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TFE - Le don de rein du vivant

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Formation en ifsi

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En juillet 2013, Tiphaine Blanchet, étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers MGEN La Verrière (promotion 2010-2013) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « Le don de rein du vivant ». Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.

Le don de rein du vivant

Le don de rein du vivant

Tiphaine débute ainsi son mémoire de recherche : « Décembre 1952, Paris. La première greffe de rein au monde à partir d’un donneur vivant est réalisée avec succès. Depuis cette date, de très nombreuses vies ont été sauvées grâce au rein d’un proche. Cependant, le don d’organe du vivant est encore méconnu et sur le plan de la santé publique, alors que la France est en pénurie, cela gagnerait à changer, d’autant plus que depuis 2011, la loi de bioéthique relative au don du vivant a été révisée et a permis d'élargir les possibilités.

Au cours de ma formation, j’ai eu l’occasion de faire un stage en service d’urologie. L’établissement qui m’a reçue pratique la greffe rénale avec donneur vivant. Ils ont d’ailleurs dépassé les 1 000 greffes en février 2011. Durant mon stage, une compétition sportive était organisée en partenariat avec l’hôpital afin de promouvoir le don d’organes. La course était ouverte à tous, qu’ils soient amateurs, professionnels, patients greffés voire même enfants, et le personnel était convié à y participer. Cet événement m’a amenée à me documenter sur le don d’organes et de tissus. Cette thématique m’était presque totalement étrangère. C’est un sujet qui m’a tout de suite intéressée par plusieurs aspects. C’est pourquoi j’ai choisi d’y consacrer mon mémoire de fin d’étude. Le premier intérêt que je porte à cette thématique est totalement personnel, car je suis donneuse de sang et j’envisage de m’inscrire sur les registres de donneur de moelle osseuse. Sur le plan professionnel, participer à une greffe est enrichissant tout autant par le côté technique de l’opération que le versant relationnel qu’elle induit nécessairement. Au cours de ma formation, je me suis sentie beaucoup plus à ma place dans la dimension relationnelle que comportent les soins. Ce TFE me permet de concilier technique, de par les connaissances et les gestes associés au don d’organe, et relation d’aide qui se met en place avec le patient. J’ai eu l’occasion de m’en rendre compte en prenant en charge une femme qui a fait le choix de donner un rein à son mari. Cette situation est à l’origine de ma réflexion et de ce travail.

Au fur et à mesure des recherches et des entretiens que j’ai pu mener, je me suis rendue compte que le choix du don du rein est tellement lié à la sphère de l’intime, des émotions et de l’affect que la décision ne sera jamais rationnelle à 100%. De plus, le donneur est souvent décidé bien avant qu’on ne l’informe des procédures, avantages, risques que la transplantation peut avoir. Le don est une démarche spontanée, personnelle et volontaire et c’est souvent le donneur qui se fait connaître avant même de savoir si, et comment cette greffe est possible. C’est donc bien souvent le point de départ de la procédure d’information. Par ailleurs, l’émotion entrant en jeu, on peut facilement remettre en cause le fait que le donneur entende et comprenne bien tout ce qui lui sera dit. Il est très probable qu’il fasse un tri inconscient, d’une part pour se protéger lui en s’évitant des angoisses et d’autre part pour protéger son receveur en ne changeant pas d’avis.

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Aurélie TRENTESSE Rédactrice Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com

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