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Infections post-opératoires : seuls 28% des Français s'estiment bien informés

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Hygiène hospitalière

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Les infections post-opératoires (IPO), et plus généralement les infections associées aux soins (IAS) sont une réalité dans les établissements de santé, et ce malgré les efforts toujours plus grands des structures concernées (hôpitaux, Ehpad …) en matière de prévention dans ce domaine. Alors que la DRESS publie des données encourageantes sur le niveau d’exigence des établissements, il reste des progrès à faire concernant l’information des patients, en demande d’une information claire. 

infections nosocomiales hôpital

Plus de neuf établissements sur dix ont atteint les plus hauts niveaux de performance selon des indicateurs de qualité et de sécurité des soins, selon la Drees.

Les Français ne peuvent pas encore se targuer de connaître le thème des IPO sur le bout des doigts. C'est ce que révèle une enquête IPSOS pour Johnson & Johnson Medical Devices et la SF2H : alors que les infections liées au site opératoire (ISO) font partie des infections les plus courantes associées aux soins, seuls 28% des Français s’estiment bien informés sur ces dernières. Dans le détail, on apprend que plus de 9 Français sur 10 ont connaissance de l’existence des infections post-opératoires et qu’ils sont 82% à les associer aux Infections liées aux soins (IAS). Néanmoins, seuls 1/3 des Français interrogés ont une estimation juste de la fréquence des infections du site opératoire en France (entre 0 et 5%), ce qui conduit les deux tiers restants à les surestimer. Il reste donc à faire preuve de pédagogie sur ce sujet, y compris chez les personnes qui ont été opérées au cours de l’année, puisqu’à peine la moitié d’entre elles a le sentiment d’être bien informée. La question de la prévention est donc cruciale, alors que les causes potentielles qui favorisent les ISO sont encore très mal connues du grand public.

On note encore que 94% des personnes interrogées savent que les ISO peuvent être graves et représenter un risque mortel mais que 18% des répondants estiment qu’elles touchent avant tout les personnes qui ont une mauvaise hygiène. A contrario, 68% des Français associent les infections du site opératoire (ISO) à l’hygiène des locaux, 59% à la stérilisation des instruments et 44% au respect des règles d’asepsie par le personnel médical. Dans les faits, le risque de survenue d’une ISO est complexe et dépend de multiples facteurs liés à l’acte chirurgical lui-même, le patient opéré et à l’environnement du bloc opératoire.

Pour les patients, le taux d’infection devient un critère important dans le choix d’un établissement de santé »Alain Michel Ceretti, Président de l’association de patients Le LIEN. La lutte contre les IAS, un indicateur de qualité des établissements * Les résultats 2016 du thème « Infections associées aux soins » des indicateurs de qualité et de sécurité des soins sont rendus publics par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et...

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