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Recherche en soins : le CHU d’Angers valorise les initiatives

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Recherche en soins infirmiers

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Les 11 et 12 avril 2013, s’ouvriront à Angers les Premières Journées francophones de la recherche en soins. A cette occasion, alors qu’Infirmiers.com est partenaire de l’événement, Yann Bubien, directeur général du CHU Angers, et Marie-Claude Lefort, coordinatrice générale des soins, nous livrent quelques arguments pour expliciter leur démarche conjointe qui, au travers de la valorisation de la recherche en soins, tend à valoriser le dynamisme et la créativité des professionnels qui interviennent au plus près du patient.

Interview de Yann Bubien, directeur général CHU Angers

schéma sciences infirmièresInfirmiers.com - Avec l'organisation de ces premières Journées francophones de la recherche en soins, vous adressez un signal fort en terme de soutien aux équipes infirmières et paramédicales qui développent des initiatives en la matière. C'est une démarche encore rare et la conjoncture hospitalière ne s'y prête guère, qu'est-ce qui vous motive et quels sont vos modèles ?
Yann Bubien - L'idée de promouvoir la recherche paramédicale en France m’est venue en 2009 lorsque j'étais en poste en Grande-Bretagne, en tant que conseiller social de l’Ambassadeur de France. Lors des nombreuses visites d'hôpitaux britanniques, j'ai pu apprécier l'avancée de leurs réflexions en matière de recherche en soins infirmiers. Directeur de cabinet adjoint au Ministère de la Santé en 2010 j'ai participé au lancement du premier Programme Hospitaliers de Recherche Infirmière (PHRI). Il m'a donc paru légitime d'appuyer cette démarche alors que je prenais la direction du CHU d'Angers. A mon arrivée dans l'établissement, j'ai eu la chance de trouver des soignants extrêmement réceptifs à la recherche paramédicale et soucieux de s'approprier cette nouvelle approche du soin. Aussi, l'organisation de ces premières journées dédiées à la recherche paramédicale fait-elle écho à une volonté forte de notre communauté de diffuser une « culture recherche » par le partage des connaissances et la promotion des meilleures pratiques en soins infirmiers et paramédicaux. Les soignants attendent beaucoup de ce sujet - et probablement du congrès - qui s’inscrit dans un mouvement historique d’affirmation des paramédicaux, dans le cadre d'un partenariat équilibré entre l'équipe médicale et l'équipe infirmière : In fine il s'agit de contribuer ensemble à une meilleure qualité de soins pour les patients.

I. C. - Alors que la recherche paramédicale en France n'en est qu'à ses débuts (2010) - tout du moins en terme de communication - vous ouvrez d'emblée votre manifestation à l'espace francophone et donc aux initiatives menées ailleurs. Pourquoi privilégier pour cette première édition les échanges intra-européens, voire internationaux avec on s'en doute la participation des québécoises déjà très avancées dans cette démarche ?
Y. B. - Je suis convaincu que la recherche paramédicale est un véritable levier de changement pour favoriser la diffusion du savoir infirmier. Il ne faut donc pas se tromper et d'emblée inscrire cette discipline dans l'excellence et s'entourer des meilleurs. Il faut alors s'inspirer et s'enrichir des expériences les plus significatives et aller les chercher là où elles se trouvent, certaines dans l'hexagone, d'autres au-delà. Et de fait, ce congrès sera l’occasion de rassembler des professionnels internationaux, intervenants ou congressistes, venant certes du territoire mais également du Canada, de Belgique, du Luxembourg, de Suisse, du Liban, du Cameroun, et même des Etats-Unis. Diversité d'origine, diversité de cursus permettent de proposer un congrès qui peut s'adresser, selon les thèmes et les ateliers, tant aux experts qu'aux novices de la recherche en soin. J'invite chacun à y participer ; il reste quelques places.

I. C. - Les infirmières se plaignent aujourd'hui de leurs conditions de travail qui ne leur permettent que difficilement de mener à bien les soins qu'elles doivent dispenser au quotidien, comment alors leur permettre de prendre du temps pour "penser" et conceptualiser leurs démarches et surtout les évaluer, le but de la recherche ?Y. B. - En gestionnaire, je vous dirais qu'on gagne toujours à inscrire son action dans une démarche réfléchie et rationalisée. On gagne en temps, on gagne en qualité du service et on gagne en...

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