Actualités 2012
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Re: Actualités concours 2012
Halte au gaspillage alimentaire
Les Français jettent 20 kg de déchets alimentaires par personne et par an.
Avec un total de 20 kg de déchets par personne chaque année en France (7 kg d’aliments encore emballés auxquels il faut ajouter 13 kg de restes de repas ainsi que de fruits et légumes abîmés non consommés, selon l’enquête « Composition des ordures ménagères et assimilées » de l’Ademe réalisée en 2010), ce sont quelque 1,2 million de tonnes de nourriture qui se retrouvent dans la poubelle des ménages. Dans un contexte de crise, ces chiffres choquent d’autant plus qu’il ne s’agit en aucune manière d’une fatalité et que des solutions simples existent pour les faire diminuer. L’Ademe a développé un certain nombre d’outils d’information afin d’aider à modifier les habitudes en matière de gaspillage alimentaire. Sur le site réduisonsnosdechets.fr, de nombreux conseils sont donnés pour chasser cette mauvaise habitude. Quelques « trucs » pour ne pas jeter : ne pas acheter ce dont on n’a pas besoin, faire attention aux dates de péremption sur les produits, bien conserver les aliments. Beaucoup d’aliments peuvent aussi être congelés et dégustés plusieurs mois plus tard. Avec ces bons conseils, ne gaspillez plus !
France soirÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
Les Français jettent 20 kg de déchets alimentaires par personne et par an.
Avec un total de 20 kg de déchets par personne chaque année en France (7 kg d’aliments encore emballés auxquels il faut ajouter 13 kg de restes de repas ainsi que de fruits et légumes abîmés non consommés, selon l’enquête « Composition des ordures ménagères et assimilées » de l’Ademe réalisée en 2010), ce sont quelque 1,2 million de tonnes de nourriture qui se retrouvent dans la poubelle des ménages. Dans un contexte de crise, ces chiffres choquent d’autant plus qu’il ne s’agit en aucune manière d’une fatalité et que des solutions simples existent pour les faire diminuer. L’Ademe a développé un certain nombre d’outils d’information afin d’aider à modifier les habitudes en matière de gaspillage alimentaire. Sur le site réduisonsnosdechets.fr, de nombreux conseils sont donnés pour chasser cette mauvaise habitude. Quelques « trucs » pour ne pas jeter : ne pas acheter ce dont on n’a pas besoin, faire attention aux dates de péremption sur les produits, bien conserver les aliments. Beaucoup d’aliments peuvent aussi être congelés et dégustés plusieurs mois plus tard. Avec ces bons conseils, ne gaspillez plus !
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Montpellier: Admise sur LP!!
ESI 2012/2015!!
Stage: S1 Crèche S2 Gériatrie S3 Médecine Générale S4 Psychiatrie
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Re: Actualités concours 2012
Médicaments : nouvelle vague de déremboursements en vue
En janvier, le gouvernement avait déjà annoncé le déremboursement de 126 médicaments, comme certains décontractants musculaires, des bains de bouche ou des remèdes contre l’arthrose, jugés inefficaces
Le gouvernement met la touche finale à son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui sera présenté jeudi à l’Assemblée. L’objectif est de « diviser par deux le déficit de la Sécu entre 2010 et 2012 », explique-t-on dans l’entourage de Valérie Pécresse, la ministre du Budget. Pour la seule branche maladie, qui affiche un trou de 14,5 milliards d'euros (Mds€) cette année, il s’agit d’économiser 2,5 Mds€. Mais pas question de trop pénaliser le pouvoir d’achat des ménages, déjà touché par l’alourdissement des taxes sur les mutuelles… Le gouvernement va donc demander près de la moitié de l’effort au secteur du médicament. Pour économiser environ 1 Md€, l’une des pistes consisterait à dérembourser les médicaments dont le fameux SMR (service médical rendu) est jugé insuffisant.
600 médicaments à vignette orange sur la sellette
Déjà, en janvier 2011, le gouvernement a annoncé le déremboursement de 126 médicaments, comme certains décontractants musculaires, des bains de bouche ou des remèdes contre l’arthrose, jugés inefficaces. Le rapporteur de la commission des Affaires sociales, le député UMP Yves Bur, veut aller plus loin. Il milite pour le déremboursement total des 600 médicaments à vignette orange remboursés à 15%. « Cette classe de médicament n’apporte aucun service médical », explique cet élu. Dans un rapport rendu public le 8 septembre, la Cour des comptes est allée dans le même sens.
Le gouvernement n’a pas encore tranché la question. Mais il planche sur une nouvelle loi sur le médicament. Présentée le 27 septembre, elle prévoit simplement de ne plus rembourser « de manière systématique » les molécules dont le SMR est totalement insuffisant. Tous les médicaments remboursés à 15% ne seraient donc pas concernés.
D’autres mesures d’économies ont en revanche été arbitrées. Ainsi le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, devrait annoncer jeudi devant la commission des Affaires sociales une baisse du prix de certains médicaments, et donc du montant remboursé par la Sécu. Le ministère espère en retirer environ 700 millions en 2012. Par ailleurs, une nouvelle taxe sera appliquée aux laboratoires pour financer la formation continue des médecins.
Le ParisienÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
En janvier, le gouvernement avait déjà annoncé le déremboursement de 126 médicaments, comme certains décontractants musculaires, des bains de bouche ou des remèdes contre l’arthrose, jugés inefficaces
Le gouvernement met la touche finale à son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) qui sera présenté jeudi à l’Assemblée. L’objectif est de « diviser par deux le déficit de la Sécu entre 2010 et 2012 », explique-t-on dans l’entourage de Valérie Pécresse, la ministre du Budget. Pour la seule branche maladie, qui affiche un trou de 14,5 milliards d'euros (Mds€) cette année, il s’agit d’économiser 2,5 Mds€. Mais pas question de trop pénaliser le pouvoir d’achat des ménages, déjà touché par l’alourdissement des taxes sur les mutuelles… Le gouvernement va donc demander près de la moitié de l’effort au secteur du médicament. Pour économiser environ 1 Md€, l’une des pistes consisterait à dérembourser les médicaments dont le fameux SMR (service médical rendu) est jugé insuffisant.
600 médicaments à vignette orange sur la sellette
Déjà, en janvier 2011, le gouvernement a annoncé le déremboursement de 126 médicaments, comme certains décontractants musculaires, des bains de bouche ou des remèdes contre l’arthrose, jugés inefficaces. Le rapporteur de la commission des Affaires sociales, le député UMP Yves Bur, veut aller plus loin. Il milite pour le déremboursement total des 600 médicaments à vignette orange remboursés à 15%. « Cette classe de médicament n’apporte aucun service médical », explique cet élu. Dans un rapport rendu public le 8 septembre, la Cour des comptes est allée dans le même sens.
Le gouvernement n’a pas encore tranché la question. Mais il planche sur une nouvelle loi sur le médicament. Présentée le 27 septembre, elle prévoit simplement de ne plus rembourser « de manière systématique » les molécules dont le SMR est totalement insuffisant. Tous les médicaments remboursés à 15% ne seraient donc pas concernés.
D’autres mesures d’économies ont en revanche été arbitrées. Ainsi le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, devrait annoncer jeudi devant la commission des Affaires sociales une baisse du prix de certains médicaments, et donc du montant remboursé par la Sécu. Le ministère espère en retirer environ 700 millions en 2012. Par ailleurs, une nouvelle taxe sera appliquée aux laboratoires pour financer la formation continue des médecins.
Le ParisienÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
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Re: Actualités concours 2012
Cancer du sein : une hausse de 260 % de nouveaux cas depuis 1980
À partir des registres du cancer, des chercheurs ont évalué l'augmentation des cas de cancers du sein comparés à 1980 et ont annoncé une hausse de 260 %. Malgré des décès moins nombreux en proportion, grâce au dépistage, l'incidence du cancer du sein augmente toujours.
Le nombre des cancers du sein a connu une forte hausse en trente ans, avec une estimation de 640.000 nouveaux cas en 1980 et de 1,6 million en 2010 (+260 %), dont la moitié dans des pays en voie de développement, selon une étude publiée en ligne par la revue britannique The Lancet.
L'incidence du cancer du sein a augmenté dans toutes les régions du monde à un taux annuel de 3,1 %, avec deux fois plus de cas chez les femmes de 15-49 ans des pays en développement que chez celles des pays développés. La hausse des décès a été plus lente (1,8 % par an) que celle des cas, passant de 250.000 en 1980 à 425.000 en 2010, dont 68.000 femmes de 15 à 49 ans dans les pays en développement.
Cancer du sein : pourquoi tant de nouveaux cas ?
Au cours de la même période, l'incidence du cancer du col de l'utérus a aussi augmenté, mais à un rythme nettement moindre (+0,6 % par an). Il y avait 378.000 nouveaux cas en 1980, et 425.000 en 2010, dont 76 % dans les pays en développement. Cette année-là, 200.000 femmes en sont mortes, soit une hausse annuelle du nombre des décès de 0,46 %. Dans les pays en développement, 46.000 femmes en sont mortes.
Les chercheurs relèvent que ces hausses du nombre des cas s'expliquent notamment par la démographie et par le vieillissement de la population. Quant à l'augmentation moindre du nombre des décès, elle pourrait s'expliquer par l'extension du dépistage dans les pays en développement.
Ils insistent sur la fiabilité particulière de leurs données. C'est la première fois en effet qu'une étude mondiale utilise des registres du cancer (plus de 300 pour cette étude) et des données sur les causes de décès, dans 187 pays, pour générer leurs estimations. Jusqu'à maintenant, les estimations mondiales sur les cancers du sein et du col de l'utérus utilisaient jusqu'à 26 combinaisons de méthodes différentes.
Futura scienceÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
À partir des registres du cancer, des chercheurs ont évalué l'augmentation des cas de cancers du sein comparés à 1980 et ont annoncé une hausse de 260 %. Malgré des décès moins nombreux en proportion, grâce au dépistage, l'incidence du cancer du sein augmente toujours.
Le nombre des cancers du sein a connu une forte hausse en trente ans, avec une estimation de 640.000 nouveaux cas en 1980 et de 1,6 million en 2010 (+260 %), dont la moitié dans des pays en voie de développement, selon une étude publiée en ligne par la revue britannique The Lancet.
L'incidence du cancer du sein a augmenté dans toutes les régions du monde à un taux annuel de 3,1 %, avec deux fois plus de cas chez les femmes de 15-49 ans des pays en développement que chez celles des pays développés. La hausse des décès a été plus lente (1,8 % par an) que celle des cas, passant de 250.000 en 1980 à 425.000 en 2010, dont 68.000 femmes de 15 à 49 ans dans les pays en développement.
Cancer du sein : pourquoi tant de nouveaux cas ?
Au cours de la même période, l'incidence du cancer du col de l'utérus a aussi augmenté, mais à un rythme nettement moindre (+0,6 % par an). Il y avait 378.000 nouveaux cas en 1980, et 425.000 en 2010, dont 76 % dans les pays en développement. Cette année-là, 200.000 femmes en sont mortes, soit une hausse annuelle du nombre des décès de 0,46 %. Dans les pays en développement, 46.000 femmes en sont mortes.
Les chercheurs relèvent que ces hausses du nombre des cas s'expliquent notamment par la démographie et par le vieillissement de la population. Quant à l'augmentation moindre du nombre des décès, elle pourrait s'expliquer par l'extension du dépistage dans les pays en développement.
Ils insistent sur la fiabilité particulière de leurs données. C'est la première fois en effet qu'une étude mondiale utilise des registres du cancer (plus de 300 pour cette étude) et des données sur les causes de décès, dans 187 pays, pour générer leurs estimations. Jusqu'à maintenant, les estimations mondiales sur les cancers du sein et du col de l'utérus utilisaient jusqu'à 26 combinaisons de méthodes différentes.
Futura scienceÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
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Re: Actualités concours 2012
Je vous mets les deux articles sur le même post parce que pour moi ils sont complémentaires....
Médicaments : Plus de 150 millions de boîtes vendues par an
Quatre grandes classes thérapeutiques composent les médicaments psychotropes.
ANXIOLYTIQUES (anxiété, stress)
Indications Diminuent les troubles liés à l’anxiété et au stress. Les plus couramment utilisés sont les benzodiazépines. Effets secondaires fréquents : somnolence parfois excessive, troubles de la mémoire, vertiges et accoutumance. Ils doivent être administrés sur de très courtes périodes (quelques semaines au maximum).
Marques connues Valium, Lexomil, Temesta, Seresta (39e médicament le plus vendu en 2009 en officine), Atarax (44e).
Quantités 56 millions de boîtes vendues (*).
HYPNOTIQUES (somnifères)
Indications Provoquent le sommeil. Les plus couramment utilisés sont les benzodiazépines. Effets secondaires fréquents : altération de la vigilance, troubles de la mémoire, risques de chute pour les personnes âgées et forte accoutumance.
Marques connues Stilnox, Donormyl (49e médicament le plus vendu en 2009 en officine).
Quantités 35,3 millions de boîtes vendues (*).
ANTIDÉPRESSEURS
Indications Font disparaître la tristesse et les troubles de l’humeur. Doivent être utilisés uniquement en cas d’épisode dépressif majeur, et non pour soigner une déprime passagère. Effets secondaires variables, mais les plus courants sont : troubles sexuels variés (baisse de la libido, troubles de l’érection), indifférence émotionnelle, fatigue, accoutumance.
Marques connues Xanax, Deroxat, Prozac, Seroplex (42e médicament le plus vendu en 2009 en officine).
Quantités 46,7 millions de boîtes vendues (*).
NEUROLEPTIQUES
Indications Utilisés dans le traitement des psychoses telles que la schizophrénie. Trois classes : sédatifs (diminuent agitation et agressivité du malade), anti-délirants (diminuent les hallucinations) et désinhibiteurs. Effets secondaires : problèmes cardiaques sévères, prise de poids, troubles moteurs.
Marques connues Zyprexa, Loxapac, Fluanxol.
Quantités 14,5 millions de boîtes vendues (*).
France soir
Médicaments : Halte aux abus de tranquillisants
Les Français ont multiplié par quatre leur consommation de psychotropes en trente ans. Ils ne sont pourtant pas plus angoissés ni plus déprimés que les autres… Enquête
La France est la championne du monde de la consommation de tranquillisants. Nous avalons « huit fois plus » d’anxiolytiques que les Allemands, glisse la Cour des comptes au détour du rapport alarmant sur le déficit de la Sécu qu’elle vient de publier. Les pouvoirs publics, en fait, s’en alarment depuis 1996, pourtant rien ne bouge. Pis, la quantité de boîtes remboursées chaque année ne cesse d’augmenter : plus de 150 millions, selon une étude du Centre de recherche, d’études et de documentation en économie de la santé (Irdes), pour un montant qui dépasse aujourd’hui le milliard d’euros, soit quatre fois plus qu’en 1980. Une croissance spectaculaire due en partie à l’augmentation du coût des antidépresseurs mais que l’on observe aussi en volume, puisque désormais les psychotropes représentent 7,9 % du marché. Plus d’un Français sur quatre en prend de temps en temps, dont 2,5 millions quotidiennement.
Selon une étude de l’assurance maladie, les psychotropes sont la deuxième classe thérapeutique la plus remboursée, après les antalgiques. Serions-nous plus angoissés, plus dépressifs que le reste du monde ? « Pas du tout, répond un expert, le psychiatre Patrick Lemoine (*), c’est tout le système qui est mal foutu ! » lance-t-il, un brin provocateur.
Des prescriptions abusives
Les occasions de stress ne manquent pas. « En tant que généralistes, nous sommes quotidiennement consultés pour une dépression, une crise d’angoisse, un trouble du sommeil, un comportement agité. Tous les âges, toutes les classes sociales sont concernés », constate le Dr Sauveur Boukris, auteur de Ces médicaments qui nous rendent malades (éd. Le Cherche Midi). Mais au-delà des dépressions réelles et des insomnies chroniques, les médecins prescrivent trop facilement pilules du bonheur et cachets pour dormir dès qu’un patient les demande. Les généralistes émettent à eux seuls 80 % des ordonnances de psychotropes, une classe thérapeutique que l’on s’attendrait à trouver en plus grande proportion chez les psychiatres.
Environ 10 % de la population se fait rembourser des antidépresseurs, alors que toutes les études indiquent que seulement 4,7 % de la population souffre d’une vraie dépression. « Les tranquillisants sont la “psychothérapie du pauvre”, note le Dr Boukris. Prescrire un médicament qui soulage rapidement les symptômes, même si l’on sait qu’il ne résout rien, est un acte facile. »
Des traitements mal adaptés
Dans son rapport intitulé « Le bon usage des médicaments psychotropes », la députée Maryvonne Briot souligne des durées de traitement « supérieures à six mois pour plus des trois quarts des usagers d’anxiolytiques, alors que la durée maximale recommandée est de trois mois ». Et, inversement, la CNAM constate que certains remboursements d’antidépresseurs s’interrompent après un ou deux mois, bien que ces traitements au long cours nécessitent d’être poursuivis six mois après la disparition des symptômes. Ce qui occasionne des rechutes, et des reprises de traitement.
Des médecins mal formés
En France, le nombre d’heures de formation initiale consacrées à la prescription de médicaments est cinq à six fois inférieur à ce qu’il est dans les pays d’Europe du Nord. « C’est culturel ! clame le psychiatre Patrick Lemoine. Nous sommes de formidables diagnosticiens mais de piètres thérapeutes. Je me souviens que, lorsque j’étais interne et que nous suivions la visite des patients, les grands professeurs nous détaillaient les cas avec emphase avant de nous indiquer rapidement la prescription, comme si cela n’avait aucun intérêt. »
Quant à la formation continue, bien qu’elle soit obligatoire depuis la loi du 4 mars 2002, elle ne concerne que 9 % des professionnels libéraux et reste massivement financée par l’industrie pharmaceutique, qui n’a évidemment pas pour objectif prioritaire de réduire les prescriptions de psychotropes. Selon Patrick Lemoine, « la grande réforme du médicament qui s’annonce n’aura aucune utilité sans une formation continue objective des médecins, et obligatoire au risque de perdre l’autorisation d’exercer. C’est le seul moyen de les aider à faire le tri dans les fariboles des visiteurs médicaux qui promeuvent les médicaments ».
Un système de remboursement complaisant
« Il faut supprimer le tiers payant de certains produits », tranche Patrick Lemoine. Il l’affirme : « Plus personne ne connaît le prix des médicaments. Si les patients devaient avancer les frais, ils consommeraient moins. Ils tiqueraient devant les ordonnances à rallonge et cela responsabiliserait tout le monde, médecins et malades. »
Trop d’automédication
Malgré de nombreuses tentatives des députés afin de faire changer la loi, le déconditionnement des médicaments est toujours interdit en France. « Dans toute l’Europe, les pharmacies délivrent le compte exact de comprimés pour la durée d’une prescription, rappelle Patrick Lemoine. Chez nous, les officines ne peuvent vendre que des boîtes complètes, toujours surnuméraires, puisque c’est l’intérêt de tout le monde. » Résultat : les patients conservent chez eux leurs excédents de médicaments. Dès lors, il devient très facile d’attraper un Temesta ou un Lexomil à la moindre contrariété. « Les Français se prennent facilement des médecins », déplore Edouard Serrini, généraliste à Melun. Ces produits engendrant une dépendance, c’est rapidement l’engrenage.
La culture du "tout médicament"
Dans son ouvrage Le Prix du bien-être – Psychotropes et société (éd. Odile Jacob), le Pr Zarifian appelle cela la « médicalisation systématique du moindre vague à l’âme ». D’après lui, la médecine française s’inspire depuis longtemps du modèle américain, « avec son catalogue de symptômes répertoriés, informatisables, correspondant chacun à une combinaison médicamenteuse ». Selon Patrick Lemoine, « on ne développe pas suffisamment les médecines alternatives. La relaxation, l’EMDR ou les psychothérapies, par exemple, sont des techniques très employées par les Allemands ou les Anglais, plus soucieux que nous d’échapper à la chimie ». « Quel médecin français sait qu’il suffit parfois de respirer dans un sac en papier pour calmer une crise d’angoisse ? Que les dépressions d’automne se soignent mieux par une exposition à la lumière que par un antidépresseur ? » Mais expliquer cela impliquerait des consultations plus longues, souvent difficiles dans des cabinets surchargés. Ainsi, le Dr Edouard Serrini l’avoue : « On choisit trop souvent l’ordonnance comme façon de clore rapidement l’examen d’un patient. »
(*) Je déprime, c’est grave, docteur ? (éd. Flammarion).
"Je suis devenue complètement dépendante"
Irina, 42 ans, essaie de se passer du Lexomil
« C’est l’engrenage ! » Irina a 42 ans. Belle, blonde, brillante… et angoissée. Cela fait de nombreuses années qu’elle alterne antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères, au gré de ses ruptures sentimentales ou difficultés professionnelles. « La première fois, j’étais en pleine crise de couple, j’avais 23 ans. Mon généraliste m’a donné du Temesta et… j’ai avalé la boîte ! » Après cette tentative de suicide, c’est un ami stomatologue qui lui prescrit du Prozac. Qu’elle prend durant dix-huit mois. Et arrête brutalement, sans avis médical ni accompagnement. Rechute, re-Prozac, prescrit par… son gynécologue, cette fois.
Quelques années plus tard apparaissent des troubles du sommeil. « J’ai d’abord tenté les trucs sans ordonnance, comme Euphytose, à base de plantes, qui ne m’a rien fait, ou le Donormyl, qui me laissait abrutie toute la journée. Mon gynéco m’a donné du Lexomil. Une vraie découverte ! » En effet, les troubles s’arrangent, mais ce nomadisme médical la laisse sans réel suivi.
« Quand j’ai voulu arrêter le Lexomil, au printemps dernier, impossible de dormir une nuit complète. J’étais devenue complètement dépendante. J’ai compensé avec l’alcool. Et quand j’ai réalisé que je devenais accro au vin, mon psychothérapeute m’a prescrit du Xanax, mais ça me fait peur. J’ai peur que ça modifie mon comportement au quotidien. » Aujourd’hui, Irina jongle encore entre quelques verres de trop et quelques cachets de moins, mais fermement décidée, cette fois, à sortir de cette spirale hypnotique
France soirÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
Médicaments : Plus de 150 millions de boîtes vendues par an
Quatre grandes classes thérapeutiques composent les médicaments psychotropes.
ANXIOLYTIQUES (anxiété, stress)
Indications Diminuent les troubles liés à l’anxiété et au stress. Les plus couramment utilisés sont les benzodiazépines. Effets secondaires fréquents : somnolence parfois excessive, troubles de la mémoire, vertiges et accoutumance. Ils doivent être administrés sur de très courtes périodes (quelques semaines au maximum).
Marques connues Valium, Lexomil, Temesta, Seresta (39e médicament le plus vendu en 2009 en officine), Atarax (44e).
Quantités 56 millions de boîtes vendues (*).
HYPNOTIQUES (somnifères)
Indications Provoquent le sommeil. Les plus couramment utilisés sont les benzodiazépines. Effets secondaires fréquents : altération de la vigilance, troubles de la mémoire, risques de chute pour les personnes âgées et forte accoutumance.
Marques connues Stilnox, Donormyl (49e médicament le plus vendu en 2009 en officine).
Quantités 35,3 millions de boîtes vendues (*).
ANTIDÉPRESSEURS
Indications Font disparaître la tristesse et les troubles de l’humeur. Doivent être utilisés uniquement en cas d’épisode dépressif majeur, et non pour soigner une déprime passagère. Effets secondaires variables, mais les plus courants sont : troubles sexuels variés (baisse de la libido, troubles de l’érection), indifférence émotionnelle, fatigue, accoutumance.
Marques connues Xanax, Deroxat, Prozac, Seroplex (42e médicament le plus vendu en 2009 en officine).
Quantités 46,7 millions de boîtes vendues (*).
NEUROLEPTIQUES
Indications Utilisés dans le traitement des psychoses telles que la schizophrénie. Trois classes : sédatifs (diminuent agitation et agressivité du malade), anti-délirants (diminuent les hallucinations) et désinhibiteurs. Effets secondaires : problèmes cardiaques sévères, prise de poids, troubles moteurs.
Marques connues Zyprexa, Loxapac, Fluanxol.
Quantités 14,5 millions de boîtes vendues (*).
France soir
Médicaments : Halte aux abus de tranquillisants
Les Français ont multiplié par quatre leur consommation de psychotropes en trente ans. Ils ne sont pourtant pas plus angoissés ni plus déprimés que les autres… Enquête
La France est la championne du monde de la consommation de tranquillisants. Nous avalons « huit fois plus » d’anxiolytiques que les Allemands, glisse la Cour des comptes au détour du rapport alarmant sur le déficit de la Sécu qu’elle vient de publier. Les pouvoirs publics, en fait, s’en alarment depuis 1996, pourtant rien ne bouge. Pis, la quantité de boîtes remboursées chaque année ne cesse d’augmenter : plus de 150 millions, selon une étude du Centre de recherche, d’études et de documentation en économie de la santé (Irdes), pour un montant qui dépasse aujourd’hui le milliard d’euros, soit quatre fois plus qu’en 1980. Une croissance spectaculaire due en partie à l’augmentation du coût des antidépresseurs mais que l’on observe aussi en volume, puisque désormais les psychotropes représentent 7,9 % du marché. Plus d’un Français sur quatre en prend de temps en temps, dont 2,5 millions quotidiennement.
Selon une étude de l’assurance maladie, les psychotropes sont la deuxième classe thérapeutique la plus remboursée, après les antalgiques. Serions-nous plus angoissés, plus dépressifs que le reste du monde ? « Pas du tout, répond un expert, le psychiatre Patrick Lemoine (*), c’est tout le système qui est mal foutu ! » lance-t-il, un brin provocateur.
Des prescriptions abusives
Les occasions de stress ne manquent pas. « En tant que généralistes, nous sommes quotidiennement consultés pour une dépression, une crise d’angoisse, un trouble du sommeil, un comportement agité. Tous les âges, toutes les classes sociales sont concernés », constate le Dr Sauveur Boukris, auteur de Ces médicaments qui nous rendent malades (éd. Le Cherche Midi). Mais au-delà des dépressions réelles et des insomnies chroniques, les médecins prescrivent trop facilement pilules du bonheur et cachets pour dormir dès qu’un patient les demande. Les généralistes émettent à eux seuls 80 % des ordonnances de psychotropes, une classe thérapeutique que l’on s’attendrait à trouver en plus grande proportion chez les psychiatres.
Environ 10 % de la population se fait rembourser des antidépresseurs, alors que toutes les études indiquent que seulement 4,7 % de la population souffre d’une vraie dépression. « Les tranquillisants sont la “psychothérapie du pauvre”, note le Dr Boukris. Prescrire un médicament qui soulage rapidement les symptômes, même si l’on sait qu’il ne résout rien, est un acte facile. »
Des traitements mal adaptés
Dans son rapport intitulé « Le bon usage des médicaments psychotropes », la députée Maryvonne Briot souligne des durées de traitement « supérieures à six mois pour plus des trois quarts des usagers d’anxiolytiques, alors que la durée maximale recommandée est de trois mois ». Et, inversement, la CNAM constate que certains remboursements d’antidépresseurs s’interrompent après un ou deux mois, bien que ces traitements au long cours nécessitent d’être poursuivis six mois après la disparition des symptômes. Ce qui occasionne des rechutes, et des reprises de traitement.
Des médecins mal formés
En France, le nombre d’heures de formation initiale consacrées à la prescription de médicaments est cinq à six fois inférieur à ce qu’il est dans les pays d’Europe du Nord. « C’est culturel ! clame le psychiatre Patrick Lemoine. Nous sommes de formidables diagnosticiens mais de piètres thérapeutes. Je me souviens que, lorsque j’étais interne et que nous suivions la visite des patients, les grands professeurs nous détaillaient les cas avec emphase avant de nous indiquer rapidement la prescription, comme si cela n’avait aucun intérêt. »
Quant à la formation continue, bien qu’elle soit obligatoire depuis la loi du 4 mars 2002, elle ne concerne que 9 % des professionnels libéraux et reste massivement financée par l’industrie pharmaceutique, qui n’a évidemment pas pour objectif prioritaire de réduire les prescriptions de psychotropes. Selon Patrick Lemoine, « la grande réforme du médicament qui s’annonce n’aura aucune utilité sans une formation continue objective des médecins, et obligatoire au risque de perdre l’autorisation d’exercer. C’est le seul moyen de les aider à faire le tri dans les fariboles des visiteurs médicaux qui promeuvent les médicaments ».
Un système de remboursement complaisant
« Il faut supprimer le tiers payant de certains produits », tranche Patrick Lemoine. Il l’affirme : « Plus personne ne connaît le prix des médicaments. Si les patients devaient avancer les frais, ils consommeraient moins. Ils tiqueraient devant les ordonnances à rallonge et cela responsabiliserait tout le monde, médecins et malades. »
Trop d’automédication
Malgré de nombreuses tentatives des députés afin de faire changer la loi, le déconditionnement des médicaments est toujours interdit en France. « Dans toute l’Europe, les pharmacies délivrent le compte exact de comprimés pour la durée d’une prescription, rappelle Patrick Lemoine. Chez nous, les officines ne peuvent vendre que des boîtes complètes, toujours surnuméraires, puisque c’est l’intérêt de tout le monde. » Résultat : les patients conservent chez eux leurs excédents de médicaments. Dès lors, il devient très facile d’attraper un Temesta ou un Lexomil à la moindre contrariété. « Les Français se prennent facilement des médecins », déplore Edouard Serrini, généraliste à Melun. Ces produits engendrant une dépendance, c’est rapidement l’engrenage.
La culture du "tout médicament"
Dans son ouvrage Le Prix du bien-être – Psychotropes et société (éd. Odile Jacob), le Pr Zarifian appelle cela la « médicalisation systématique du moindre vague à l’âme ». D’après lui, la médecine française s’inspire depuis longtemps du modèle américain, « avec son catalogue de symptômes répertoriés, informatisables, correspondant chacun à une combinaison médicamenteuse ». Selon Patrick Lemoine, « on ne développe pas suffisamment les médecines alternatives. La relaxation, l’EMDR ou les psychothérapies, par exemple, sont des techniques très employées par les Allemands ou les Anglais, plus soucieux que nous d’échapper à la chimie ». « Quel médecin français sait qu’il suffit parfois de respirer dans un sac en papier pour calmer une crise d’angoisse ? Que les dépressions d’automne se soignent mieux par une exposition à la lumière que par un antidépresseur ? » Mais expliquer cela impliquerait des consultations plus longues, souvent difficiles dans des cabinets surchargés. Ainsi, le Dr Edouard Serrini l’avoue : « On choisit trop souvent l’ordonnance comme façon de clore rapidement l’examen d’un patient. »
(*) Je déprime, c’est grave, docteur ? (éd. Flammarion).
"Je suis devenue complètement dépendante"
Irina, 42 ans, essaie de se passer du Lexomil
« C’est l’engrenage ! » Irina a 42 ans. Belle, blonde, brillante… et angoissée. Cela fait de nombreuses années qu’elle alterne antidépresseurs, anxiolytiques et somnifères, au gré de ses ruptures sentimentales ou difficultés professionnelles. « La première fois, j’étais en pleine crise de couple, j’avais 23 ans. Mon généraliste m’a donné du Temesta et… j’ai avalé la boîte ! » Après cette tentative de suicide, c’est un ami stomatologue qui lui prescrit du Prozac. Qu’elle prend durant dix-huit mois. Et arrête brutalement, sans avis médical ni accompagnement. Rechute, re-Prozac, prescrit par… son gynécologue, cette fois.
Quelques années plus tard apparaissent des troubles du sommeil. « J’ai d’abord tenté les trucs sans ordonnance, comme Euphytose, à base de plantes, qui ne m’a rien fait, ou le Donormyl, qui me laissait abrutie toute la journée. Mon gynéco m’a donné du Lexomil. Une vraie découverte ! » En effet, les troubles s’arrangent, mais ce nomadisme médical la laisse sans réel suivi.
« Quand j’ai voulu arrêter le Lexomil, au printemps dernier, impossible de dormir une nuit complète. J’étais devenue complètement dépendante. J’ai compensé avec l’alcool. Et quand j’ai réalisé que je devenais accro au vin, mon psychothérapeute m’a prescrit du Xanax, mais ça me fait peur. J’ai peur que ça modifie mon comportement au quotidien. » Aujourd’hui, Irina jongle encore entre quelques verres de trop et quelques cachets de moins, mais fermement décidée, cette fois, à sortir de cette spirale hypnotique
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Re: Actualités concours 2012
Pauvres : Vers une catastrophe humanitaire ?
Les associations d'aide aux personnes en difficulté s'inquiètent des coupes drastiques à venir des aides européennes.
Mardi, les regards des associations d'aide aux plus démunis se tourneront avec inquiétude vers Bruxelles. C'est en effet dans la capitale belge que les ministres européens de l'agriculture doivent se réunir et sceller le sort des aides que l'Union européenne distribue aux pauvres : celles-ci devraient être divisées par 4,5. Le budget 2012 de ce Programme européen d'aide aux plus démunis (Pead) passera ainsi de 500 à 113 millions d'euros en raison d'une décision rendue par la Cour européenne de justice en juin dernier.
Depuis 1987 et jusqu'à présent, pour assurer l'aide alimentaire des plus pauvres l'UE devait puiser prioritairement dans les stocks de produits agricoles, dans le cadre de la Politique agricole commune (Pac). Mais avec la baisse de ces stocks, elle a acheté de plus en plus de produits sur les marchés, avec de l'argent de la PAC. Une utilisation « inappropriée » des fonds qu'un front de sept pays emmené par l'Allemagne entend faire cesser. Ces derniers considèrent donc aujourd'hui que le système ne doit plus relever de la PAC, mais de budgets sociaux, gérés par chaque Etat.
Moins 57 millions d'euros pour la France
Pour les associations c'est la douche froide. Comment répondre à la demande croissante alors la France était en 2009 le troisième pays bénéficiaire de ces fonds (15,7%) derrière l'Italie (26,5%) et la Pologne (20,6%) ? L'hexagone concentre près d'un tiers, soit 4 millions de personnes, des 13 millions d'Européens bénéficiaires et en 2010, le PEAD a permis de distribuer en France 61 millions de repas. Cependant, les fonds alloués à la France devaient atteindre 72 millions d'euros en 2012, ce sera finalement 15 millions.
Pour certains, comme Olivier Berthe, président des Restos du Coeur, il faut s'attendre à « une catastrophe humanitaire en 2012 et 2013 ». Une inquiétude partagée par Alain Seugé, président de la Fédération française des banques alimentaires : « Jusqu'à début 2012, on peut vivre sur les réserves de produits déjà collectés. Mais après, sans financement supplémentaire, on aura des problèmes ». Reste maintenant à savoir si l'intense lobbying opéré par les associations pour obtenir une mesure compensatoire aura porté ses fruits. Réponde mardi
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Les associations d'aide aux personnes en difficulté s'inquiètent des coupes drastiques à venir des aides européennes.
Mardi, les regards des associations d'aide aux plus démunis se tourneront avec inquiétude vers Bruxelles. C'est en effet dans la capitale belge que les ministres européens de l'agriculture doivent se réunir et sceller le sort des aides que l'Union européenne distribue aux pauvres : celles-ci devraient être divisées par 4,5. Le budget 2012 de ce Programme européen d'aide aux plus démunis (Pead) passera ainsi de 500 à 113 millions d'euros en raison d'une décision rendue par la Cour européenne de justice en juin dernier.
Depuis 1987 et jusqu'à présent, pour assurer l'aide alimentaire des plus pauvres l'UE devait puiser prioritairement dans les stocks de produits agricoles, dans le cadre de la Politique agricole commune (Pac). Mais avec la baisse de ces stocks, elle a acheté de plus en plus de produits sur les marchés, avec de l'argent de la PAC. Une utilisation « inappropriée » des fonds qu'un front de sept pays emmené par l'Allemagne entend faire cesser. Ces derniers considèrent donc aujourd'hui que le système ne doit plus relever de la PAC, mais de budgets sociaux, gérés par chaque Etat.
Moins 57 millions d'euros pour la France
Pour les associations c'est la douche froide. Comment répondre à la demande croissante alors la France était en 2009 le troisième pays bénéficiaire de ces fonds (15,7%) derrière l'Italie (26,5%) et la Pologne (20,6%) ? L'hexagone concentre près d'un tiers, soit 4 millions de personnes, des 13 millions d'Européens bénéficiaires et en 2010, le PEAD a permis de distribuer en France 61 millions de repas. Cependant, les fonds alloués à la France devaient atteindre 72 millions d'euros en 2012, ce sera finalement 15 millions.
Pour certains, comme Olivier Berthe, président des Restos du Coeur, il faut s'attendre à « une catastrophe humanitaire en 2012 et 2013 ». Une inquiétude partagée par Alain Seugé, président de la Fédération française des banques alimentaires : « Jusqu'à début 2012, on peut vivre sur les réserves de produits déjà collectés. Mais après, sans financement supplémentaire, on aura des problèmes ». Reste maintenant à savoir si l'intense lobbying opéré par les associations pour obtenir une mesure compensatoire aura porté ses fruits. Réponde mardi
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Re: Actualités concours 2012
L'incroyable défi de Joe Kals, paraplégique
Le paraplégique qui traverse la France à pieds s'est arrêté, ce week-end, dans la capitale. Il raconte son aventure
Depuis son départ, il a déjà parcouru 224 kilomètres. Joe Kals, un paraplégique de 50 ans qui traverse la France à pieds, s'est arrêté, ce week-end, à Paris. France-Soir vous racontait, le 13 août dernier, les péripéties rencontrées par Joe sur son trajet. Il a profité de son étape parisienne pour faire, devant la presse, le bilan du début de son aventure, commencée le 10 août dernier.
Ce jour-là, Joe entreprenait de parcourir les 1.325 kilomètre séparant Le Havre à Menton, afin de récolter des fonds pour financer la recherche sur la moelle épinière. Un mois plus tard, devant les journalistes réunis dans le salon « Louvre » d'un prestigieux hôtel des Champs-Elysées, il paraît épuisé mais déterminé à aller au bout de son projet. « J'ai accumulé beaucoup de fatigue ces derniers temps », avoue-t-il.
"Je ne suis pas fais pour être debout. Pourtant je le suis"
Voilà plusieurs jours qu'il marche la nuit, entre 20 heures et 02 heures du matin, afin d'éviter la circulation sur les routes de l'Ile-de-France. Car ce qu'il craint le plus, c'est la chute. « Je suis très fragile. A chaque instant, je peux tomber et me faire mal, tomber sur la tête ». Il ajoute qu'il doit expliquer régulièrement sa démarche aux forces de l'ordre, très surpris lorsqu'ils le voient déambuler au milieu des automobilistes. « Ils me parlent d'autorisation, me demandent ce que je fait là et me disent de faire attention. Ce que je fais puisque je suis là ! »
Joe se déplace selon la technique de la marche pendulaire, consistant à avancer à l'aide de béquilles en portant l'effort physique uniquement sur sa sangle abdominale. Il a, pour l'aider, des prothèses en carbone, ultra légères, lui permettant de bloquer l'articulation du genou et d'éviter que ses pieds ne trainent par terre. En outre, il dispose de béquilles spéciales, équipées de patins antidérapants. Il parcourt, ainsi, une dizaine de kilomètres par jour. « Tout est difficile à gérer, que cela soit la fatigue où l'état des routes, car je ne suis pas fais pour être debout. Pourtant je le suis », dit-il fièrement, précisant que « c'est un bonheur de marcher sous la pluie ».
"Pourquoi en pas faire l'Europe de la recherche ?"
Sportif hors norme, Joe parcourt, selon son préparateur physique, Olivier Amalberti, « l'équivalent, pour une personne valide, d'un marathon quotidien ». Ce défi est le fruit d'un travail commencé il y a cinq ans, conjugué à une volonté de fer. En effet, Joe est paraplégique depuis un accident de moto survenu il y a trente ans. Souffrant, par la suite, de calcifications au niveau des hanches, il a subi, en octobre 2009, une lourde opération, qui a été suivie de complications. « J'ai été plongé trois semaines dans le coma et ai été alité cinq mois. Je suis sorti de l'hôpital en mai 2010, je n'avais plus que la peau sur les os », raconte-t-il.
Un an plus tard, Joe a repris du poil de la bête. Il « vit à fond » sa traversée du pays et est désormais bien décidé à atteindre son objectif afin d'aider l'association libre d'aide à la recherche sur la moelle épinière (Alarme) à récolter des fonds. « On a fait l'Europe de l'économie. Pourquoi en pas faire l'Europe de la recherche ? », propose-t-il. Dimanche, il a repris la route, en direction d'Auxerre. Joe doit encore parcourir 1.110 kilomètres pour arriver à Menton, début 2012 si tout va bien
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Le paraplégique qui traverse la France à pieds s'est arrêté, ce week-end, dans la capitale. Il raconte son aventure
Depuis son départ, il a déjà parcouru 224 kilomètres. Joe Kals, un paraplégique de 50 ans qui traverse la France à pieds, s'est arrêté, ce week-end, à Paris. France-Soir vous racontait, le 13 août dernier, les péripéties rencontrées par Joe sur son trajet. Il a profité de son étape parisienne pour faire, devant la presse, le bilan du début de son aventure, commencée le 10 août dernier.
Ce jour-là, Joe entreprenait de parcourir les 1.325 kilomètre séparant Le Havre à Menton, afin de récolter des fonds pour financer la recherche sur la moelle épinière. Un mois plus tard, devant les journalistes réunis dans le salon « Louvre » d'un prestigieux hôtel des Champs-Elysées, il paraît épuisé mais déterminé à aller au bout de son projet. « J'ai accumulé beaucoup de fatigue ces derniers temps », avoue-t-il.
"Je ne suis pas fais pour être debout. Pourtant je le suis"
Voilà plusieurs jours qu'il marche la nuit, entre 20 heures et 02 heures du matin, afin d'éviter la circulation sur les routes de l'Ile-de-France. Car ce qu'il craint le plus, c'est la chute. « Je suis très fragile. A chaque instant, je peux tomber et me faire mal, tomber sur la tête ». Il ajoute qu'il doit expliquer régulièrement sa démarche aux forces de l'ordre, très surpris lorsqu'ils le voient déambuler au milieu des automobilistes. « Ils me parlent d'autorisation, me demandent ce que je fait là et me disent de faire attention. Ce que je fais puisque je suis là ! »
Joe se déplace selon la technique de la marche pendulaire, consistant à avancer à l'aide de béquilles en portant l'effort physique uniquement sur sa sangle abdominale. Il a, pour l'aider, des prothèses en carbone, ultra légères, lui permettant de bloquer l'articulation du genou et d'éviter que ses pieds ne trainent par terre. En outre, il dispose de béquilles spéciales, équipées de patins antidérapants. Il parcourt, ainsi, une dizaine de kilomètres par jour. « Tout est difficile à gérer, que cela soit la fatigue où l'état des routes, car je ne suis pas fais pour être debout. Pourtant je le suis », dit-il fièrement, précisant que « c'est un bonheur de marcher sous la pluie ».
"Pourquoi en pas faire l'Europe de la recherche ?"
Sportif hors norme, Joe parcourt, selon son préparateur physique, Olivier Amalberti, « l'équivalent, pour une personne valide, d'un marathon quotidien ». Ce défi est le fruit d'un travail commencé il y a cinq ans, conjugué à une volonté de fer. En effet, Joe est paraplégique depuis un accident de moto survenu il y a trente ans. Souffrant, par la suite, de calcifications au niveau des hanches, il a subi, en octobre 2009, une lourde opération, qui a été suivie de complications. « J'ai été plongé trois semaines dans le coma et ai été alité cinq mois. Je suis sorti de l'hôpital en mai 2010, je n'avais plus que la peau sur les os », raconte-t-il.
Un an plus tard, Joe a repris du poil de la bête. Il « vit à fond » sa traversée du pays et est désormais bien décidé à atteindre son objectif afin d'aider l'association libre d'aide à la recherche sur la moelle épinière (Alarme) à récolter des fonds. « On a fait l'Europe de l'économie. Pourquoi en pas faire l'Europe de la recherche ? », propose-t-il. Dimanche, il a repris la route, en direction d'Auxerre. Joe doit encore parcourir 1.110 kilomètres pour arriver à Menton, début 2012 si tout va bien
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Re: Actualités concours 2012
Et voilà, bonne journée à tous!!!!!!!!!!
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Re: Actualités concours 2012
Vers un déremboursement de 600 médicaments ?
Le gouvernement envisage de dérembourser près de 600 médicaments en s'attaquant au déficit de la Sécurité sociale. Il présentera son projet jeudi devant l'Assemblée nationale.
Le gouvernement avait déjà annoncé le déremboursement de 126 médicaments en janvier dernier SIPA
Le gouvernement présentera jeudi son projet de loi de financement de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale. L'objectif étant de diviser par deux le déficit de la Sécu d'ici à 2012. Le déremboursement de près de 600 médicaments, dont les bénéfices pour la santé seraient jugés incertains, serait l'une des pistes envisagées par le gouvernement.
Pour la seule branche maladie, qui affiche un trou de 14,5 milliards d'euros cette année, il s’agit d' économiser 2,5 milliards d'euros. Pour économiser près d'un milliard d'euros, l’une des pistes consisterait à dérembourser les médicaments dont le fameux SMR (service médical rendu) est jugé insuffisant.
Le gouvernement avait annoncé le déremboursement de 126 médicaments en janvier dernier. Mais cette période semble révolue puisque selon Yves Bur, rapporteur de la commission des Affaires sociales, 600 médicaments à « vignette orange » pourraient faire les frais de cette nouvelle politique d'économie.
Le taux de remboursement de ces médicaments passerait de 35 % à 15 %. « Cette classe de médicament n’apporte aucun service médical », explique cet élu. Dans un rapport rendu public le 8 septembre, la Cour des comptes est allée dans le même sens.
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand envisagerait d'aller plus loin en baissant le prix de certains médicaments, et donc du montant remboursé par la Sécurité sociale. Le ministère espère en retirer environ 700 millions en 2012. Par ailleurs, une nouvelle taxe sera appliquée aux laboratoires pour financer la formation continue des médecins.
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Le gouvernement envisage de dérembourser près de 600 médicaments en s'attaquant au déficit de la Sécurité sociale. Il présentera son projet jeudi devant l'Assemblée nationale.
Le gouvernement avait déjà annoncé le déremboursement de 126 médicaments en janvier dernier SIPA
Le gouvernement présentera jeudi son projet de loi de financement de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale. L'objectif étant de diviser par deux le déficit de la Sécu d'ici à 2012. Le déremboursement de près de 600 médicaments, dont les bénéfices pour la santé seraient jugés incertains, serait l'une des pistes envisagées par le gouvernement.
Pour la seule branche maladie, qui affiche un trou de 14,5 milliards d'euros cette année, il s’agit d' économiser 2,5 milliards d'euros. Pour économiser près d'un milliard d'euros, l’une des pistes consisterait à dérembourser les médicaments dont le fameux SMR (service médical rendu) est jugé insuffisant.
Le gouvernement avait annoncé le déremboursement de 126 médicaments en janvier dernier. Mais cette période semble révolue puisque selon Yves Bur, rapporteur de la commission des Affaires sociales, 600 médicaments à « vignette orange » pourraient faire les frais de cette nouvelle politique d'économie.
Le taux de remboursement de ces médicaments passerait de 35 % à 15 %. « Cette classe de médicament n’apporte aucun service médical », explique cet élu. Dans un rapport rendu public le 8 septembre, la Cour des comptes est allée dans le même sens.
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand envisagerait d'aller plus loin en baissant le prix de certains médicaments, et donc du montant remboursé par la Sécurité sociale. Le ministère espère en retirer environ 700 millions en 2012. Par ailleurs, une nouvelle taxe sera appliquée aux laboratoires pour financer la formation continue des médecins.
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INFIRMIERE D.E
Re: Actualités concours 2012
Les victimes d'AZF sont plus dépressives
Mis à jour le 19/09/2011 à 17:09 | publié le 19/09/2011 à 17:09 Réagir
S'abonner au Figaro.fr
Les milliers de personnes blessées par l'explosion de l'usine AZF consomment encore, dix ans après, beaucoup plus d'antidépresseurs que le reste des Français. Sur 3.000 victimes qui ont accepté de se prêter à un suivi médical, 42% des hommes et 60% des femmes souffraient en 2007 de symptômes dépressifs, ont rapporté la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Haute-Garonne et l'Institut national de veille sanitaire (INVS) devant la presse, deux jours avant le dixième anniversaire de la plus grande catastrophe industrielle en France depuis 1945.
La CPAM et l'INVS ne disposent pas de données plus récentes. En France, selon l'Inserm, 2 à 3% des hommes et 5 à 10% des femmes souffrent de dépression. La consommation de médicaments anxiolytiques et d'antidépresseurs est par ailleurs toujours aujourd'hui "nettement plus haute" chez les victimes d'AZF que la moyenne de la population, a dit le Dr Eloi Diene, de l'INVS.
Selon la CPAM, "près de 5.000 personnes ont débuté un traitement psychotrope dans les jours ayant suivi l'explosion alors qu'elles n'en prenaient pas auparavant". En 2005, 14% des 3.000 volontaires rescapés d'AZF consommaient encore des anxiolytiques et 10% des antidépresseurs. Les troubles dus au stress post-traumatique ont "un peu diminué, mais restent élevés", a ajouté le Dr Diene. 15% des hommes et 22% des femmes en présentaient en 2005, et ils étaient encore 13% et 18% en 2007.
Troubles du sommeil, pertes d'audition... les perturbations psychiques ne sont pas les seules à avoir affecté les victimes d'une explosion qui fit également 31 morts. Les problèmes auditifs concernaient en 2007 31% des hommes et 24% des femmes pour les acouphènes, 26% des hommes et 35% des femmes pour les hyperacousies, des affections définitives.
Depuis septembre 2001, la CPAM de la Haute-Garonne a ouvert 11.618 dossiers pour des assurés déclarés comme victimes de l'explosion AZF, dont 7.827 pour le risque maladie et 3.791 au titre de l'accident du travail. Les dépenses de soins ou d'indemnités journalières prises en charge par l'Assurance Maladie représentaient fin 2009 plus de 34,4 millions d'euros, a précisé la CPAM.
LE figaroÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
Mis à jour le 19/09/2011 à 17:09 | publié le 19/09/2011 à 17:09 Réagir
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Les milliers de personnes blessées par l'explosion de l'usine AZF consomment encore, dix ans après, beaucoup plus d'antidépresseurs que le reste des Français. Sur 3.000 victimes qui ont accepté de se prêter à un suivi médical, 42% des hommes et 60% des femmes souffraient en 2007 de symptômes dépressifs, ont rapporté la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Haute-Garonne et l'Institut national de veille sanitaire (INVS) devant la presse, deux jours avant le dixième anniversaire de la plus grande catastrophe industrielle en France depuis 1945.
La CPAM et l'INVS ne disposent pas de données plus récentes. En France, selon l'Inserm, 2 à 3% des hommes et 5 à 10% des femmes souffrent de dépression. La consommation de médicaments anxiolytiques et d'antidépresseurs est par ailleurs toujours aujourd'hui "nettement plus haute" chez les victimes d'AZF que la moyenne de la population, a dit le Dr Eloi Diene, de l'INVS.
Selon la CPAM, "près de 5.000 personnes ont débuté un traitement psychotrope dans les jours ayant suivi l'explosion alors qu'elles n'en prenaient pas auparavant". En 2005, 14% des 3.000 volontaires rescapés d'AZF consommaient encore des anxiolytiques et 10% des antidépresseurs. Les troubles dus au stress post-traumatique ont "un peu diminué, mais restent élevés", a ajouté le Dr Diene. 15% des hommes et 22% des femmes en présentaient en 2005, et ils étaient encore 13% et 18% en 2007.
Troubles du sommeil, pertes d'audition... les perturbations psychiques ne sont pas les seules à avoir affecté les victimes d'une explosion qui fit également 31 morts. Les problèmes auditifs concernaient en 2007 31% des hommes et 24% des femmes pour les acouphènes, 26% des hommes et 35% des femmes pour les hyperacousies, des affections définitives.
Depuis septembre 2001, la CPAM de la Haute-Garonne a ouvert 11.618 dossiers pour des assurés déclarés comme victimes de l'explosion AZF, dont 7.827 pour le risque maladie et 3.791 au titre de l'accident du travail. Les dépenses de soins ou d'indemnités journalières prises en charge par l'Assurance Maladie représentaient fin 2009 plus de 34,4 millions d'euros, a précisé la CPAM.
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INFIRMIERE D.E
Re: Actualités concours 2012
Médecine scolaire : des parents lancent un appel à l'ONU
Publié le 19-09-11 à 14:52 Modifié à 16:32 par Louis Morice Réagir
En pleine recrudescence de la tuberculose en Seine-Saint-Denis, seule la moitié des 50 postes de médecin scolaire du département est pourvue.
Tant que les salaires des médecins scolaires ne seront pas revalorisés, il restera difficile de pousser les praticiens à choisir cette discipline. (Antoine Parat - AFP)
RÉAGIR
"Un médecin pour 10.000 mômes : à qui veut-on faire croire que ça peut fonctionner ?", s'indigne Michel Hervieu de la FCPE (fédération des conseils de parents d'élèves) de Seine-Saint-Denis lundi 19 septembre. Dans ce département d'Ile-de-France, alors que 50 postes de médecin scolaire sont prévus, la moitié seulement est pourvue. Depuis des mois, la fédération de parents d'élèves informe et alerte en vain l'inspection académique comme le ministère de l'Education nationale. La FCPE a donc choisi de passer à la vitesse supérieure et en appelle désormais à l'ONU. Un courrier envoyé ce lundi aux Nations unies, mais aussi à l'Organisation mondiale de la santé, au ministère et aux services départementaux, demande l'intervention d'organisations humanitaires en Seine-Saint-Denis.
"Des ONG comme Médecins sans Frontières interviennent efficacement aux quatre coins du monde, ils doivent être capables de faire quelque chose dans notre département", clame Michel Hervieu. Si la FCPE a conscience du caractère symbolique de son appel, elle n'en juge pas moins la situation sanitaire du département véritablement inquiétante.
Paupérisation du département
"Avec la paupérisation de la Seine-Saint-Denis, nous assistons actuellement à une recrudescence de la tuberculose. Au XXIe siècle dans un pays comme la France, c'est tout simplement inadmissible", tempête Michel Hervieu pour qui les choix politiques restent la cause principale de cette recrudescence : "Il y a une volonté politique de ne plus faire de prévention en médecine scolaire. On ne traite plus que l'urgence."
Daniel Auverlot, l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis, est pourtant conscient de la situation. Dans un rapport parlementaire, il expliquait que la courbe démographique de la médecine scolaire dans le département suit celle des généralistes. Contacté par "le Nouvel Observateur", il n'était pas disponible.
Pourtant, une source proche de l'Education nationale estime que cette question du manque de candidats en Seine-Saint-Denis, aussi bien en médecine scolaire qu'en médecine libérale, relève d'une dynamisation du territoire : "Ce n'est donc pas un sujet Education nationale", estime-t-elle.
Pourtant, dans un département pauvre comme la Seine-Saint-Denis, la médecine scolaire a une place d'autant plus importante que nombre de parents d'élèves comptent sur l'école pour soigner leurs enfants, faute de moyens pour les conduire chez un généraliste.
Manque d'attractivité
Pour la FCPE, l'Education nationale est incapable de proposer une réponse adaptée, ni même d'appliquer sa propre loi sur la médecine scolaire. "Même si les 50 postes étaient pourvus, cela ne suffirait pas. Tout le monde est d'accord sur le constat du manque. Mais constater ne suffit plus. Nous demandons les moyens nécessaires pour pouvoir véritablement agir."
Pourtant, tant que les salaires des médecins scolaires ne seront pas revalorisés, il restera difficile de pousser les praticiens à choisir cette discipline. Un médecin scolaire en début de carrière touche environ 1.700 euros par mois, moins qu'un interne de médecine générale en dernière année. La grille salariale d'un médecin scolaire est la plus basse de tous les médecins de la fonction publique et sa progression de carrière est limitée.
Une profession "en voie d'extinction"
La FCPE n'est pas la seule à s'alarmer. "On ne nous entend plus, on ne nous voit plus", témoignait un médecin scolaire d'Aulnay-sous-Bois dans l'avis parlementaire présenté en octobre 2010 par Marc Bernier et Gérard Gaudron. Les deux députés souhaitaient alors "attirer l’attention du Gouvernement sur la situation très préoccupante des personnels infirmiers et médecins de l’Education nationale, dont les métiers sont victimes d’une véritable crise d’attractivité".
Pour les deux auteurs du rapport, alors que 150 postes étaient toujours vacants en France en octobre 2010, une revalorisation salariale est indispensable pour résoudre cette crise d'attractivité. Leur conclusion est aussi alarmante que l'appel lancé par la FCPE : "Le faible rendement du concours et le vieillissement des personnels concernés conduisent à se demander si le corps des médecins de l'Education nationale n'est pas en voie d'extinction."
Tous ne sont pas prêts à enterrer la médecine scolaire. Des représentants des parents d'élèves seront reçus mardi 20 au Sénat et comptent bien demander les moyens nécessaires pour éviter une aggravation de la situation sanitaire en Seine-Saint-Denis.
Louis Morice - Le Nouvel ObservateurÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
Publié le 19-09-11 à 14:52 Modifié à 16:32 par Louis Morice Réagir
En pleine recrudescence de la tuberculose en Seine-Saint-Denis, seule la moitié des 50 postes de médecin scolaire du département est pourvue.
Tant que les salaires des médecins scolaires ne seront pas revalorisés, il restera difficile de pousser les praticiens à choisir cette discipline. (Antoine Parat - AFP)
RÉAGIR
"Un médecin pour 10.000 mômes : à qui veut-on faire croire que ça peut fonctionner ?", s'indigne Michel Hervieu de la FCPE (fédération des conseils de parents d'élèves) de Seine-Saint-Denis lundi 19 septembre. Dans ce département d'Ile-de-France, alors que 50 postes de médecin scolaire sont prévus, la moitié seulement est pourvue. Depuis des mois, la fédération de parents d'élèves informe et alerte en vain l'inspection académique comme le ministère de l'Education nationale. La FCPE a donc choisi de passer à la vitesse supérieure et en appelle désormais à l'ONU. Un courrier envoyé ce lundi aux Nations unies, mais aussi à l'Organisation mondiale de la santé, au ministère et aux services départementaux, demande l'intervention d'organisations humanitaires en Seine-Saint-Denis.
"Des ONG comme Médecins sans Frontières interviennent efficacement aux quatre coins du monde, ils doivent être capables de faire quelque chose dans notre département", clame Michel Hervieu. Si la FCPE a conscience du caractère symbolique de son appel, elle n'en juge pas moins la situation sanitaire du département véritablement inquiétante.
Paupérisation du département
"Avec la paupérisation de la Seine-Saint-Denis, nous assistons actuellement à une recrudescence de la tuberculose. Au XXIe siècle dans un pays comme la France, c'est tout simplement inadmissible", tempête Michel Hervieu pour qui les choix politiques restent la cause principale de cette recrudescence : "Il y a une volonté politique de ne plus faire de prévention en médecine scolaire. On ne traite plus que l'urgence."
Daniel Auverlot, l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis, est pourtant conscient de la situation. Dans un rapport parlementaire, il expliquait que la courbe démographique de la médecine scolaire dans le département suit celle des généralistes. Contacté par "le Nouvel Observateur", il n'était pas disponible.
Pourtant, une source proche de l'Education nationale estime que cette question du manque de candidats en Seine-Saint-Denis, aussi bien en médecine scolaire qu'en médecine libérale, relève d'une dynamisation du territoire : "Ce n'est donc pas un sujet Education nationale", estime-t-elle.
Pourtant, dans un département pauvre comme la Seine-Saint-Denis, la médecine scolaire a une place d'autant plus importante que nombre de parents d'élèves comptent sur l'école pour soigner leurs enfants, faute de moyens pour les conduire chez un généraliste.
Manque d'attractivité
Pour la FCPE, l'Education nationale est incapable de proposer une réponse adaptée, ni même d'appliquer sa propre loi sur la médecine scolaire. "Même si les 50 postes étaient pourvus, cela ne suffirait pas. Tout le monde est d'accord sur le constat du manque. Mais constater ne suffit plus. Nous demandons les moyens nécessaires pour pouvoir véritablement agir."
Pourtant, tant que les salaires des médecins scolaires ne seront pas revalorisés, il restera difficile de pousser les praticiens à choisir cette discipline. Un médecin scolaire en début de carrière touche environ 1.700 euros par mois, moins qu'un interne de médecine générale en dernière année. La grille salariale d'un médecin scolaire est la plus basse de tous les médecins de la fonction publique et sa progression de carrière est limitée.
Une profession "en voie d'extinction"
La FCPE n'est pas la seule à s'alarmer. "On ne nous entend plus, on ne nous voit plus", témoignait un médecin scolaire d'Aulnay-sous-Bois dans l'avis parlementaire présenté en octobre 2010 par Marc Bernier et Gérard Gaudron. Les deux députés souhaitaient alors "attirer l’attention du Gouvernement sur la situation très préoccupante des personnels infirmiers et médecins de l’Education nationale, dont les métiers sont victimes d’une véritable crise d’attractivité".
Pour les deux auteurs du rapport, alors que 150 postes étaient toujours vacants en France en octobre 2010, une revalorisation salariale est indispensable pour résoudre cette crise d'attractivité. Leur conclusion est aussi alarmante que l'appel lancé par la FCPE : "Le faible rendement du concours et le vieillissement des personnels concernés conduisent à se demander si le corps des médecins de l'Education nationale n'est pas en voie d'extinction."
Tous ne sont pas prêts à enterrer la médecine scolaire. Des représentants des parents d'élèves seront reçus mardi 20 au Sénat et comptent bien demander les moyens nécessaires pour éviter une aggravation de la situation sanitaire en Seine-Saint-Denis.
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INFIRMIERE D.E
Re: Actualités concours 2012
Merci pour tes articles!!! Je note tout ça!!
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Re: Actualités concours 2012
Une Marocaine en voie d'expulsion après avoir porté plainte pour violences
Le tribunal administratif de Bastia a rejeté, lundi 19 septembre, la demande d'une Marocaine en situation irrégulière qui dénonçait une mesure de rétention administrative et d'expulsion du territoire français, prise à son encontre après qu'elle eut porté plainte pour violences conjugales.
Farida Sou, 43 ans, dont le visa était expiré depuis plus de six mois et qui demeurait à Bastia, a été placée en rétention administrative le 15 septembre après s'être vu notifier une obligation de quitter le territoire français le même jour, selon la préfecture de Haute-Corse.
En début de semaine dernière, elle était allée porter plainte au commissariat de police contre son conjoint pour "violences conjugales". Les policiers avaient alors découvert qu'elle était en situation irrégulière et l'avaient d'abord placée en garde à vue.
Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme, ont dénoncé la mesure d'expulsion et demandé la régularisation de Mme Sou.
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Le tribunal administratif de Bastia a rejeté, lundi 19 septembre, la demande d'une Marocaine en situation irrégulière qui dénonçait une mesure de rétention administrative et d'expulsion du territoire français, prise à son encontre après qu'elle eut porté plainte pour violences conjugales.
Farida Sou, 43 ans, dont le visa était expiré depuis plus de six mois et qui demeurait à Bastia, a été placée en rétention administrative le 15 septembre après s'être vu notifier une obligation de quitter le territoire français le même jour, selon la préfecture de Haute-Corse.
En début de semaine dernière, elle était allée porter plainte au commissariat de police contre son conjoint pour "violences conjugales". Les policiers avaient alors découvert qu'elle était en situation irrégulière et l'avaient d'abord placée en garde à vue.
Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l'homme, ont dénoncé la mesure d'expulsion et demandé la régularisation de Mme Sou.
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Re: Actualités concours 2012
Incapable de parler et bouger depuis 4 ans, il communique grâce à Internet
Nice, correspondant - Norbert Coulange ne peut plus bouger, ni parler depuis 2007. Tétraplégique, il cligne ses yeux bleus pour s'exprimer. Il est atteint de le la Sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. Incurable, cette maladie neurologique dégénérative entraîne une perte de motricité irréversible, la détérioration des cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires.
Polytechnicien de 59 ans, il sait que ses jours sont comptés. Pourtant, ce père de famille, très croyant, trouve la force de survivre grâce – confie-t-il – à un vaste mouvement de solidarité initié par son épouse Elisabeth, ses enfants, proches et amis. Il trouva aussi la force de survivre grâce à Internet.
Paralysé, confronté à l'inacceptable qui recroqueville les malades sur eux-mêmes, Norbert Coulange, s'est résolument tourné vers les autres. Sa référence : le combat exemplaire du père jésuite Pierre-Marie Hoog. En 1983, à 55 ans, il fut frappé par une paralysie brutale qui dura dix mois. "L'enfer dans la maladie c'est l'absence des autres", confiait alors le religieux qui, par la suite, réapprit à vivre et marcher.
ORDINATEUR À COMMANDE OCULAIRE
Norbert se nourrit, également, de l'affection de tous ceux qui le soutiennent. Il a maintenu le lien avec ses amis et converse avec eux sur la Toile. "Les échanges, de courrier par mail renforcent sa farouche volonté de vivre", assure son épouse Elisabeth.
Il a acquis, grâce à l'Association AX des anciens élèves et diplômés de l'Ecole Polytechnique et l'Association pour la Recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique (ARSLA), un ordinateur à commande oculaire. Ce dispositif a "changé ma vie" confie Norbert. Il lui permet de communiquer, de son appartement parisien, rapidement avec les yeux (synthèse vocale, envois de mails).
Cette méthode, bien que différente, s'apparente à celle qu'utilisa Jean-Dominique Bauby. Entièrement paralysé, il écrivit son livre Le scaphandre et le papillon avec son œil gauche et 200 000 battements de paupières. Il communiquait grâce à l'énoncé d'un alphabet spécifique. Norbert Coulange a lui inventé un langage son propre langage, susceptible d'être utilisé par d'autres malades : "je l'ai baptisé Le Norbert !"
"COMME SI JE M'ADRESSAIS À MES FILLES"
En 2008, après avoir donné son avis sur l'affaire Kerviel – ce trader à l'origine d'une fraude de plusieurs milliards d'euros à la Société Générale – sur un blog, Norbert a eu l'idée de créer, non pas un blog mais un échange de mails avec ses amis proches : "Les pensées de Norbert". Une centaine de personnes répondent aux messages qu'il rédige et envoie sur la Toile.
Il entend conserver la maîtrise et la fréquence des sujets ainsi que le choix des destinataires. "J''écris sur ce qui me passe par la tête pour susciter des réactions, comme si je m'adressais à mes filles", explique-t-il. Les commentaires sont vifs, pertinents, abordent toutes sortes de sujets ainsi que l'actualité. Son dernier mail est consacré à une analyse fouillée des problèmes d'énergie dans le monde. Chacun est libre de répondre à tous ou simplement à Nobert.
Dans la maladie de Charcot, les muscles sont atteints mais les sens et le cerveau restent intacts. Ainsi, souligne Norbert Coulange, l'information entre comme avant, le problème est qu'elle a plus de mal à sortir. "Je n'ose imaginer si je n'avais ni mon langage, le Norbert, ni mon ordinateur…"
Désormais, la vie de Norbert s'écoule de façon très régulière. Et il continue à profiter de chaque jour, de goûter tous les instants, comme il le précise dans un courriel récent. "Je suis bien, je suis en paix. Et je souhaite à chacun que la paix soit aussi avec vous"
Paul Barelli
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Nice, correspondant - Norbert Coulange ne peut plus bouger, ni parler depuis 2007. Tétraplégique, il cligne ses yeux bleus pour s'exprimer. Il est atteint de le la Sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. Incurable, cette maladie neurologique dégénérative entraîne une perte de motricité irréversible, la détérioration des cellules nerveuses qui commandent les muscles volontaires.
Polytechnicien de 59 ans, il sait que ses jours sont comptés. Pourtant, ce père de famille, très croyant, trouve la force de survivre grâce – confie-t-il – à un vaste mouvement de solidarité initié par son épouse Elisabeth, ses enfants, proches et amis. Il trouva aussi la force de survivre grâce à Internet.
Paralysé, confronté à l'inacceptable qui recroqueville les malades sur eux-mêmes, Norbert Coulange, s'est résolument tourné vers les autres. Sa référence : le combat exemplaire du père jésuite Pierre-Marie Hoog. En 1983, à 55 ans, il fut frappé par une paralysie brutale qui dura dix mois. "L'enfer dans la maladie c'est l'absence des autres", confiait alors le religieux qui, par la suite, réapprit à vivre et marcher.
ORDINATEUR À COMMANDE OCULAIRE
Norbert se nourrit, également, de l'affection de tous ceux qui le soutiennent. Il a maintenu le lien avec ses amis et converse avec eux sur la Toile. "Les échanges, de courrier par mail renforcent sa farouche volonté de vivre", assure son épouse Elisabeth.
Il a acquis, grâce à l'Association AX des anciens élèves et diplômés de l'Ecole Polytechnique et l'Association pour la Recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique (ARSLA), un ordinateur à commande oculaire. Ce dispositif a "changé ma vie" confie Norbert. Il lui permet de communiquer, de son appartement parisien, rapidement avec les yeux (synthèse vocale, envois de mails).
Cette méthode, bien que différente, s'apparente à celle qu'utilisa Jean-Dominique Bauby. Entièrement paralysé, il écrivit son livre Le scaphandre et le papillon avec son œil gauche et 200 000 battements de paupières. Il communiquait grâce à l'énoncé d'un alphabet spécifique. Norbert Coulange a lui inventé un langage son propre langage, susceptible d'être utilisé par d'autres malades : "je l'ai baptisé Le Norbert !"
"COMME SI JE M'ADRESSAIS À MES FILLES"
En 2008, après avoir donné son avis sur l'affaire Kerviel – ce trader à l'origine d'une fraude de plusieurs milliards d'euros à la Société Générale – sur un blog, Norbert a eu l'idée de créer, non pas un blog mais un échange de mails avec ses amis proches : "Les pensées de Norbert". Une centaine de personnes répondent aux messages qu'il rédige et envoie sur la Toile.
Il entend conserver la maîtrise et la fréquence des sujets ainsi que le choix des destinataires. "J''écris sur ce qui me passe par la tête pour susciter des réactions, comme si je m'adressais à mes filles", explique-t-il. Les commentaires sont vifs, pertinents, abordent toutes sortes de sujets ainsi que l'actualité. Son dernier mail est consacré à une analyse fouillée des problèmes d'énergie dans le monde. Chacun est libre de répondre à tous ou simplement à Nobert.
Dans la maladie de Charcot, les muscles sont atteints mais les sens et le cerveau restent intacts. Ainsi, souligne Norbert Coulange, l'information entre comme avant, le problème est qu'elle a plus de mal à sortir. "Je n'ose imaginer si je n'avais ni mon langage, le Norbert, ni mon ordinateur…"
Désormais, la vie de Norbert s'écoule de façon très régulière. Et il continue à profiter de chaque jour, de goûter tous les instants, comme il le précise dans un courriel récent. "Je suis bien, je suis en paix. Et je souhaite à chacun que la paix soit aussi avec vous"
Paul Barelli
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Re: Actualités concours 2012
Quand le rire atténue la douleur
Ce réflexe émotionnel libère des molécules neuronales qui sont des antalgiques naturels.
Le rire n'est pas seulement contagieux. Le «vrai» rire, à gorge déployée (et non pas le rire de façade), a depuis longtemps fait ses preuves sur le moral, le bien-être… et la santé. Une nouvelle étude, à la méthodologie «maligne», semble confirmer son importance, en particulier sur la perception de la douleur et surtout sur la façon dont il agit biologiquement.
«Des périodes régulières de rire détournent l'attention de la douleur, améliorent la souplesse musculaire et abaissent la pression artérielle», écrivent par exemple des praticiens hospitaliers suisses. Des chercheurs basés en Grande-Bretagne ont imaginé une série de six expériences, en laboratoire et en extérieur, pour élucider cette biochimie du rire. Dans l'une d'elles, 15 femmes et 20 hommes ont été testés par groupes. Certains regardaient des émissions comiques, d'autres des documentaires. Puis on les soumettait au contact d'une poche glacée conçue pour refroidir le vin (- 16 °C), au maximum pour 3 minutes, ou à un garrot très serré. Résultat, ceux qui avaient regardé du comique se disaient en moyenne 10 % moins en souffrance que les autres (sur une échelle d'évaluation de la douleur). Un test a également été effectué à la sortie de salles de spectacles. Les uns assistaient à un spectacle humoristique, les autres à une pièce dramatique. Puis on les soumettait à une tâche pénible (simuler la position assise le dos à un mur comme s'il y avait une chaise). Ceux qui avaient ri étaient plus «résistants» que les autres.
Production d'endorphines
Les chercheurs ont aussi fait un lien, il est vrai indirect, entre le niveau d'endorphines dans le cerveau, surtout de bêta-endorphines connues pour être des antalgiques naturels, avec le fait de rire et le niveau de sensation de la douleur. Conclusion générale, un quart d'heure de «vrai» rire augmente notre seuil de tolérance à la douleur de 10 %. Le rire serait donc à l'origine de la production d'endorphines. Un effet biologique qui dépasse ses autres effets connus, comme la décontraction musculaire ou la socialisation.
Voilà qui va conforter les membres d'associations comme Le Rire Médecin, Nez rouges et blouses blanches, qui œuvrent pour la distraction mais aussi pour le bien-être de malades hospitalisés, les enfants en premier lieu. Alors soyons un peu sérieux avec la douleur, rions et faisons rire.
Le figaroÉquipe de modération : Ce topic a été verrouillé et déplacé car il a déjà été traité et/ou ne figure pas dans le bon forum. Merci de consulter ce lien pour lire la suite.
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Le rire n'est pas seulement contagieux. Le «vrai» rire, à gorge déployée (et non pas le rire de façade), a depuis longtemps fait ses preuves sur le moral, le bien-être… et la santé. Une nouvelle étude, à la méthodologie «maligne», semble confirmer son importance, en particulier sur la perception de la douleur et surtout sur la façon dont il agit biologiquement.
«Des périodes régulières de rire détournent l'attention de la douleur, améliorent la souplesse musculaire et abaissent la pression artérielle», écrivent par exemple des praticiens hospitaliers suisses. Des chercheurs basés en Grande-Bretagne ont imaginé une série de six expériences, en laboratoire et en extérieur, pour élucider cette biochimie du rire. Dans l'une d'elles, 15 femmes et 20 hommes ont été testés par groupes. Certains regardaient des émissions comiques, d'autres des documentaires. Puis on les soumettait au contact d'une poche glacée conçue pour refroidir le vin (- 16 °C), au maximum pour 3 minutes, ou à un garrot très serré. Résultat, ceux qui avaient regardé du comique se disaient en moyenne 10 % moins en souffrance que les autres (sur une échelle d'évaluation de la douleur). Un test a également été effectué à la sortie de salles de spectacles. Les uns assistaient à un spectacle humoristique, les autres à une pièce dramatique. Puis on les soumettait à une tâche pénible (simuler la position assise le dos à un mur comme s'il y avait une chaise). Ceux qui avaient ri étaient plus «résistants» que les autres.
Production d'endorphines
Les chercheurs ont aussi fait un lien, il est vrai indirect, entre le niveau d'endorphines dans le cerveau, surtout de bêta-endorphines connues pour être des antalgiques naturels, avec le fait de rire et le niveau de sensation de la douleur. Conclusion générale, un quart d'heure de «vrai» rire augmente notre seuil de tolérance à la douleur de 10 %. Le rire serait donc à l'origine de la production d'endorphines. Un effet biologique qui dépasse ses autres effets connus, comme la décontraction musculaire ou la socialisation.
Voilà qui va conforter les membres d'associations comme Le Rire Médecin, Nez rouges et blouses blanches, qui œuvrent pour la distraction mais aussi pour le bien-être de malades hospitalisés, les enfants en premier lieu. Alors soyons un peu sérieux avec la douleur, rions et faisons rire.
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Re: Actualités concours 2012
Deux siamoises liées par la tête séparées avec succès
Agées d'un an, les fillettes opérées en août à Londres se portent bien. Leur chance de survie n'était que d'une sur 10 millions.
Il y a encore un mois, Rital et sa sœur siamoise Ritag étaient liées par une partie du crâne. Ces jumelles soudanaises ont été opérées avec succès à Londres à quatre reprises entre mai et la mi-août. Malgré l'extrême difficulté de la procédure, elles ne présentent pas de séquelles neurologiques, selon l'équipe médicale de l'hôpital pour enfants de Londres qui les a prises en charge.
Les siamois représentent une naissance sur 100.000 dans le monde et sont plus fréquents en Asie et en Afrique. Parmi eux, 5% seulement sont attachés par la tête - on les appelle «craniopagus». Dans 40% des cas, ces nourrissons ne survivent pas à la naissance. Un autre tiers décède dans les 24 heures suivant la venue au monde. Les chances pour Ritak et Ritag de dépasser la petite enfance n'étaient donc que d'une sur 10 millions.
Un défi médical
La pathologie de fillettes n'impliquait pas seulement de couper la peau qu'elles partageaient. Selon les quelque 25 médecins ayant travaillé sur ce cas délicat et rarissime, d'importants échanges sanguins s'opéraient entre les deux organismes. Ritag irriguait en sang la moitié du cerveau de sa sœur, mais ce sang était ensuite pompé par son propre cœur, si bien qu'elle assurait à elle seule un effort démesuré. Au moment de son arrivée le 13 avril à Londres, l'organe était prêt à lâcher, représentant une menace vitale pour les deux petites filles.
Les deux premières opérations ont permis de séparer le système vasculaire commun des enfants. La troisième a consisté à insérer des tissus permettant ensuite d'«étirer» la peau destinée à couvrir leur crâne au moment de la séparation finale en août.
«Les chances de survie de ce genre de jumeaux sont très rares, a estimé David Dunaway, le chirurgien ayant supervisé les opérations à l'hôpital de Great Ormond Street. Nous avons dû faire face à de nombreuses difficultés».
Les deux fillettes sont nées le 22 septembre 2010 à Khartoum, la capitale soudanaise. Leurs parents, tous deux médecins, ont fait appel à l'association britannique Facing the World, spécialisée dans l'aide aux enfants souffrant de déformations faciales, pour leur permettre d'être opérées gratuitement par des spécialistes.
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Agées d'un an, les fillettes opérées en août à Londres se portent bien. Leur chance de survie n'était que d'une sur 10 millions.
Il y a encore un mois, Rital et sa sœur siamoise Ritag étaient liées par une partie du crâne. Ces jumelles soudanaises ont été opérées avec succès à Londres à quatre reprises entre mai et la mi-août. Malgré l'extrême difficulté de la procédure, elles ne présentent pas de séquelles neurologiques, selon l'équipe médicale de l'hôpital pour enfants de Londres qui les a prises en charge.
Les siamois représentent une naissance sur 100.000 dans le monde et sont plus fréquents en Asie et en Afrique. Parmi eux, 5% seulement sont attachés par la tête - on les appelle «craniopagus». Dans 40% des cas, ces nourrissons ne survivent pas à la naissance. Un autre tiers décède dans les 24 heures suivant la venue au monde. Les chances pour Ritak et Ritag de dépasser la petite enfance n'étaient donc que d'une sur 10 millions.
Un défi médical
La pathologie de fillettes n'impliquait pas seulement de couper la peau qu'elles partageaient. Selon les quelque 25 médecins ayant travaillé sur ce cas délicat et rarissime, d'importants échanges sanguins s'opéraient entre les deux organismes. Ritag irriguait en sang la moitié du cerveau de sa sœur, mais ce sang était ensuite pompé par son propre cœur, si bien qu'elle assurait à elle seule un effort démesuré. Au moment de son arrivée le 13 avril à Londres, l'organe était prêt à lâcher, représentant une menace vitale pour les deux petites filles.
Les deux premières opérations ont permis de séparer le système vasculaire commun des enfants. La troisième a consisté à insérer des tissus permettant ensuite d'«étirer» la peau destinée à couvrir leur crâne au moment de la séparation finale en août.
«Les chances de survie de ce genre de jumeaux sont très rares, a estimé David Dunaway, le chirurgien ayant supervisé les opérations à l'hôpital de Great Ormond Street. Nous avons dû faire face à de nombreuses difficultés».
Les deux fillettes sont nées le 22 septembre 2010 à Khartoum, la capitale soudanaise. Leurs parents, tous deux médecins, ont fait appel à l'association britannique Facing the World, spécialisée dans l'aide aux enfants souffrant de déformations faciales, pour leur permettre d'être opérées gratuitement par des spécialistes.
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