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TFE - Le rôle de l’infirmier dans l’infection des voies veineuses centrales en réanimation

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Formation en ifsi

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En mai 2017, Julien Martinez, alors étudiant en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers de Chambéry (promotion 2014-2017) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « Le rôle de l’infirmier dans l’infection des voies veineuses centrales en réanimation ». Il souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.

IADE réanimation de patient

Julien s’est interrogé sur le rôle de l’infirmier dans l’infection des voies veineuses centrales en réanimation.

Julien débute ainsi son travail de recherche : « Le thème que j’ai choisi concerne le rôle de l’infirmier dans la gestion et le risque d’infection des voies veineuses centrales (VVC). Celui-ci porte sur la responsabilité de l’infirmier, sur les démarches qu’il peut entreprendre en s’appuyant sur son rôle propre ou son rôle prescrit, afin de garder une VVC viable, et éviter les risques d’infection de ces abords veineux si précieux dans les stratégies thérapeutiques mises en place.

Ayant un intérêt tout particulier pour les soins d’urgence et la haute technicité dans le soin, et comme projet professionnel de travailler en réanimation, il me semblait naturel de réfléchir sur un sujet qui par la suite ferait partie de ma pratique quotidienne. Et si mon idée de base fut finalement modifiée, comme il le sera expliqué dans le questionnement initial, la question de fond demeure : comment peut-on éviter une infection sur une VVC ?

Afin de contextualiser mon travail, je prends connaissance de l’enquête du CClin et du RAISIN de l’année 20123 : l’enquête a inclus 27 905 patients, d’un âge médian de 68 ans. 33.6% avaient un dispositif invasif et parmi eux, 3.6% avaient une VVC, soit 1011 patients.

En réanimation, 613 patients ont été audités (tableau 6 cf. Annexe) et 60,7% d’entre eux avaient une VVC (KTCV). Pour finir, lors de l’audit spécifique à la réanimation, 26.6% des patients étaient infectés. 21.4% ont eu une infection acquise, et 4.7 souffraient d’une infection importée.

On constate donc que la VVC est un matériel à risque pour le patient. La problématique est d’autant plus délicate qu’il est difficile de s’en passer lors de certaines phases critiques. Le ratio de prévalence d’infection mesuré lors de l’audit pour le cathéter central veineux était de 9.46 soit le deuxième plus élevé après le cathéter périphérique artériel. Il est à mon sens légitime de se poser la question de l’infection, non pas seulement en terme de responsabilité mais en terme de causalité et d’amélioration des pratiques. »

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Rédaction Infirmiers.com

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