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Covid-19 : avis favorable du COSV à la vaccination en anneau

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Epidémiologie

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Dans un avis partagé le mercredi 19 mai sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé, le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) présidé par Alain Fisher défend la mise en place d’une nouvelle modalité de vaccination dans le cadre plus général de la lutte contre le Covid-19 : la vaccination en anneau. Définie par l’Académie de Médecine comme une stratégie consistant à vacciner tous les individus ayant été en contact avec un sujet présentant une infection confirmée, ainsi que toutes les personnes en contact avec ce premier cercle de sujets contacts, elle présenterait plusieurs avantages. Si elle ne permet pas de prévenir l’infection des cas contacts, le temps d’incubation du virus étant en moyenne de 5 jours contre 10 à 12 jours pour l’induction de la réponse immunitaire par le vaccin, elle pourrait en revanche contribuer à induire une immunité plus robuste à même de limiter la sévérité de l’infection et peut-être de réduire la durée de la phase de contagiosité chez ces personnes, note le COSV. La vaccination en anneau s’avèrerait particulièrement efficace au sein des collectivités, et notamment dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux, pour rompre le plus tôt possible les chaînes de contamination, précise-t-il également. Cet avis fait écho à celui prononcé par la Haute Autorité de Santé au début du mois de mai sur l’importance de vacciner l’entourage des personnes les plus fragiles face au virus.

Sollicité sur la question par le COSV, l’épidémiologiste américain Ira Longini juge pertinente cette stratégie, qui a déjà fait ses preuves contre d’autres maladies infectieuses, telles qu’Ebola : Je pense qu'une version de la vaccination en anneau, c'est-à-dire la vaccination rapide des contacts des cas index et des contacts de ces contacts, serait efficace pour contrôler la transmission à l'échelle locale. Je suis également d'accord sur le fait qu'une version de la vaccination en anneau qui inclurait la vaccination rapide de COVID-19 dans des groupes de communautés, ce qui est en fait une vaccination en anneau + tous les autres membres d'un groupe, serait très efficace. Notant par ailleurs que la mise en place d’une telle stratégie de vaccination devrait s’accompagner d’une évaluation de son efficacité, le COSV souligne que seuls les vaccins à ARN messagers pourraient être utilisés, notamment car ils induisent plus rapidement une réponse immunitaire chez les personnes vaccinées, et ce d’autant plus que l’AstraZeneca demeure déconseillé pour les moins de 55 ans. Enfin, l’avis du Conseil se veut rassurant sur les risques d’effets secondaires des vaccins sur les personnes infectées, indiquant qu’il n’y a pas de risque identifié pour les personnes qui seraient vaccinées au cours de leur période d’incubation. Se poserait la question de l'approvisionnement des doses nécessaires à cette activité non-programmée si la stratégie était adoptée.

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Commentaires (1)

phica

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1 commentaires

#1

étonnement

plusieurs choses m'interpellent ici :
jusqu'à maintenant la vaccination a toujours été un choix, ici on l'impose comme une obligation par des moyens détournés, certains mentionnent également des "camps" de mise en isolement des non vaccinés;
Le conseil scientifique n'a pas été capable de produire tous les compte-rendus de leurs réunions et de leurs itinéraires de décisions depuis le début, pourquoi les suivre ?
Pourquoi comparer les covid à l'ebola, qui n'a rien à voir ?
Pourquoi ne pas mettre toutes les forces dans l'utilisation des traitements qui soignent et qui ont fait leurs preuves ? (cf recours gracieux du Dr Maudrux publié sur son blog)