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"Si ceux qui hier étaient méprisés sont devenus vos fantassins, armez-les de manière adaptée !"

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Exercer dans le privé

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Céline Laville, présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI), écrit à Emmanuel Macron, pour lui rappeler une chose : "Monsieur le Président, si nous sommes en guerre, croyez bien que l’histoire et les citoyens ne retiendront pas les discours mais les actes !"

Dans une lettre ouverte au Président de la République, elle lui rappelle en effet que depuis des années, nous revendiquons, nous nous mobilisons et dénonçons les conséquences délétères des restrictions budgétaires, mais nous n’avons pas été entendus… Nous avions alerté sur les difficultés et exprimé notre inquiétude sur les capacités des hôpitaux à pouvoir faire face à une crise sanitaire, mais nous n’avons pas été entendus… Et de réclamer, une fois encore, pour faire face à l'épidémie de coronavirus, à l'hôpital comme en ville, des masques en quantité, des lunettes de protection, des sur blouses et des combinaisons étanches pour nous protéger, mais aussi des respirateurs et des médicaments pour soigner nos concitoyens, des chambres d’hôtels comme vous l’avez promis, de taxis pour rentrer chez nous épuisés et des repas dans nos services pour que nos temps de repos soient de vrais temps de repos.

Soulignant que le Président Macron, lors de sa prise de parole télévisée du 16 mars, a déclaré à 6 reprises "que nous étions en guerre", Céline Laville l'exhorte à des actions concrètes : si nous sommes en guerre, et que ceux qui hier étaient méprisés sont devenus vos fantassins, armez-les de manière adaptée ! Sii nous sommes en guerre, permettez-nous de souligner que si nous, professionnels de santé, en ville comme au sein de nos établissements publics et privés nous répondons présents, c’est avant tout en professionnels. Notre action n’attend pas la reconnaissance de la nation et encore moins des médailles à titre posthume !

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