EN BREF

Le SNIIL appelle à recourir aux infirmiers libéraux pour désengorger les services d'urgences

Alors que plusieurs rassemblements se sont organisés mardi pour alerter sur la situation critique des services d’urgences, le Syndicat National des Infirmières et Infirmiers libéraux est monté au créneau pour rappeler le rôle que les paramédicaux libéraux peuvent jouer dans le maintien de l’accès aux soins sur tout le territoire.

Les fermetures des services d’urgences à l’approche de l’été : prémices du naufrage du système de santé ? Mais qu’attendent les pouvoirs publics pour agir ? s’inquiète-t-il ainsi dans un communiqué, dénonçant ce qu'il estime être un manque d’intérêt de la part de Brigitte Bourguignon, la nouvelle ministre de la Santé et de la Prévention, pour le sujet alors que se profilent les élections législatives. Alors que les services d’urgences craquent de partout, le SNIIL voit dans le recours aux infirmiers libéraux un moyen de les désengorger.

Les libéraux comme réponse à la crise

Une piste également soumise par Thomas Mesnier, député de Charente et médecin urgentiste, qui propose de s’appuyer davantage sur les professionnels paramédicaux, tels que les IDEL pour pallier aux difficultés que rencontrent les hôpitaux, note le communiqué. En 2018 déjà, le député, dans son rapport sur l’organisation des soins non programmés dans les territoires, soulignait la nécessité d’encourager beaucoup plus résolument le partage de tâches entre médecins et autres professions de santé (infirmiers, kinésithérapeutes, pharmaciens) et de soutenir les organisations d’exercice pluridisciplinaire et coordonné (CPTS en tête) sur les territoires.

Le Sniil avait, alors, fait plusieurs propositions afin de désengorger les services d’urgences notamment en s’appuyant davantage sur la médecine de ville et plus particulièrement sur les infirmières et infirmiers libéraux, rappelle le syndicat, qui avait à l’époque reçu une fin de non-recevoir. Les dysfonctionnements du système de santé ne pourront pas être résolus en ne se préoccupant que des seuls avis des fédérations hospitalières et des médecins, alerte-t-il. Et de juger que la « mission flash » ordonnée par Emmanuel Macron ne parviendra pas à produire de solutions adaptées, celles-ci ne pouvant se trouver que dans les propositions émanant du terrain et de l’ensemble des professionnels de santé.

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