«On est en train de définir avec l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) et l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France un périmètre qui va comprendre de nouveaux professionnels dans le transport urgent, notamment SOS médecins, les véhicules de transfert d'organes, de greffes», a expliqué, jeudi 25 juillet le préfet de police Laurent Nuñez. Mais, a-t-il prévenu, «il faut des critères d'identification, sinon on va exploser. Il faut qu'on contrôle cette voie. On ne peut pas être débordés».
Depuis le 15 juillet, sur plusieurs axes franciliens dont le périphérique, 185 km de voies sont dédiés aux Jeux olympiques et réservés aux personnes accréditées par le comité d'organisation. Elles comprennent les athlètes et leurs équipes, les officiels, les arbitres, ainsi que les taxis, transports en commun et véhicules prioritaires de secours et de sécurité.
Problèmes d'urgence
Des soignants, intervenant dans des hôpitaux d'Ile-de-France, ont témoigné de difficultés de rejoindre certains sites en voiture, en particulier l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, en raison de la fermeture de plusieurs bretelles d'accès aux autoroutes A1 et A86. Ces fermetures ont été entérinées «dès le 30 avril» pour éviter un «cisaillement (...) potentiellement générateur d'accidents» à un endroit où la voie réservée JO est basculée de gauche à droite. Malgré tout, les dérogations à l'étude ne concerneront pas l'ensemble de ces personnels soignants, a précisé Laurent Nuñez. «On ne peut pas prendre tout le monde, il devra y avoir une notion d'urgence».
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