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Crise des urgences : les étudiants officiellement mobilisés

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Fonction Publique

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L'arrêté qui précise les modalités du dispostif permettant aux étudiants infirmiers et aides-soignants d'exercer provisoirement dès la fin de leur formation est paru dans le Journal Officiel du 14 juin.

Les étudiants infirmiers et aides-soignants pourront être mobilisés plus tôt pour renforcer les services.

Cette mesure avait été annoncée par Brigitte Bouguignon, la ministre de la Santé et de la Prévention, lors de son intervention au Congrès Urgences, qui s’est tenu du 8 au 10 juin derniers, comme faisant partie d’un ensemble d’actions pour tenter de maintenir les services d’urgences en état de fonctionner durant la période estivale. Etudiants infirmiers et aides-soignants ayant achevé leur formation aux mois de juin et juillet pourront commencer à exercer immédiatement sans attendre la remise officielle du diplôme qui prend parfois plusieurs semaines, avait-elle en effet indiqué.

Une autorisation provisoire et conditionnée

Pénurie de soignants, approche de l’été et de ses congés, mais aussi sortie de crise sanitaire… les raisons qui poussent à l’application de cette mesure sont nombreuses et rappelées dans le texte. Il prévoit la délivrance d’une autorisation provisoire d’exercice par le préfet dans les 5 jours ouvrés suivant la fin de la formation des étudiants infirmiers et aides-soignants autorisés à se présenter à un jury du diplôme d'Etat d'infirmier ou d'aide-soignant entre le 1er juillet 2022 et le 30 septembre 2022. Les étudiants infirmiers devront avoir effectué la totalité de leurs 15 semaines de stages du semestre 6, et les étudiants aides-soignants, la totalité de leurs 7 semaines de stages. Avec l'accord de l'étudiant ou de l'élève, l'institut de formation dont il relève adresse au préfet la demande d'autorisation provisoire d'exercice, précise l’arrêté. Les étudiants détenteurs de cette autorisation peuvent ensuite être employés dans les établissements de santé et médico-sociaux, au sein d’équipes comportant au moins un infirmier diplômé, et doivent bénéficier d’un contrat de travail, signé au plus tard le deuxième jour de travail. Enfin, côté rémunération, l’étudiant perçoit un salaire correspondant au minimum à celle, réglementaire, d’un agent titulaire du premier échelon du premier grade du corps concerné. Ces modalités sont applicables au plus tard jusqu’au 30 septembre 2022.

L'alerte de la FNESI

Cette annonce de Brigitte Bourguignon n’avait pas manqué de faire réagir la Fédération Nationale des Etudiants en Sciences Infirmières (FNESI), qui a immédiatement appelé à la vigilance. Cette mesure est et doit rester TRANSITOIRE pour répondre à un besoin ponctuel, a-t-elle insisté dans un message posté sur les réseaux sociaux. Car dans un contexte d’épuisement général des professionnels de santé, la récente enquête de la FNESI démontre que les étudiants infirmiers ne sont pas épargnés.

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