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Recherche en soins : l’excellence à travers trois prix

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Recherche en soins infirmiers

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Lors des dernières Journées francophones de la recherche en soins (JFRS) les 9 et 10 avril derniers, trois équipes ont été distinguées pour la pertinence et l'impact de leurs travaux. Oui, la recherche paramédicale ne manque pas de dynamisme et de créativité et gageons que cela devrait durer !

Prix scientifique du jury/Hospimedia

Trois prix pour valoriser la recherche en soins à Angers

Le prix de l'innovation, soutenu par Infirmiers.com, a été remis à Hélène Darretain, puéricultrice au CHU Sud Francilien.

Le prix a été remis à Frédéric Noublanche, cadre de santé, service de gérontologie clinique CHU Angers pour l'étude sur l'échelle de prédiction du risque de chute. Pour les personnes âgées, une hospitalisation de qualité est une hospitalisation qui ne se prolonge pas. D'où l'importance d'éviter la survenue d'événements qui aggraveraient l'état de santé du senior. Parmi eux la chute à l'hôpital reste fréquente avec une prévalence de 2,9 à 13 pour 1 000 lits-jours. Pour réduire ce risque, il faut bien connaître les  facteurs déclenchants de chutes chez les patients âgés hospitalisés en unités de soins de court séjour. Tel est le propos de l'étude conduite par Frédéric Noublanche, Romain Simon, Attaché de recherche clinique hospitalier, service de gérontologie clinique (CHU d’Angers), Frédérique Decavel, Directeur des soins, Marie-Claude Lefort, Coordonnateur général des soins, Cédric Annweiler, praticien hospitalier service de gérontologie clinique et le Pr  Olivier Beauchet, chef du service de gérontologie clinique. Ils ont travaillé sur l’Echelle de Prédiction du Risque de Chute (EPRiC) en combinant les items : âge > 85 ans, sexe, polymédication, avoir des troubles cognitifs, et antécédent de chutes

Conclusion : deux combinaisons des items de l’EPRiC prédisent de façon significative la survenue de la chute : la combinaison des troubles cognitifs et des antécédents de chutes.

Prix de l’innovation/Infirmiers.com

Le prix a été remis à Hélène Darretain, puéricultrice, et à André Koszo, infirmier au CHU Sud Francilien, pour leur étude d’une technique alternative pour la pose de sonde contre la douleur oro-gastrique chez le nouveau-né à terme et prématuré. Le principe : utiliser la succion pour faciliter la déglutition et le passage de la sonde.

Les résultats démontrés : une nette diminution de la douleur et des nausées.

Prix du jeune chercheur/Elsevier-Masson et Prix du public

Ce double prix a été attribué par l’ensemble des congressistes à Clémence Carel, infirmière au CHU de Toulouse. Elle a étudié l'influence du soignant sur le vécu douloureux et émotionnel du patient lors de la pose d’un cathéter veineux périphérique. La pose d'un cathéter veineux périphérique est en effet un soin douloureux répétitif chez des patients atteints de cancer. Des traitements médicamenteux pour prévenir la douleur sont utilisés mais des contre-indications limitent leur usage. Or la douleur peut être allégée par une communication positive et le choix de mots ou de circonstances appropriés : tranquillement, confortablement, calme, détendu, paisible, respiration, s’apaise, très bien… très, très, bien…, c’est un peu frais, assouplir, protéger, couche protectrice, pied à perfusion. Cette méthode permet de gagner en qualité de soin sans perte de temps. Elle encourage les soignants, qu’ils soient médicaux ou paramédicaux, à développer ce type de communication dans leur pratique quotidienne, avec pour objectif le mieux-être et le « bien-vivre » du soin pour la personne soignée, préconise la chercheuse.

Résultat : un mieux-être ressenti dans 80% des cas contre 38% en communication courante.

JFRS 2015Cet article a été publié par le Réseau CHU le 16 avril 2015. Merci pour cet échange fructueux.

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