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TFE - « L’importance du positionnement infirmier à domicile »

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En mai 2017, Noémie Sablé, alors étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du CHU de Rennes (Promotion 2014-2017), soutenait avec succès son mémoire d’initiation à la recherche en soins infirmiers sur la thématique suivante : « L’importance du positionnement infirmier à domicile ». Elle souhaite le partager avec la communauté d'Infirmiers.com et nous l'en remercions.

sénior homme salle de bain

« En quoi le positionnement infirmier permet d’éviter des situations de maltraitance, auprès de personnes vulnérables, à domicile ? » la question de recherche de cette étudiante en soins infirmiers soutenant son TFE.

Voilà comment Noémie nous explique le choix de sa question de recherche. « Lors d’un de mes stages du semestre trois, au sein d’un Service de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD), j’ai été confrontée à des situations qui m‘ont interpellée par le maintien à domicile qui me paraissait de plus en plus compliqué. La première situation concerne Mlle.B, 56 ans et déficiente mentale depuis sa naissance. Mlle.B vit chez sa maman Mme.B qui, elle, a 86 ans. Le SSIAD intervient tous les matins pour l’aide à la toilette, l’habillage et aider Mlle.B à la marche. Mlle.B est incontinente urinaire et fécale. L’équipe soignante m’avait alertée des difficultés rencontrées avec cette patiente. En effet, des signalements de maltraitance avaient été effectués par le SSIAD. Les soignants m’ont rapporté des propos insultants que Mme.B avait à l’encontre de sa fille et des comportements maltraitants.

Ce matin-là, je demande à la maman de Mlle.B si elle peut nous fournir un drap et également un pantalon propre car celui préparé sur la chaise sentait l’urine. Mme.B s’énerve et refuse. Le ton monte, elle se dirige vers sa fille et tire sur son pantalon en criant « je vais le lui enlever son pantalon, moi, vous allez voir ». Je me dirige de l’autre côté de Mlle.B car sa maman est très agressive dans ses gestes. Je lui demande d’arrêter et de se calmer. A ce moment, Mme.B m’attrape les poignets, me fixe d’un regard menaçant puis me lâche, elle s’en va dans la cuisine et s’effondre en larmes. Lorsqu’elle m’attrape les mains et me fixe d’un regard menaçant, j’éprouve de la peur. Peur qu’elle lève la main sur moi mais surtout sur sa fille Mlle.B qui est juste entre nous. Je n’étais
pas rassurée à l’idée de partir de la maison.

Lors de ce stage, le SSIAD intervenait auprès de Mme.L, 88 ans, atteinte de la maladie de Parkinson. Mme.L ne communique plus ni verbalement ni gestuellement. La grille AGGIR pour cette personne présente un score de 1. Elle est incontinente urinaire et fécale. Nous venions le matin afin d’effectuer la toilette de Mme.L, l’habiller et l’installer dans son fauteuil roulant. Le mari de Mme.L était toujours présent à la maison, et était aux petits soins pour son épouse. Il préparait les affaires de sa femme à...

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