EN BREF

"Ulcérés" de ne pas obtenir de statut dédié, les IADE défileront à Paris ce jeudi

Toujours en attente de la reconnaissance de leur statut, de leurs responsabilités et de leur formation, les infirmiers anesthésistes prévoient de défiler le 25 novembre au matin dans la capitale. L'objectif est inchangé par rapport aux grèves de mai et septembre derniers et celle entamée en début du mois : donner à nouveau de la visibilité au mouvement de grève des IADE, dont les initiatives en région sont également encouragées en fonction des possibilités et malgré les assignations.

Calendrier de sortie de crise

Rendez-vous est donc donné à 10h, le cortège prévoyant de relier la place Denfert Rochereau au Ministère de la santé, où Bénédicte Roquette (Conseillère chargée de l'offre de soins, des ressources humaines et de l'organisation territoriale, ndlr) a déjà indiqué qu'elle recevrait une délégation dans l'après-midi, vers 16h, pour l'informer de l'état d'avancement de la réflexion du gouvernement. Pour l'instant, nous ne percevons pas de volonté franche de la part des autorités de faire évoluer la situation. C'est pourtant ce que nous attendons, de même que la proposition d'un calendrier précis pour sortir de cette crise qui se durcit, concède Christophe Paysant, Président du Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes, faisant écho aux décisions concrètes qu'attend la profession selon un communiqué émanant de la spécialité posté sur Twitter. Mais, prévient le SNIA, un schisme est en train de se créer entre le terrain et l'échelon politique ; la base de la profession est ulcérée ; elle ne se contentera pas de mesurettes et est déterminée à poursuivre son action.

Soutien aux IADE

Devant la stagnation de la situation, plusieurs soutiens sont venus étayer la requête des infirmiers anesthésistes comme celui des Conseils départements infirmiers des Alpes-Maritimes, du Nord, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. De même par exemple, dans un communiqué paru mi-novembre, les médecins-anesthésistes du CNP ARMPO avaient apporté leur appui sans réserve en faveur d'une reconnaissance des IADE en termes de compétences et de rémunération, tout en s'opposant à la pratique avancée comme réponse à cette demande de reconnaissance. Toujours dans l'optique de préserver le binôme MAR-IADE et de sanctuariser le "décret 94" visant à sécuriser l'anesthésie, deux aspects auxquels le SNIA se dit lui aussi très attaché, les médecins-anesthésistes libéraux berckois de l'Institut Calot ont épousé sans réserve la cause de la spécialité infirmière, la positionnant comme un collaborateur de confiance aux côtés des médicaux. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, les deux professions de l'anesthésie-réanimation en France discutent entre elles, a rappelé C. Paysant, pour qui les solutions émergeront de cette concertation qui n'a jamais été rompue. Pour en témoigner, 11 organisations* regroupant MAR et IADE ont conjointement rendu publique le 23 novembre une communication qui qualifie d'une seule et même voix la collaboration des deux corps comme un binôme indissociable tel que l’expriment les décrets de sécurité en anesthésie et le référentiel de compétence IADE. En attendant, le préavis de grève lancé le 2 novembre dernier court toujours.

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