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TFE - Locked-in syndrom : Quand le silence est rompu…

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En juin 2013, Vanessa Le Liboux, alors étudiante en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmier de Pontivy (promotion 2010-2013) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « Locked-in Syndrom : Quand le silence est rompu… ». Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’Infirmiers.com et nous l'en remercions.

attaché piégé ligoté

Quand le patient est prisonnier de son corps...

Vanessa débute ainsi son travail de recherche : « J’ai été amené tout au long de ma formation professionnelle à évoluer dans différentes entités de stage. J’ai rencontré beaucoup de patients qui présentaient différentes pathologies, curables ou incurables. Au cours de ma deuxième année de formation, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage dans un service de neurologie. Le quotidien des professionnels de santé qui exercent en neurologie s’oriente autour des personnes atteintes de traumatismes crâniens, de paraplégies ou de tétraplégies d’origine médullaire, de maladies neuro-dégénératives, d’accidents vasculaires cérébraux ainsi que de Locked-in Syndrom (ou syndrome d'enfermement).

J’ai donc choisi d’orienter mon travail de fin d’études sur le Locked-in syndrome. Ayant eu une approche en première année d’étude lors de la lecture de l'ouvrage de Laetitia Bohn-Derrien, « Je parle - L’extraordinaire retour à la vie d’un Locked-in-Syndrom »,  en lien avec cette affection neurologique qui est rarement rencontrée dans les services de soins. J’ai pensé que ce mémoire de fin d’études serait l’occasion de produire un travail de recherche sur le Locked-in syndrom et sa prise en soins infirmière.

La prise en soin d’un patient atteint d’un Locked-in syndrom nécessite de la part du soignant des compétences pour réaliser les soins techniques nécessaires pour la santé du patient. Il lui faut aussi de l’empathie, des capacités d’écoute, de la patience afin de créer un lien de confiance et ainsi établir une relation soignant-soigné. Il m’a aussi permis de mettre en évidence que l’identité de soignant se forge selon les représentations sociales dont il dispose, qu’il construit au travers d’autres personnes ainsi que par nos qualités humaines et individuelles. Nos savoirs doivent être un atout afin de nous conduire à toujours nous remettre en question. Tout patient doit être considéré comme un sujet, un être humain à part entière même s’il présente un déficit physique, psychique ou de la communication. »

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Aurélie TRENTESSE  Rédactrice Infirmiers.com  aurelie.trentesse@infirmiers.com

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