EN BREF

Vers une meilleure attractivité du métier d’aide-soignant et le boost des effectifs ?

L’information est parue dans les colonnes de nos confrères d’Hospimedia : le Haut Conseil des Professions Paramédicales (HCPP) a planché mardi 9 mars sur un projet de texte législatif visant à rénover le cursus et les conditions d’accès à la formation au métier d’aide-soignant. Le projet répond clairement à l’objectif du gouvernement : il faut rendre la formation attractive et former le plus possible de professionnels pour couvrir les besoins hospitaliers et dans le secteur médico-social, accrus par l’épidémie de Covid-19, et ce selon une approche territorialisée. En témoignent le budget consacré (200 millions d’Euros en tout) et les 16 000 nouvelles places supplémentaires, dont 6 600 d’aides-soignants, à pourvoir d’ici 2022 dans les établissements de formation. Pour ce faire et en complément de la suppression du concours (intervenue début 2020), plusieurs mesures sont proposées. Parmi elles, l’allongement de la formation à 44 semaines, et surtout l’instauration d’une rentrée double (une en septembre, l’autre entre janvier et mars). La perspective permettra de constituer un vivier de ressources disponibles mais sera naturellement à étudier en fonction des besoins des territoires en concertation avec les ARS et les Conseils régionaux, suggère Florence Girard, Directrice de l’Institut de formation d’Ussel en Corrèze et Présidente de l’Association Nationale des Directeurs d'École Paramédicale (Andep). Au-delà de l’approche quantitative, de nombreuses questions sont à ce stade encore en suspens quant à la mise en œuvre d’un tel projet, tant sur le plan organisationnel que sur celui de l’information, d’autant plus qu’il se fera sur la base d’un nouveau référentiel. Il faudra, entre autres, envisager un échelonnement des entrées et des sorties, disposer des ressources humaines nécessaires pour garantir la qualité de la formation et du tutorat, trouver des terrains de stage en nombre suffisant, mais aussi penser à une revalorisation salariale et mettre en place des campagnes d’information pour que le nombre de candidats soit à la hauteur des prévisions, anticipe F. Girard. Le dispositif vient enfin en appui des contrats d’apprentissage, d’une durée de 18 mois, qui ont déjà cours dans ce domaine. C’est une démarche qui mérite d’être développée ; un moyen supplémentaire de garantir aux élèves de trouver un emploi et aux structures en demande d’être mises en relation localement avec des professionnels formés, se réjouit la Présidente de l’Andep. Les débats se poursuivront dès le début de mois d’avril.

La Rédaction Infirmiers.com

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