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Quid des gardes d'enfants pour les professionnels de santé ?

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Epidémiologie

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La fermeture des crèches et des établissements scolaires n'est pas sans causer des problèmes logistiques aux parents, qui dans certains cas, sont obligés de se mettre en arrêt de travail pour s'occuper de leurs enfants. Déjà jeudi 12 mars, Emmanuel Macron avait promis "un service de garde" pour les enfants de ces personnes en première ligne. Qu'en est-il pour les personnels soignants ?

Face à l'épidémie de coronavirus, le gouvernement a mis en place des dispositifs de garde d'enfants pour que les soignants puissent continuer à exercer.

Suite à l'épidémie de coronavirus Sars-Cov-2 qui ne déscélère pas et aux mesures de fermeture des écoles, des collèges et des lycées, le ministère des Solidarités et de la Santé a communiqué récemment sur la mise en place de dispositifs de garde d'enfants pour les professionnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire, avait mentionné le président de la République dans son allocution du 12 mars dernier.

Un dispositif normalement déployé entre le 14 et 15 mars

Sans surprise, cette mesure concerne avant tout les professionnels de santé qui sont sur le pied de guerre. Que ce soit en établissements de santé publics ou privés ou en libéral, les infirmiers, aides-soignants, sages-femmes, médecins, biologistes et pharmaciens sont tous concernés. Il en va de même pour les personnels des établissements sociaux et médico-sociaux comme en EHPAD, dans les établissements pour personnes handicapées, ou les services d’aide à domicile. Les Français travaillant dans les nouveaux centres d’hébergement pour sans-abris malades du coronavirus et les personnels de crèche chargés d’accueillir en urgence les enfants des soignants, sont aussi sur la liste des parents pouvant bénéficier d'une garde d'enfant.

Enfin, les personnels chargés de la gestion de l'épidémie au sein des agences régionales de santé (ARS), des préfectures et de l'équipe nationale de gestion de la crise pourront eux aussi faire valoir leurs droits.

Le portail monenfant.fr

Ainsi, tous ces professionnels devraient bénéficier du dispositif si ils ont des enfants en crèche ou scolarisés, collège compris. Normalement, les parents ont été informés par les gestionnaires des structures concernées que l’accueil de leurs enfants pouvait être assuré, les préfets organisant depuis ce weekend des solutions d’accueil prioritaire dans chaque territoire et pourront réquisitionner les établissements nécessaires. Par ailleurs, le gouvernement met en place sur le site monenfant.fr un portail pour s'inscrire et pour demander une place prioritaire pour son enfant, a déclaré lors d'une conférence de presse Christelle Dubos, la secrétaire d'Etat placée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé.

D'autre part, si l'on en croit le site de France Info, les parents devront présenter, soit leur carte professionnelle de santé, soit une fiche de paie qui mentionne l'établissement qui les emploie pour que leurs enfants soient accueillis. Les personnels des ARS, eux, sont invités à présenter une attestation.

De manière générale, les enfants auraient dû pouvoir avoir un lieu d'accueil dès lundi 16 mars. Apparemment, il s'agirait de leurs lieux de scolarisation habituels, explique le ministère de la Santé, même si les recteurs pourront adapter le dispositif. Les élèves seront regroupés par classes de 8 à 10 enfants au maximum par mesures de sécurité.

Toutefois, dans le cas particulier des enfants en bas âge (moins de 3 ans), l'accueil en crèche sera organisé localement par les départements, prècise le ministère, sachant que les crèches hospitalières devraient demeurer ouvertes.

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