EN BREF

Grippe : la HAS favorable à l'élargissement (pérenne) des compétences vaccinales infirmières

Les infirmiers pourraient voir encore leurs compétences vaccinales élargies. En effet, dans le contexte exceptionnel de circulation concomitante de la grippe et du SARS-CoV-2 et alors que la campagne de vaccination contre la grippe a débuté vendredi 22 octobre, la HAS, dans un avis rendu jeudi 21 octobre, propose d'ouvrir la possibilité aux infirmiers et aux pharmaciens d’officine d’administrer le vaccin contre la grippe saisonnière aux personnes majeures non ciblées par les recommandations vaccinales en vigueur. En clair, le projet de décret supprime la limitation de la compétence des infirmiers à administrer le vaccin antigrippal sans prescription médicale à certaines personnes considérées comme à risque.

Depuis 2008 en effet, les infirmiers sont autorisés à administrer le vaccin contre la grippe sans prescription médicale mais uniquement sur des personnes à risques ayant déjà reçu une première injection du vaccin. Depuis le 26 septembre 2018, un nouveau décret et un arrêté permettent aux infirmiers de vacciner toutes les personnes majeures pour lesquelles la vaccination antigrippale est recommandée, sans prescription et ce même dans le cadre d’une primovaccination. Il s'agit donc là d'une nouvelle extension des compétences des infirmiers en matière de vaccination antigrippale. 

Ce projet est de nature à favoriser une augmentation de la couverture vaccinale contre la grippe en population générale en élargissant l’offre de vaccination au public qui le souhaiterait, souligne la HAS qui se prononce en faveur de cette évolution règlementaire pérenne sur l’extension des compétences vaccinales en matière de grippe saisonnière pour les infirmiers et les pharmaciens sous réserve que le ministère s’assure que le nombre de doses soit suffisant pour assurer la vaccination des populations ciblées par les recommandations vaccinales. En outre, la vaccination contre la grippe saisonnière des personnes non ciblées par les recommandations qui sont donc non prioritaires, ne doit pas faire l’objet d’une incitation par les professionnels de santé, mais résulter, le cas échéant, d’une démarche volontaire des personnes concernées de façon à garantir la vaccination des personnes ciblées par les recommandations vaccinales, précise-t-elle encore.

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