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Revalorisation des actes Covid : "un premier pas encore insuffisant" pour les IDEL

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Epidémiologie

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La caisse nationale de l'Assurance Maladie (CNAM) a annoncé le 3 avril certains ajustements de la nomenclature pour la prise en charge des patients Covid-19 par les infirmiers libéraux. 

Au regard de l’investissement de la profession, en première ligne, au domicile des patients, Nicolas Revel, Directeur Général de la CNAM, accède à des demandes formulées par la FNI et le Sniil, (les deux syndicats représentatifs des infirmiers libéraux), résumait ainsi la FNI. Tout prélèvement (veineux ou test de dépistage COVID) pour un patient COVID nécessite du temps supplémentaire (pour que l’infirmier puisse se protéger) et éventuellement apporter des conseils. De ce fait, l’Assurance Maladie autorise de coter en AMI 4 les actes de prélèvements

En résumé :

  • Acte de suivi à domicile des patients Covid-19 éligible à la MCI (Majoration de coordination infirmière) : AMI (actes techniques) 5,8 + 5€ ;
  • Acte prélèvement veineux ou test naso pharyngé chez patient suspect ou atteint COVID) : AMI 4,2 ;
  • Acte prélèvement facturable à l’acte de suivi Covid 19 : AMI 5,8 + 1,5 + MCI.

Or, pour Convergence Infirmière comme pour l'Onsil, syndicats qui militent pour une juste rémunération des infirmières et infirmiers libéraux prenant en charge des patients atteints par le Covid-19, il s’agit d’un premier pas mais le compte n’y est pas.

Pour Convergence, d'abord, on est en effet encore loin du compte : Nous sollicitons depuis le départ un AMI 10 avec MCI pour la prise en charge des patients Covid-19, la possibilité de cumuler les autres actes à taux plein, une suspension du Bilan de soins infirmiers (BSI), la révision des quotas kilométriques pour les zones de montagne, le renouvellement automatique des ordonnances de soins infirmiers, la fin des tracasseries administratives avec notamment le gel des indus pour 2020, l’exonération de charges sur les actes Covid-19 et plus globalement la revalorisation des actes et des indemnités de déplacement, rappelle le syndicat. Aujourd’hui, la CNAM nous informe de la mise en place d’une Majoration de Coordination Infirmière (MCI) dans le cadre du suivi des patients Covid-19. Cela s’ajoute donc à l’AMI 5,8. En outre, les prélèvements sanguins et naso-pharyngés sont désormais côtés, s’ils sont effectués seuls, en AMI 4,2 pour les patients présentant des signes ou atteints par le Covid-19. Taclant au passage les organisations représentatives, Convergence leur demande à rejoindre le combat pour aller plus loin dans la reconnaissance concrète de notre action.

Du côté de l'Onsil, le ton est également à la colère : Avec son éternel sens de l’à-propos, la CNAM accède aux demandes des 2 syndicats "représentatifs" Sniil et Fni, qui ont fini par sortir de leur torpeur et n’ont rien vu venir en négociant tout d’abord des miettes, un AMI 5,8, comme à leur habitude, pour les surveillances covid : nous pourrons coter finalement et après un mois de situation aiguë, une MCI (majoration de coordination infirmière) ; encore une avancée certaine pour la profession diront-ils ? Et c’est bien parce que c’est nous : au regard de l’investissement de la profession…. Ainsi, la CNAM semble le découvrir, comme si elle en doutait ! Quel aveu de la méconnaissance totale des infirmiers libéraux (idels) et de leurs missions

Retrouvez l'ensemble des communiqués sur les sites respectifs de Convergence infirmière et de l'Onsil

Par ailleurs, le Sniil s'insurge contre ce qu'il qualifie de dernière trouvaille du ministère des Solidarités et de la Santé qui a avancé la proposition de faire établir les certificats de décès par un infirmier libéral en vidéotransmission avec un médecin. Dans un communiqué intitulé : non, les infirmières libérales ne sont pas des bouche-trous, le Sniil explique sa ferme opposition à ce projet, auquel le ministère a finalement renoncé. 

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