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TFE - L’éthique, tact de la fin de vie

Cet article fait partie du dossier:

Ethique et soin

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En juin 2015, Maël Guillou, alors étudiant en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du Centre Hospitalier René Pleven de Dinan (promotion 2012-2015) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « L’éthique, tact de la fin de vie ». Il souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.

horloge engrenages

Maël a travaillé, dans son TFE, sur le thème de la fin de vie et de l'éthique.

Maël débute ainsi son travail de recherche : « L’institutionnalisation de la prise en charge des mourants est grandissante. Ainsi, dans une société où les repères idéologiques et religieux ne suffisent plus à apporter des réponses aux questions existentielles de tous, les infirmiers ont un rôle d'accompagnement psychologique des personnes en fin de vie.

A l'heure actuelle, le pouvoir médical est très important et le mourant est dépossédé, voire frustré de sa propre mort car la technologie permet de prolonger son existence biologique après qu'il ne soit plus maître de ses gestes et ne puisse donc plus exprimer son libre arbitre. C'est ainsi que les soignants se retrouvent face à des situations où ils prennent soin de corps en souffrance non communiquant et dont les volontés n'ont pas clairement été exprimées lorsqu'ils étaient encore en mesure de dialoguer. Ce sujet est d'actualité car les médias relatent souvent le cas de Vincent Lambert, un homme de 38 ans victime en 2008 d'un accident de la route. Il est à ce jour dans un état dit de « conscience minimale plus ». Il a la possibilité de bouger les yeux, de ressentir la douleur mais il est impossible de savoir s'il comprend ce qui lui est demandé et donc de connaître ses souhaits quant à sa propre fin de vie. D'autres patients expriment quant à eux clairement l'envie que l'on mette fin à leurs jours. Mais qu'en est-il de cette volonté ? Ne cache-t-elle pas plutôt le souhait de vivre dans d'autres conditions ? Ainsi, les soignants sont, dans la majorité des cas de fin de vie, dans l'incertitude sur les choix du patient concernant ses envies de continuer ou non à vivre dans les conditions dont il bénéficie.

Les récentes lois tendent à redonner au patient la maîtrise sur sa fin de vie en accordant plus d'importance à ses volontés. Il est donc selon moi indispensable d'étudier les thèmes qui permettent de comprendre l'importance de permettre et respecter l'expression des volontés des personnes en fin de vie.Après avoir exposé ma situation de départ, j'expliquerai le cheminement de mes pensées pour aboutir à une problématique qui me semble être centrale lorsque l'on prend en charge des patients...

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Commentaires (1)

carnot

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7 commentaires

#1

témoignages

beau métier. tous ceux que je côtoie sont les as du care (et du cure) pour ceux qui s'apprêtent à nous quitter...
www.vivantsensemble.com