MODES D'EXERCICE

Fonction publique : une hausse "insuffisante" du point d'indice

La hausse du point d'indice de 1,2% pour les fonctionnaires, annoncée le 17 mars 2016 par la ministre de la fonction publique, Annick Girardin, coûtera 552 millions d'euros en année pleine pour les hôpitaux, a précisé l'entourage de la ministre, lors d'un point presse à l'issue des discussions avec les syndicats.

couloir d'hôpital chariot

Le salaire d'une infirmière en hôpital public augmentera de 9€ par mois en début de carrière, et de 15€ par mois en fin de carrière.

Le coût total de la mesure est estimé à 2,4 milliards d'euros. Ce dégel du point d'indice doit se faire en deux temps : +0,6% au 1er juillet 2016 et +0,6% au 1er février 2017. La ministre de la fonction publique, Annick Girardin, avait proposé dans un premier temps une hausse de 1%, avec 0,5% en novembre 2016 et 0,5% en mars 2017. Le geste significatif que vient de faire le gouvernement est juste et était nécessaire, a-t-elle déclaré.

La ministre a expliqué que cette hausse allait se traduire par une augmentation de 282,71 euros brut par an pour un infirmier en poste depuis 10 ans qui gagne en moyenne 23 558,92 euros bruts par an.
Elle a par ailleurs souligné que le gel du point d'indice depuis 2010 a permis à l'Etat d'économiser plus de sept milliards d'euros. La perte du pouvoir d'achat depuis 2010 pour les trois fonctions publiques a été chiffrée à 1,3%. La fonction publique hospitalière est celle qui a enregistré la plus forte perte (-2,1%). Elle a été de -0,3% pour la fonction publique d'Etat et de -1,6% pour la fonction publique territoriale, selon le ministère.

Cette hausse reste insuffisante, a déclaré en réaction le secrétaire général de l'Union générale des fédérations de fonctionnaires (UGFF-CGT), Jean-Marc Canon. Il s'agit d' un premier geste pour les agents de la fonction publique, mais il reste insuffisant à l'heure d'aujourd'hui, a estimé Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU.

« Des progrès mais peut mieux faire » pour les infirmiers

Dans un communiqué de presse daté du 18 mars 2016, Thierry Amouroux, secrétaire général du SNPI CFE-CGC estime qu'il y a des progrès, mais peut mieux faire car le compte n'y est pas, au regard des pertes subies depuis 6 ans. Par ailleurs, le syndicat souligne que ce geste pour les fonctionnaires va dans le bon sens, en complément de la réforme PPCR sur les grilles indiciaires, qui va permettre l’intégration d’une partie symbolique des primes dans le traitement de base (donc compter pour le calcul de la retraite), puis d’ici 2019 revaloriser les salaires des infirmières de catégories A et B et indique qu'avec ce dégel du point d'indice, en juillet prochain, le salaire d'une infirmière en hôpital public augmentera de 9€ par mois en début de carrière, et de 15€ par mois en fin de carrière. Même chose en février 2017.

Sur la page Facebook d'Infirmiers.com, la communauté n'a pas manqué de réagir à cette annonce. Ainsi, Emii constate 1,2% en deux fois mais quelle misère. Ça ne rattrapera jamais les années de gel. L'ampleur du GESTE laisse pantois !!!!, ironise Catherine. Pour Charlotte malheureusement c'est de la poudre aux yeux ! Cette augmentation n'est pas finançable, donc elle ne sera certainement pas réalisée. On ne peut pas dans un même temps augmenter les salaires des fonctionnaires et supprimer 22 000 postes dans la fonction publique hospitalière : où est la logique ?! Je pense qu'il ne faut pas qu'on se laisse avoir par de fausses promesses dénuées de sens. Il est peut-être temps que le monde paramédical descende dans la rue pour faire entendre sa voix !!!

Retour au sommaire du dossier Fonction Publique

Publicité

Commentaires (0)

CGOS