IDEL

En libéral, l'hygiène des mains a de beaux jours devant elle...

Seulement 3,4% des infirmiers libéraux appliquent l'ensemble des recommandations relatives à l'hygiène des mains, selon une enquête réalisée en Seine-et-Marne et publiée le 18 février 2014 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

lavage mains infirmière libérale

Chez les IDEL, les règles relatives à l'hygiène des mains sont relativement mal suivies.

Il existe peu de données sur les infections associées aux soins en dehors des établissements de santé. En raison de la technicité croissante des soins infirmiers et de la capacité des bactéries multirésistantes à franchir la barrière hôpital-ville, ces pratiques nécessitent d'être évaluées, estiment Pamela Donaghy et Chloé Greillet de l'Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France.

L'ARS a évalué le respect d'un guide de bonnes pratiques élaboré en 2006 par la Direction générale de la santé (DGS) en enquêtant par voie postale auprès de tous les infirmiers libéraux de Seine-et-Marne. Sur les 206 questionnaires anonymes (un quart des sondés) renvoyés aux enquêteurs fin 2012, plus de la moitié des infirmiers déclaraient être à jour de ses vaccinations (DT Polio, coqueluche, rougeole et hépatite B).

Les règles relatives à l'hygiène des mains étaient relativement mal suivies. Moins de la moitié des infirmiers indiquaient se laver les mains avant chaque visite et 52% respectaient la recommandation de garder des ongles courts et sans vernis. Par ailleurs, moins de 30% des infirmiers affirmaient porter toujours des gants lors des soins. Finalement, seulement 3,4% respectaient l'ensemble des règles relatives à l'hygiène des mains. Pour les auteurs, cela peut s'expliquer par le fait que les infirmiers exerçant en dehors des établissements de santé ont des difficultés à suivre l'évolution réglementaire de leur pratique.

Finalement, seulement 3,4% respectaient l'ensemble des règles relatives à l'hygiène des mains

L'enquête suggère que la prise en charge des accidents d'exposition au sang n'est pas non plus satisfaisante. Par exemple, moins d'un quart de ces libéraux connaissait le référent hospitalier le plus proche et moins de 30% disposaient d'un produit conforme pour le nettoyage spécifique de la plaie après un tel accident. Les déchets d'activités de soins à risque infectieux (dasri) étaient également globalement mal gérés : 65% des sondés n'utilisaient pas de containers conçus à cet effet au moment de l'enquête.

Les résultats de l'enquête conduiront à l'élaboration d'un projet transversal et territorial visant à répondre aux difficultés rencontrées par les infirmiers, précisent les auteurs en conclusion.

Enquête sur les pratiques d'infirmiers libéraux de Seine-et-Marne en matière de prévention des risques liés aux soins réalisés à domicile en 2012

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Commentaires (2)

furiousnurse

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32 commentaires

#2

titre racoleur de " journaliste "!

Bon on oublie juste de dire que dans cette enquête 82% des idels utilisent du gel hydroalcoolique ! Ce qui est souvent préférable à un savon qui baigne dans une sous tasse et sa serviette qui colle. ...l'enquête ne differencie pas les types de soin : faire du toilettage, donner des cachets, mettre des bas de contention, prendre une tension, cadrer un psychotique et s'occuper d'un dvi sur un immuno déprimé ne requièrent pas même aseptie, idem pour le port de gants, surblouse, Charlotte.
Par contre il est vrai qu'il est fréquent de prendre en charge des patients porteurs de staph doré sans que l'hôpital ne juge utile de nous informer
En même temps faire ses choux gras sur une étude qui reconnaît elle même ne pas pouvoir avoir la certitude d'avoir un échantillon représentatif du fait de ne pouvoir comparer cet échantillon car "il n'existe pas de données départementales fiables sur le mode d'exercice des IDEL"
ah bon? Ils ont pas d'ordre dans cette cambrousse ?

Paramedic86

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8 commentaires

#1

Une nouvelle fois

Voilà une enquête qui valorise encore notre métier ! Où plutôt encore de nombreux professionnels qui oublient les principes de base de la profession.
Plus il y aura d'enquête dans se sens et plus cela rassurera les pouvoirs public de renforcer la place des HAD. Cher(e)s collègues remettons nous au travail pour valoriser notre savoir de libéral.
A.Le Corre