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Grève des IADE : "Nous souhaitons un ministre ambitieux et audacieux" réagit le SNIA

Appelés à la grève par le SNIA et la CGT, les infirmiers anesthésistes se sont mobilisés ce lundi 17 mai sur l’ensemble du territoire afin de défendre le savoir-faire et les spécificités de leur profession. À l’origine de cette manifestation, la réclamation d’une reconnaissance statutaire et la réévaluation des grilles indiciaires, deux thèmes que les IADE portent désormais depuis plusieurs mois et qu’ils ont soumis directement à Olivier Véran par le biais du SNIA au début du mois. Nous avons fait le choix d’agir de manière régionale. L’objectif était d’aller à la rencontre de la représentation du ministère dans les régions, à savoir les ARS, et d’éviter d’engendrer un flux massif sur la capitale, qui aurait été malvenu dans le contexte sanitaire actuel, explique Christophe Paysant, le président du SNIA. Plus concrètement, il s’agit de démontrer que c’est bien l’ensemble des IADE qui est en attente d’une meilleure reconnaissance statutaire, en espérant faire un peu pression sur le ministre des Solidarités et de la Santé. L’idée de cette journée est de prouver que, quelle que soit la région, la profession est mobilisée, coordonnée, et qu’elle avance dans le même sens, précise Christophe Paysant, qui insiste sur le fait que les IADE souhaitent avoir un ministre qui soit à la fois ambitieux et audacieux sur le sujet. Selon lui, les ARS auraient ainsi reçu les IADE mobilisés et se seraient engagées à faire remonter leurs messages directement au gouvernement.

Il était nécessaire que nous puissions nous exprimer, poursuit-il, tout en déplorant que, malgré une mobilisation très suivie au sein de la profession, nombreux sont les établissements ayant imposé des assignations massives à leurs personnels. Il est évidemment indispensable de prendre en charge les patients le plus rapidement possible, au regard du retard pris dans le contexte de crise sanitaire, reconnaît-il. Mais les directions ont tout intérêt à communiquer avec leur personnel sur ce point, plutôt que de procéder à ce type d’assignation. Cela fait 40 ans que nous réclamons un statut adapté à notre exercice professionnel et que l’on nous affirme que ce n’est pas possible. Alors que, parallèlement, des professions se créent assez facilement. On entend le souhait d’étendre en quelques mois la pratique avancée à la gérontologie et à la médecine d’urgence, mais on n’est pas capable de reconnaître de manière effective une profession qui existe depuis 70 ans, conclut-il.

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