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Une dose de rappel anti-Covid à 3 mois, recommande la HAS

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Epidémiologie

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Face à la cinquième vague qui frappe la France et dans un contexte où le variant Omicron, particulièrement contagieux, menace de devenir majoritaire sur le territoire, la Haute Autorité de Santé recommande de raccourcir à nouveau le délai d’administration de la dose de rappel anti-Covid de 4 à 3 mois.

Un délai plus court entre primo-vaccination et rappel

La HAS recommande que l'administration d'une dose de rappel puisse désormais être réalisée à partir de 3 mois après la primo-vaccination dans la population éligible à ce rappel, en cohérence avec l'avis de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), l’agence a-t-elle ainsi indiqué dans un avis daté du vendredi 24 décembre. Elle justifie cette nouvelle recommandation d’une part par le contexte épidémique actuel, jugé préoccupant (le seuil des 100 000 nouveaux contaminés a été atteint samedi 25 décembre) et, d’autre part, par le fait que les vaccins actuellement utilisés en France sont efficaces contre les formes symptomatiques non graves du variant Omicron à 80% à 1-2 mois, mais perdent plus rapidement leur efficacité qu'avec les variants précédents. À quatre mois, le vaccin Pfizer ne serait ainsi efficace qu’à 34% contre Omicron, selon les récentes données en vie réelle. Or deux semaines après le rappel, l’efficacité vaccinale remonterait à 75%. L'accélération de l'administration des doses de rappel (1,2 millions par jour vs 800 000) pourrait réduire la taille du pic d'hospitalisations de 9 à 17%, a-t-elle ajouté, citant les résultats de travaux de modélisation conduits par l'Institut Pasteur.

Favorable à la vaccination des 12-17 ans fragiles

De même, alors qu’Olivier Véran n’envisageait pas, lors de l’ouverture de la campagne de vaccination aux enfants de 5 à 11 ans, d’étendre la campagne de rappel vaccinal aux adolescents de 12 à 17 ans, la HAS s’est déclaré en faveur de l’administration d’une troisième dose aux individus fragilisés de cette classe d’âge, et plus précisément chez ceux souffrant d'immunodéficience (pathologique et induite par les médicaments) ou d'une comorbidité à risque de forme grave. L’agence a également prévenu qu’elle se prononcerait ultérieurement sur l’intérêt d’administrer une dose de rappel du vaccin Pfizer à l’ensemble de la population de cette classe d’âge dès que les études visant à en évaluer l’efficacité et la balance bénéfice/risque seraient finalisées.

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