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Non-reconnus comme ils le souhaiteraient, les IADE expriment à nouveau leur colère

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Pratique avancée

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Sous la bannière de la CGT santé, les infirmiers anesthésistes sont appelés à se mobiliser pour la deuxième fois en moins de deux mois, du 2 au 11 novembre. En cause : ce qu'ils avaient déjà dénoncé mi-septembre à Paris, à savoir principalement une reconnaissance de leur métier "à la hauteur de leur niveau de formation, d'autonomie de pratique et de responsabilité professionnelle". Et ce alors que le PLFSS a été favorable à la pratique avancée infirmière, qui gagne une mention supplémentaire et une expérimentation de la primo-prescription. Une bonne chose, a commenté sans amertume Christophe Paysant, le Président du Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes (SNIA) contacté par la rédaction, sous réserve que le périmètre de la médecine d'urgence demeure clairement défini. Mais les IADE n'ont pas connu le même sort et les amendements déposés au PLFSS 2022 n'ont pas été favorables à leur évolution. Pourtant, la spécialité aurait pu y croire, puisque Bénédicte Roquette (Conseillère chargée de l'offre de soins, des ressources humaines et de l'organisation territoriale au sein du Cabinet du ministère de la santé, ndlr) lui avait présenté un amendement en ce sens - qui n'aura finalement pas été déposé au motif qu'il présente un risque de dérive financière. Nous sentions pourtant qu'Olivier Véran avait le souhait de faire avancer les choses ; alors que nous attendons encore le rapport de l'IGAS, promis initialement en septembre, nous avons touché du doigt ce qu'aurait pu être une juste reconnaissance des IADE, regrette le leader syndical. Lequel pointe également du doigt le lobbying médical, inquiet en partie selon lui à l'idée de perdre son hégémonie, et donc peu enclin à défendre la progression et l'autonomie des infirmiers anesthésistes. A l'approche des élections présidentielles et après adoption du PLFSS 2022 en première lecture par l'Assemblée Nationale, la fenêtre de tir pour agir risque d'être particulièrement contrainte. La colère monte et nous sommes toujours en quête d'un statut adapté à notre exercice professionnel. Visiblement moins en vogue que les IPA, nous faisons pourtant partie du monde de demain et méritons le même soutien - entre autres de la part de l'Ordre Infirmier. Nous utilisons aujourd'hui le levier qui nous reste : celui du blocage, que nous reconduirons si besoin, a conclu C. Paysant.

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