ETHIQUE

Du mépris rentable au management durable

Cet article fait partie du dossier:

Ethique et soin

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Les procédures dégradées envahissent nos systèmes de soins sous la caution, voire la pression, de nos institutions. L’empire du moindre mal se répand et s’érige comme seule opportunité de retour à l’équilibre et la médiocrité se substitue ainsi à la normalité. Ce mécanisme dégrade aussi les relations et nous assistons à l’effritement des idéaux, au désenchantement des professionnels en même temps que s’installe la merditude des choses… Et s’il y avait de nouveaux possibles ?

coopération infirmières

Le management à l'épreuve de la rentabilité

Il est toujours un peu curieux d’assister à cette propension que nous avons à nous satisfaire de la médiocrité et de la substituer à la normalité. Nous vivons actuellement une nouvelle ère managériale qui détermine une nouvelle espèce de cadres. Le cadre du futur sera différent. S’adaptera-t-il à un environnement hostile en termes de charge de travail et de responsabilité ? Les projections pessimistes mais par trop réalistes hélas, envisagent un cadre solitaire, isolé de sa corporation et hyper responsabilisé. Mû par la peur et l’ambition (ces deux concepts sont solubles l’un dans l’autre), il épousera la dynamique institutionnelle sans condition. Le résultat économique deviendra la quête essentielle dont les seules objectivations entendables sont les indicateurs de rentabilité. Il sera bon élève et cherchera à être meilleur que son collègue.

Le modèle darwinien est en place : soit le cadre s’adapte à l’environnement, soit il disparait. La mutation du super cadre est en évolution, si le système ne le produit pas, il arrivera de l’extérieur et fera sa place.

Quand autrui n’est plus le même que moiIl faut sauver nos hôpitaux et le spectre de la tutelle est agité à chaque tentative de l’encadrement de conserver des conditions de travail les meilleures possibles dans nos unités de soins. A entendre certaines personnes de nos directions (car cette problématique est bien personne dépendante), l’encadrement n’aurait pas conscience de l’état de précarité de notre système de soins. Peut-être sommes-nous devenus des truffes obsolètes ne...

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Commentaires (3)

CrisP

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51 commentaires

#3

révolution silencieuse

merci Augusta, vraiment, je vais continuer à m'appliquer pour vous mériter... la créativité s'effondre hélas alors qu'elle pourrait être un remède parmi d'autres bien sûr !
Didier, ce genre de conneries s'éparpille grand train... chez nous on s'achète des sandwiches pour pouvoir gagner du temps en réunion entre midi et 2.... pas beau ça ?
CHristophe

dino

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320 commentaires

#2

la faute à qui ?

Nous allons en crever de ce p..... de management. Entre nous, je n'arrive pas à croire que des professionnels supportent d'être traités ainsi. Le dernier exemple en date ; je viens d'apprendre que l'hôpital de Dijon fait payer le parking au personnel. Ben voyons, ils auraient torts de se gêner avec les moutons bêlants, les consommateurs peureux que nous sommes devenus. Il est où le citoyen responsable là-dedans ?

augusta

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72 commentaires

#1

In-ven-ter!

Article très intéressant (mais c'est normal il est de Christophe Pacific!).
Laissons de côté le systématique qui est sclérosant et permettons aux soignants d'inventer le soin!

Je partage tout à fait votre conclusion: au cadre de faire émerger les talents/idées/initiatives des soignants.