SANTÉ PUBLIQUE

Bronchiolite : la campagne de prévention pour les nourrissons est lancée

Publié le 14/09/2026

La campagne de prévention des bébés contre le principal virus à l'origine de la bronchiolite démarre ce lundi 14 septembre en France. Elle concerne les bébés de moins d'un an et les femmes enceintes. 

professionnel de santé qui prépare seringue pour vacciner un nourrisson

Chaque année, à partir de l’automne et jusqu’à la fin de l’hiver, le virus respiratoire syncytial (VRS) circule activement, avec un pic habituellement observé en décembre. Il reste la première cause de bronchiolite chez le nourrisson et concerne près de 30% des nourrissons de moins de 2 ans.

Depuis 2023, une stratégie nationale de prévention associe la vaccination des femmes enceintes et l’immunisation des nourrissons par anticorps monoclonaux, en complément des gestes barrières. L’objectif de cette stratégie est de réduire l’impact épidémique de la bronchiolite et de limiter ses conséquences chez les nourrissons et les jeunes enfants, notamment en diminuant les formes les plus sévères et le recours aux soins.

Protéger les nourrissons et les femmes enceintes 

Femmes enceintes : La vaccination de la femme enceinte est recommandée selon le schéma à une dose avec le vaccin Abrysvo, dès la 32ème et jusqu’à la 36ème semaine d’aménorrhée. Si la naissance intervient dans un délai de moins de 14 jours après la vaccination ou en cas de naissance prématurée, une immunisation par anticorps monoclonal est recommandée. La vaccination contre le VRS des femmes enceintes immunodéprimées n’est pas recommandée : l’administration d’anticorps monoclonal chez le nouveau-né dès la naissance ou le nourrisson est privilégiée.

En cas de nouvelle grossesse chez une femme préalablement vaccinée contre les infections à VRS au cours d’une grossesse antérieure, il est recommandé de privilégier l’administration d’anticorps monoclonal chez le nouveau-né dès la naissance ou le nourrisson.

Nourrissons : L’immunisation par les anticorps monoclonaux est réalisée dès la naissance (idéalement avant la sortie de la maternité) pour les nourrissons nés au cours de la campagne et idéalement avant la saison d'épidémie pour ceux nés en dehors de la période de la campagne.

Contrairement à Beyfortus ou Enflonsia qui peuvent être administrés à tous les nourrissons, le Synagis est réservé aux nourrissons nés prématurément et/ou à haut risque :

  • -  Enfants nés à 35 semaines d’âge gestationnel ou moins et de moins de 6 mois au début de l’épidémie saisonnière à VRS ;

  • -  Enfants de moins de 2 ans ayant nécessité un traitement pour dysplasie bronchopulmonaire au cours des 6 derniers mois.

  • -  Enfants de moins de 2 ans atteints d’une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique.

L’immunisation par Beyfortus et Synagis est également recommandée chez les nourrissons exposés à leur deuxième saison de circulation du VRS et qui demeurent vulnérables à une infection sévère due au VRS. Cette recommandation d’immunisation vise les enfants âgés de moins de 24 mois ayant nécessité un traitement pour dysplasie bronchopulmonaire au cours des 6 derniers mois et/ou atteints d’une cardiopathie congénitale avec retentissement hémodynamique.

Abrysvo, Beyfortus, Enflonsia et Synagis sont disponibles dans les établissements de santé et inscrits sur la liste des spécialités agréées aux collectivités. Abrysvo, Beyfortus et Enflonsia sont disponibles en ville. Pour les nouveau-nés et les nourrissons âgés de moins d'un an, ces traitements sont pris en charge à 100% à l'hôpital. Le taux de remboursement de l'Abrysvo et du Beyfortus a été relevé à 65%, fin août. D'après le ministère de la santé la dernière campagne de prévention a permis de protéger plus de 450 000 nourrissons contre une forme grave de bronchiolite.

Pour aller plus loin :

La Rédaction d'Infirmiers.com

Source : infirmiers.com