EN BREF

"Egal accès aux soins" : quel rôle pour les IPDE ?

Par communiqué en date du 2 mai 2018, l'ANPDE nous informe que, dans le cadre de la commission « Egal accès aux soins » elle a été auditionné via son président Charles Eury à l'Assemblée Nationale. Présidée par Alexandre Freschi, député en charge de la commission et accompagné par de Philippe Vigier rapporteur de la mission, l'ANPDE a pu exprimer sa vision du métier d'infirmier(e) puériculteur(trice) de demain pour garantir un égal accès aux soins pour tous sur l'ensemble du territoire. Tous les sujets ont été abordés afin d'avoir une vision périphérique des axes qui devra permettre de compter avec les infirmières puéricultrices pour répondre à la problématique de l'égal accès aux soins : reconnaissance Master pour le diplôme, actes exclusivement réservés aux infirmières puéricultrices, attractivité du métier, législation... Si la commission a reconnu la plus-value de l'infirmière puéricultrice (IDPE) et son apport pour venir en soutien des pédiatres tant à l'hôpital qu'à la ville ou en milieu scolaire, elle a cherché à comprendre les raisons du dysfonctionnement actuel et pointé du doigt le manque d'attractivité du métier. En outre, la commission s'interroge sur l'intérêt de faire la spécialisation s'il n'y a pas d'actes de soins en plus à l'issue de la formation. L'ANPDE déplore la sous-utilisation des compétences de l'IPDE, rappelant l'aspect juridique qui précise, que le champ de compétences de l'infirmière puéricultrice ne se distingue pas du champ de compétences déjà reconnu à tout infirmier en soins généraux. La réglementation infirmière crée ainsi une situation par l'absurde. En effet, les infirmières puéricultrices bénéficient aujourd'hui d'une formation d'un an supplémentaire et bientôt deux ans par rapport à une infirmière diplômée d'Etat (IDE) en soins généraux. Il s'agit donc d'inscrire dans le décret de compétences infirmier le contenu des actes. Aussi, la reconnaissance d'un champ spécifique des infirmières puéricultrices dans l'exercice professionnel apparaît comme une nécessité. En effet, les études d'infirmière puéricultrice développent de nouvelles compétences sur la prise en soins des patients enfants et l'accompagnement de leurs familles. Il a été rappelé que depuis 2009, la formation socle de trois ans n'offre plus d'enseignement pédiatrique. Pour autant, ces compétences ne font l'objet aujourd'hui d'aucune transcription dans le décret des infirmiers, de sorte que le corps médical ne peut utiliser les compétences des infirmières puéricultrices à leur juste mesure. Pour conclure, Philippe Vigier a sollicité l'ANPDE pour identifier une liste d'actes qui pourraient être exclusivement réservés aux IPDE notamment sur le secteur libéral, leur permettant, à terme, une reconnaissance spécifique.

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