EN BREF

Les IBODE au ministère : "statu quo sur les salaires et promesse sur la formation"

Le mardi 1er octobre et pour la première fois, l'ensemble des représentants IBODE, les associations (UNAIBODE), les étudiants (ALEIBO), le Syndicat (SNIBO) et les écoles (AEEIBO) étaient reçus par une délégation au ministère de la santé et des solidarités. Selon le communiqué conjoint du 2 octobre, l'objectif de cette rencontre était de trouver des solutions à la crise qui frappe les blocs opératoires et répondre aux interrogations des IBODE en grève depuis le 23 septembre sur l'ensemble du territoire. Les IBODE de France expriment en effet leur colère face au désintérêt du ministère quant à leurs revendications ; un mécontentement également exprimé par une pétition signée par une large majorité d'IBODE et adressée directement à la Ministre et ses conseillers. Pour les représentants des IBODE, c'est notamment grâce à l'ampleur de cette pétition et l'engagement des IBODE que la spécialité a été reçue et que le ministère a, espérons-le, pris conscience de notre mal-être.

La principale revendication des IBODE, le salaire, a été écouté sans pour autant de prises de décisions dans les faits. Le ministère considère ne pouvoir décider et agir seul sur cette revendication et précise en outre des problématiques budgétaires ! Et de poursuivre, les représentants du ministère, conscients de la plus-value des IBODE -rappelant ainsi leur attachement à la spécialité- ont reconnu ne pas spécifiquement connaître la grille salariale IBODE et ignorer la problématique de la NBI, dont les IBODE sont les seuls à ne pas bénéficier. Le SNIBO, par la voix de sa présidente, Laurence Boulou, a prévenu maintenir la pression et poursuivre le mouvement pour que les actes exclusifs qui libèrent du temps chirurgical soient valorisés par une prime spécifique et par la revalorisation des grilles salariales.

Autre problématique soulevée par les quatre représentants de la spécialité, celle de la formation et sa réingénierie, jugée comme une véritable nécessité, trop souvent oubliée (volontairement ou involontairement) par le ministère. Sur cette question, le ministère s'est engagé à mettre en place, dans les plus brefs délais, des groupes de travail portant sur la refonte de la formation par compétences. La promesse : un calendrier visant une rentrée 2020 avec les nouveaux programmes. Quant à la suppression des 2 ans de pratique avant de pouvoir intégrer la formation, sujet également revendiqué de longue date, il semble être partagé et préconisé par le ministère.

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