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Les ESI en ont assez que l'on s'en prenne à leur portefeuille

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Formation en ifsi

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Certains établissements n'ont pas rémunérés les étudiants en soins infirmiers en temps et en heure alors qu'ils ont exercé en guise d'aide-soignants durant la crise sanitaire. D'autres continuent de réclamer des frais que la Fnesi avait déjà dénoncé comme parfaitement illégaux l'an dernier. Alors que l'on manque cruellement de soignant, il parait nécessaire d'aider les étudiants afin d'éviter la précarité.

Cela ne me donne pas du tout envie de postuler à l'AP-HP, s'agace une ESI de 3ème année qui a souhaité garder l'anonymat. Et pour cause l'AP-HP lui doit pas mal d'argent, 1500 euros selon ses estimations. Étudiante à l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) au sein de l'hôpital Emile-Roux à Limeil-Brévannes, la jeune femme a travaillé en renfort dans l'unité Covid-19 de l'hôpital Henri-Mondor à Créteil, durant le confinement. Durant cinq semaines exactement : du 23 mars au 7 mai. C'était une sorte de volontariat obligatoire. On nous faisait comprendre qu'on n'avait pas trop le choix que d'y aller, confie-t-elle au Parisien. Mais je trouvais ça bien d'y faire ces renforts, cela allait nous apporter de l'expérience et de la compétence. On nous avait promis une rémunération.  Une rémunération qu'elle attend toujours ! Elle et d'autres  car son IFSI est submergé de réclamations du même ordre par des étudiants en colère. Au vu de la situation, le père de la jeune femme décide de contacter  la comptabilité du groupe hospitalier Henri-Mondor. Le monsieur au téléphone n'en avait strictement rien à faire.Sauf que, en attendant, ma fille n'a plus de quoi payer son loyer. Elle est sans doute loin à être la seule dans ce cas.

Face à cela, l'AP-HP plaide des problèmes administratifs, toujours selon le Parisien. Le dossier de cette étudiante est bien identifié et suivi par son Institut de formation en soins infirmiers. En effet, elle aurait dû être payée fin avril, fin mai et fin juin 2020. Malheureusement, le fait qu'elle ait travaillé dans plusieurs hôpitaux de l'AP-HP a entraîné des retards et bloqué le paiement des quatre autres semaines d'indemnités dues, explique l'établissement promettant un réglement fin août.

En parallèle, d'autres étudiants se sont plaints du comportement de l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du CHU de Nantes, qui continue de réclamer les fameux frais illégaux déjà largement pointé du doigt par la Fnesi l'an dernier. Celui-ci n'a pas hésité à recourir à des huissiers. Ainsi, plusieurs ESI ont donc reçu un courrier daté tantôt du 16 mars ou du 25 juin les mettant en demeure de payer 233,58 euros au CHU de Nantes dont 203 euros de frais d'inscription non payés, et 30,58 euros de frais d'huissiers. La réception de ces lettres fait déjà largement polémique sur les réseaux sociaux.

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