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Confinement en Martinique : l'étau se desserre

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Epidémiologie

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En métropole, le pic de la deuixème vague de Covid-19 semble derrière nous, comme l'a confirmé le hier le Chef de l'Etat. Compte tenu des données encourageantes également relevées en Martinique, Sébastien Lecornu, Ministre des Outre-mer, et Olivier Véran, Ministre des Solidarités et de la Santé, annoncent à partir du 25 novembre 2020 l’adaptation anticipée des mesures liées au confinement. Nous veillons à bien différencier les mesures que nous prenons en Outre-mer par rapport à celles en vigueur dans l’hexagone afin de tenir compte des spécificités des territoires ultramarins. Si la Martinique reste confinée en raison d’une circulation du virus qui reste active, nous avons décidé, avec le Président de la République et le Premier ministre, de permettre aux petits commerces et aux lieux de cultes d’être à nouveau accessibles plus vite que sur le reste du territoire national, a précisé Sébastien Lecornu. Concrètement, un arrêté préfectoral permettant la réouverture des commerces dit "non essentiels" sera pris le mercredi 25 novembre avec entrée en vigueur immédiate. Ces commerces devront appliquer strictement les protocoles sanitaires adoptés pour chaque secteur et l’application de l’ensemble des gestes-barrière devra être respectée. Les activités de cultes pourront également reprendre dans la limite de 30 personnes. L’attestation de déplacement dérogatoire sera adaptée pour prendre en compte ces modifications. Annoncé le 1er novembre dernier, le confinement était intervenu en Martinique à un moment où les indicateurs étaient particulièrement mauvais. Même si la circulation du virus demeure encore active dans cette partie des Antilles, la mesure s'est révélée efficace : au 20 novembre, le taux de positivité relevé était de 8,38 %, contre 17,43 % trois semaines auparavant. Mais Olivier Véran tempère : si la situation épidémique s’est nettement améliorée grâce aux efforts de tous les Martiniquais, la prudence reste de mise. D’une part, la Covid-19 continue de circuler, à des niveaux plus élevés qu’au mois de mai dernier. D’autre part la Martinique subit également une épidémie de dengue particulièrement forte. C'est pourquoi une stratégie de lutte contre l’épidémie spécifique à chaque territoire ultramarin sera proposée par le gouvernement dans les jours qui viennent ; elle s'assortit d'une clause de revoyure dans quinze jours.

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