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« Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », affirme le Président du Syngof

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Médecin

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Le président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens refuse de pratiquer des IVG qui s'apparente, selon lui, à "un homicide". Depuis la diffusion de ces déclarations sur TMC durant l'émission Quotidien le mardi 11 septembre, la polémique enfle. Le gouvernement dénoncent ces propos. Les réactions fusent et s'enflamment sur les réseaux sociaux.

gynecologue contre IVG

Bertrand de Rochambeau, gynécologue et président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof) a déclaré ne pas pratiquer les IVG car, pour lui, cela équivaut à retirer des vies.

Moi, je fais un métier avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. Nous ne sommes pas là pour retirer des vies, a délaré Bertrand de Rochambeau, gynécologue et président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), en référence à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).  Interviewé par Valentine Oberti, celle-ci a tenu à faire remarquer au praticien que ce n'est pas un homicide de faire une IVG. Ce que le médecin contredit : Si, madame. La journaliste insiste : Non, au sens du Code pénal, ce n'est pas ça, c'est faux (...) Toutes les femmes – j'en suis une – ne considèrent pas qu'avoir un embryon dans le ventre, c'est une vie. Réponse du professionnel de santé : Ça, c'est son opinion. Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion. Et si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi, rappelant la clause de conscience qui permet aux gynécologues de refuser de pratiquer l'IVG.

L'IVG "un droit fondamental"

Ces propos ont été diffusé dans "Quotidien" mardi 11 septembre provoquant de vives réactions notamment sur les réseaux sociaux. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, ont réagi fermement en condamnant ces déclarations.  Nous ne devons laisser passer aucune attaque, d’où qu’elle vienne, contre le droit des femmes à accéder librement à...

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Commentaires (4)

binoute1

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602 commentaires

#4

même avis que Karim

il a fait part d'un avis personnel. La teneur de son propos n'engage que lui.
Qu'il soit président du syndicat relève de l'organisation interne du syndicat, non ?

brrruno

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7 commentaires

#3

Petite précision sur le discours ...

La clause de conscience est une chose, mais la manière de s'exprimer fait aussi partie des obligations professionnelles. "Nous ne sommes pas là pour retirer des vies" et d'un autre registre, d'autant lorsqu'il le mélange à un homicide (définition qui ne relève pas d'un diktat médical). Ce n'est pas sa position de refus de pratiquer l'IVG dont il est question, mais de la teneur de son propos.

06karim

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5 commentaires

#2

Droit à l'IVG et clause de conscience

Je m'étonne de l'ambiance actuelle. Oui le droit à l'IVG existe mais le clause de conscience est un droit aussi pour les médecins et d'ailleurs tout soignant.
On a cette impression que l'on souhaite obliger les soignants à pratiquer des IVG selon le principe que les femmes ont ce droit. Je rappellerai que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Si des médecins s'offusquent de la position du Dr De Rochambeau je les inviterai à se former pour pratiquer des IVG.
Je défend le droit à l'IVG mais je défendrai aussi le droit des soignants de ne pas y participer.

BRONCO

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36 commentaires

#1

LIBERTE

LE Dr De Rochambeau n'a fait que donner son avis et dire pourquoi il ne pratiquait pas d'IVG. On peut appartenir à une profession et même être le président d'un syndicat et avoir ses propres convictions. La clause de conscience est, tout comme le droit à l'IVG, inscrite dans la loi. Il n'a jamais remis en question ce droit des femmes.
Le vrai problème est qu'il manque de médecins pour faire cet acte. Mais cette profession et cette spécialisation attire de moins en moins d'étudiants. Donc, statistiquement, il y'a moins de médecins pour pratiquer des IVG. C'est à mon avis, plus vers cette piste que l'on doit chercher pour permettre aux femmes qui le souhaitent d'avoir recours à une IVG.