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"Je ne rendrai pas la vaccination anti-Covid obligatoire"

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Epidémiologie

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Dans son allocution télévisée hier soir, Emmanuel Macron l’a affirmé très clairement : la vaccination anti-Covid ne sera pas obligatoire. Interrogée ce matin par France Info, l'infectiologue Odile Launay estime qu'il paraît raisonnable dans un premier temps de vacciner les personnes les plus à risque, ce qui va permettre d'avoir des résultats et des données plus nombreuses sur ces vaccins, à la fois sur leur efficacité et sur leur sécurité - sans rendre obligatoire cette vaccination mais plutôt en favorisant l'adhésion des Français vis-à-vis de ces vaccins. La déclaration fait écho aux dernières données concernant la couverture vaccinale en population générale et chez les professionnels de santé.

Sous réserve de la validation des autorités sanitaires et des recommandations de la Haute Autorité de Santé attendues dans les jours à venir, la campagne débutera dès fin décembre – début janvier par les personnes les plus fragiles – comprendre les plus âgées. Sur ce point et compte tenu des résultats déjà communiqués par les laboratoires, Odile Launay juge tout à fait réaliste la possibilité d'avoir des autorisations d'utilisation par les autorités règlementaires avant la fin de l'année et la mise à disposition dans la foulée des vaccins. Les modalités pratiques seront définies conjointement par l’Etat, les autorités sanitaires, les collectivités locales, l’ensemble des hôpitaux, les maisons de retraite et les médecins de ville. Le reste de la population sera progressivement inclus à compter du printemps prochain, l’objectif étant de vacciner le plus grand nombre de Français. Le Président de la République assure que le nécessaire sera mis en oeuvre pour garantir, en toute transparence, le nombre de doses disponibles et pour porter une attention particulière aux données de sécurité, suivies pour les différents vaccins commandés par la France. Pour cela, un Comité scientifique suivra le processus de vaccination et un collectif de citoyens permettra d'associer la population à la démarche. Il rappelle par ailleurs que le "tester, alerter, isoler" demeure l'un des outils les plus importants de la lutte contre l'épidémie et qu'aucun test - PCR ou antigénique – ne devra mettre plus de 24h après demande à livrer ses résultats d’ici le début du mois de janvier. Grâce à cette stratégie vaccinale, Emmanuel Macron en a la conviction : nous pouvons vaincre le virus dans la durée. Alors que le rôle primordial des infirmiers dans la vaccination est reconnu à l'international, reste aussi à savoir qui va tenir la seringue.

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