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Les soignants français particulièrement attirés par le canton de Genève

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La première étude de l'observatoire transfrontalier des personnels de santé créé par l'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes et le département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé du canton de Genève souligne l'attractivité de ce canton auprès des infirmiers et aides-soignants français frontaliers, indiquent l'ARS et l'Etat de Genève dans un communiqué commun mis en ligne le 16 janvier 2017.

direction voie

35% des diplômés aux HUG sont d'origine française.

Créé il y a un an dans le cadre des travaux de la commission santé du comité régional franco-genevois, cet observatoire doit permettre de procéder à un recueil régulier d'indicateurs partagés sur le parcours des professionnels de santé sur le territoire et faciliter ainsi la collaboration sanitaire transfrontalière, rappelle-t-on. Y participent les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et sept établissements de santé français : le centre hospitalier (CH) Annecy-Genevois à Metz-Tessy, le CH Alpes Léman à Contamine-sur-Avre, l'établissement public de santé mentale de La Roche-sur-Foron et le CH de Reignier en Haute-Savoie, ainsi que le CH du Pays de Gex dans l'Ain.

Pour cette première année, l'étude a été centrée sur les établissements publics du champ sanitaire, avec un focus sur les deux professions largement prédominantes et impactées par la transfrontalité : les aides-soignants et les infirmiers, est-il indiqué. En 2015, plus de 5 800 infirmiers et 3 470 aides-soignants ont ainsi été recensés dans les établissements participants à l'étude, les infirmiers et les aides-soignants représentant 94% des effectifs budgétés dans les établissements publics de la Haute-Savoie et 72% côté genevois. Les flux de personnels infirmiers observés en 2015 côté français et côté suisse sont fortement contrastés : alors que les établissements français ont enregistré plus de départs (455) que de recrutements (441) - soit un solde négatif de -14 - la tendance est inverse dans les établissements suisses, ayant enregistré seulement 180 départs pour 289 recrutements - soit un solde positif de +109. Les flux de personnels aides-soignants sont, eux, nettement moins contrastés : les établissements français ont enregistré plus de recrutements (309) que de départs (281) - soit un solde positif de +28 - et la tendance a été la même dans les établissements suisses, ayant enregistré 75 départs pour 111 recrutements - soit un solde positif de +36.

Analysant le détail des motifs de départ et du turn-over, l'observatoire souligne que :les établissements français connaissent un taux important de postes vacants avec une grande proportion de faisant-fonction sur les postes d'infirmiers spécialisés et d'aides-soignants, alors que les HUG fonctionnent en quasi plein emploi ; les établissements français connaissent un taux important de turn-over des effectifs avec 25% pour le CH Annecy Genevois et 21% pour le CH Alpes Léman, alors que le taux aux HUG n'est que de...

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