AU COEUR DU METIER

Assurer les soins en milieu pénitentiaire...

Cet article fait partie du dossier:

Compétences infirmières

    Précédent Suivant

Les missions des unités sanitaires qui assurent les soins en milieu pénitentiaire sont exigeantes du fait d'un contexte particulier liée au milieu carcéral ; ce dernier conjuguant en effet une triple contrainte : sécuritaire, organisationnelle et sanitaire. Explications en regard du travail effectué par l'unité sanitaire de soins somatiques du CHU de Caen.

Un bref rappel historique

barreaux de prison cellule

Par le biais d'unités de soins spécifiques, les détenus peuvent bénéficier d'un suivi médical et d'une offre de soin de qualité.

Avant 1994, la prise en charge des soins des détenus relevait de la seule compétence de l'administration pénitentiaire. La prise en charge médicale des détenus était alors assurée par un ou plusieurs médecins vacataires désignés par le directeur régional des services pénitentiaires auprès de chaque établissement. Ce dernier devait disposer d’une infirmerie et d ‘un temps infirmier dédié à temps complet ou à temps partiel. La loi du 18 janvier 1994 a confié au service public hospitalier la charge d’assurer les examens de diagnostic et les soins, dispensés selon les  besoins  en milieu pénitentiaire ou en milieu hospitalier. Le décret n°94-229 du 27 octobre 1994 transfère cette prise en charge sanitaire au service public hospitalier plus apte à remplir cette mission. Sont alors mises en place de véritables unités de soins, garantissant aux détenus l’accès à un personnel médical et à une offre de soins de qualité. « L’infirmerie » pénitentiaire cède alors la place à l’Unité de Consultation et de Soins Ambulatoires « (UCSA) », qui bénéficie d’un financement Mission d’Intérêt Général (MIG) ; deux unités de soins sont alors créées à Caen, l’une à la Maison d’Arrêt, l’autre au Centre Pénitentiaire. Ces deux unités sont rattachées à un service clinique hospitalier du CHU de Caen. Le Centre Hospitalier Spécialisé (CHS) du Bon Sauveur de Caen avait déjà reçu en 1986, la mission  de mettre en place le Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) afin d’assurer la santé mentale des prévenus et détenus.

Entrée de la maison d'arrêt  Intérieur du Centre pénitentiaire L'organisationLa Maison d’Arrêt (MA)D’une capacité  théorique de 310 places dont 39 réservées aux femmes et 10 aux mineurs, elle accueille une population jeune, condamnée à une courte peine ou en attente de jugement. La surpopulation porte le nombre moyen de personnes détenues à 450 avec au moins deux personnes par cellule. De nombreuses personnes incarcérées à la MA sont en rupture de...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (0)