère, alarme le SNICS-FSU dans un communiqué de presse daté du même jour. Nous refusons la création d'un service d'experts en santé agissant depuis la périphérie de l'Ecole ; les infirmiers de l'Education Nationale doivent être au plus près des élèves. Pour le syndicat, ce projet est un retour arrière qui fait écho à un service médical de santé abandonné voilà près de 40 ans car jugé, dit-il, obsolète, inefficace et inadapté à l'école et à l'état sanitaire des jeunes. Dévoilé le 16 décembre dernier, l'avant-projet de loi sera présenté en Conseil des Ministres début février 2021. Le SNICS-FSU compte bien mener son action jusqu'à l'abandon du projet de décentralisation, prévient-il.

La Rédaction Infirmiers.com

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