ESI

La FNESI dénonce la violence de la formation

41 % des étudiants en soins infirmiers ont déjà songé à arrêter leur formation selon la dernière enquête de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI) qui s'intéresse à la gouvernance des Instituts de formation paramédicaux, souhaitant qu'enfin "leurs voix comptent".

infirmiere triste couloir

La FNESI dénonce, dans son enquête, la violence de la formation des étudiants en soins infirmiers.

La violence dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) n'est pas un mythe. C'est ce qu'a voulu démonter la FNESI au travers de son enquête « Réformons la gouvernance des Instituts de formation paramédicaux » *. Les résultats révèlent en effet que 41 % des étudiants infirmiers ont déjà envisagé d'arrêter leur formation, 44,61 % estiment que « la formation est vécue comme violente dans la relation avec les équipes encadrantes » durant les stages et 45,62 % décrivent la formation comme violente dans leur relation à l'équipe encadrante de l'IFSI. En cause notamment les pressions vécues en stage (29%), mais aussi à l'IFSI (21%), les difficultés pédagogiques (14%) ou encore les difficultés financières (10%).

J'ai 30 ans, je suis en troisième année et je suis épuisée par la violence qui nous est infligée.

Plusieurs étudiants apportent d'ailleurs des témoignages édifiants pour dénoncer les situations qu'ils vivent au quotidien, notamment sur leurs lieux de stage. Ainsi, un étudiant raconte : l'une de mes deux tutrices se montrait souvent odieuse avec moi et j'ai surpris des moqueries dans mon dos à plusieurs reprises. Victime de mépris et d'injustice en stage pour la première fois, je pense sérieusement à mettre un terme à ma formation à six mois du diplôme. Un autre encore  avoue : demain, une fois mon DE en poche, je rêve d'intenter, pour le principe, une action devant le tribunal administratif pour harcèlement moral envers le terrain de stage qui m'a fait tant souffrir et qui a été la cause de tous mes maux, où des étudiants continuent de se faire briser impunément. Pour l'étudiant avant moi qui s'est fait briser et a interrompu sa formation. Pour rendre justice. Je sais que je ne ferai rien, car aujourd'hui, j'ai peur d'être confronté à ces gens.

La formation à l'IFSI est elle-aussi parfois sujette à des situations violentes. Un ESI explique que certains formateurs sont très pédagogues et à l'écoute, alors que d'autres semblent penser que l'humiliation et le fait de briser les étudiants améliore la qualité de leur travail et leur implication dans la formation. Les larmes et la souffrance n'apparaissent pourtant pas dans les théories de l'apprentissage !. Un autre étudiant estime que venir à l'IFSI est un combat. Être soi-même est impossible. J'ai perdu confiance en moi, et maintenant, c'est ce qu'on me reproche ! Car la vérité est que l'IFSI est une arène où l'on doit se battre pour avoir sa place, entre favoritisme et chantage.

La vérité est que l'IFSI est une arène où l'on doit se battre pour avoir sa place, entre favoritisme et chantage.

Dans son enquête, la FNESI relève d'autres chiffres alarmants. Ainsi, 12 % des étudiants peuvent témoigner de cas de suicides dans leur IFSI, et 7 % ont pensé à mettre fin à leurs jours durant leur formation (9% parmi les étudiants en troisième année et 11 % chez les 23-25 ans). Pour la FNESI, la faute n'incombe pas qu'aux seules équipes soignantes. Il est clair qu'on ne donne pas aux professionnels les moyens d'encadrer les étudiants, dans un contexte déjà difficile pour les équipes soignantes (réduction des effectifs, manque de moyens matériels, demande de flexibilité...), constate Loïc Massardier, président de la FNESI.

On aimerait prendre la parole, dénoncer tout ce qui se passe, et permettre aux promotions suivantes de ne pas vivre ce que nous vivons, mais comme nous souhaitons avoir notre diplôme, nous nous taisons et souffrons en silence.

Réformer la gouvernance sur un modèle universitaire pour mieux se faire entendre

Selon l'enquête, 39,61 % des étudiants disent ne pas pouvoir s'exprimer librement dans leur IFSI et 39,9 % jugent que le fonctionnement de leur IFSI n'est pas démocratique. Et pourtant, n'élisent-ils pas des représentants pour porter leur voix dans les conseils de leur IFSI ?, note Loïc Massardier. En pratique, le rôle et la place des élus étudiants dans la gouvernance des instituts de formation de paramédicaux ne sont pas reconnus, ni dans le fond, ni dans la forme, déplore-t-il.

Pour la FNESI, il est nécessaire qu'une réforme de la gouvernance sur un modèle universitaire voie le jour afin que les étudiants deviennent de véritables acteurs de leur formation. Le monde universitaire crée une plus-value pédagogique par la participation de l'ensemble des acteurs avec deux objectifs : la réussite des étudiants et une pédagogie en phase avec leurs attentes, souligne-t-elle.

En réalité, notre formation reste ancrée dans l'histoire, il semble impossible de la concevoir en dehors du modèle de l'hôpital auquel est rattaché son "école d'inf".

L'enquête de la FNESI révèle un réel malaise au sein des instituts de formation en soins infirmiers. Gageons qu'elle saura attirer l'attention du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes qui s'est jusque là fait remarquer par son silence. Les étudiants en soins infirmiers l'ont déjà démontré plus d'une fois, pour faire valoir leurs droits, ils sont capables d'envahir les rues françaises...

Gouvernance des instituts et encadrement en stage : les professionnels de la formation s'expriment

Dans un communiqué de presse daté du 26 février 2015, le Comité d’Entente des Formations Infirmières et Cadres (CEFIEC) et l'Association Nationale des Directeurs d’Ecoles Paramédicales (ANDEP) soulignent que les risques psychosociaux, dont les formateurs se préoccupent, n’épargnent pas les étudiants infirmiers. Les raisons des arrêts de formation sont souvent multifactorielles, d’ordre personnel, financier, de santé et d’apprentissage. Des dispositifs sont mis en place dans les instituts, pour exemples : le suivi pédagogique individuel privilégiant une approche personnalisée et un repérage de difficultés de tous ordres. Ils notent également que concernant la gouvernance des instituts, les résultats sont globalement positifs même s'ils restent des points d'amélioration. Le CEFIEC et l'ANDEP estiment que la formation clinique en stage nécessite la mise en oeuvre de modalités d’encadrement prévues dans la réglementation sous la forme d’un tutorat mais cela demande de dégager du temps qui n'est actuellement pas pris en compte.

Enfin, le CEFIEC et l’ANDEP, se réjouissent de l’ouverte prochaine au Ministère du groupe de travail sur les modalités d’encadrement en stage des étudiants en soins infirmiers et sur le fonctionnement des instances de gouvernance des instituts de formation dans le cadre du processus d’universitarisation.

Pour en savoir plus : communiqué de presse du CEFIEC et de l'ANDEP

* Enquête diffusée auprès de 3522 étudiants du 17 novembre au 12 décembre 2014.

Creative Commons License

Journaliste Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com @ATrentesse

Retour au sommaire du dossier Formation en ifsi

Publicité

Commentaires (13)

consciencehumaine

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#13

contre la banalisation

je réponds à un post un peu tardivement : ce n'est pas parce que la société est dure qu'il faut tolérer ce qui se passe au sein des établissements de formation en SOINS !!!! l

nemirock

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#12

Temoignage

Je pense que cet article est en effet révélateur pour toute personne n'étant pas "du milieu"... Sinon je pense que, étudiant ou professionnel, les chiffres ne nous surprennent plus.

J'ai moi même fait l’expérience de cette violence de la formation. Alors oui, j'étais jeune, je sortais du lycée et je n'avais que très peu d’expérience professionnelle, cependant je voulais être infirmière, et j'estime aujourd'hui avoir toutes les qualités pour. Seulement voila, je n'étais pas une grande gueule, et je prêtais beaucoup (trop) d'importance à ce que me renvoyait mon entourage professionnel, comme je pouvais prêter énormément d'importance à l'humain en général. Que penser de sa tutrice quand, à 18 ans à peine et ayant été confronté pour la première fois seule à une mort inattendue et violente à l’hôpital j'ai voulu en parler avec elle , et que sa seule réponse fut "On vous couve trop avec la mort aujourd'hui." ? ...

Alors non, je ne suis pas d'accord avec le fait de traumatiser des étudiants (et des professionnels, car le cas existe aussi) pour seule cause de "sensibilité" ou même de "non savoir-faire" (dans la nouvelle réforme, la responsabilité d'apprendre ces "savoir-faire" est quasiment totalement remise entre les mains des professionnels.). "Oui mais ça apprend la vie"... et ainsi de nombreux étudiants pourtant humanistes et compétant abandonnent.. Ou alors se "forgent une carapace" si dure, qu'au final ce seront eux les futurs bourreaux...

Heureusement, ils y a encore des professionnels humains qui prennent leurs responsabilités et qui sont capables de dire les choses clairement et respectueusement (plutôt que de faire des messes basses ou d'humilier), et qui apprennent (plutôt que de simplement critiquer, tout en laissant bien sur la responsabilité de la moitié du service à l’étudiant). Et ça, ce n'est pas être "papa ou maman".

Tout ça pour souhaiter bon courage à ceux qui subissent cette violence gratuite. RESTEZ HUMAINS..

mickaelm

Avatar de l'utilisateur

136 commentaires

#11

hum

consciencehumaine, le fait que vous ne soyez ni infirmier, ni étudiants, ni médecin(je ne vois pas le lien ici), ne donne absolument pas plus d'objectivité à votre analyse par rapport à celle des autres.
Je suis passé par la FAC avant l'ifsi et oui la maltraitance y existait.
est-ce que la gouvernance universitaire serait plus ''gentille''? j'en doute.
alors oui notre société est maltraitante, est-ce qu'on est mieux traité dans les grandes surfaces, le monde du commerce, de la finance, etc....au vu des psychotropes prescrits, de nouveau domaine émergent comme ''la santé mentale au travail'', des passages à l'acte autodestructeur et autres manifestations de la maltraitance ...j'en doute

consciencehumaine

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#10

ne pas rester seuls

bonjour à tous et à toutes
j'ai lu avec intérêt cet article fort bien documenté et qui à mon avis révèle ce que déjà beaucoup d'autres rapports ont dénoncé.
Non ce n'est pas le régime habituel des études supérieures, non ce n'est pas comme à la fac, c'est particulier à votre formation.
j'en parle avec recul car je ne suis pas étudiant, ni infirmier ni médecin, non je suis juste avocat et également parent d'un élève qui subit ce harcèlement indicible. Je connais le phénomène du harcèlement pour l'avoir dénoncé devant les juridictions dans le milieu du travail en général.J'ai vu des personnes détruites par les agissements répétés d'un supérieur ou d'un collègue J'ai découvert qu'au sein de certains IFSI, de petites personnes règlent leurs comptes personnels sur les étudiants. Non sans stupeur j'ai constaté les pratiques du chantage à la démission, la chape de plomb, les étudiants dévalorisés au lieu d'être soutenus dans des études qui sont difficiles. Ce que je peux vous dire, à vous, qui subissez des brimades, des injustices, des pressions, de ne pas rester seuls. Il faut en parler. Il faut noter les faits au jour le jour; Il faut garder les preuves de ce qu'on vous fait subir et il faut vous faire accompagner. Vous pouvez vous faire aider par votre syndicat qui est de qualité mais aussi par des professionnels comme les avocats, ou les psychiatres spécialisés dans les consultations de souffrance au travail. Ne restez pas seuls. il faut combattre tous et chacun . Soyez solidaires. car ce qui arrive à l'un peut demain vous arriver.

dino

Avatar de l'utilisateur

318 commentaires

#9

...ça vous étonne ?

La violence de la formation ? Le reflet du monde extérieur, tout simplement. Hélas. Mais d'autant plus déplorable que nous travaillons au service de l'autre, donc avec des "valeurs"...
Monde de brutes ; si seulement ceux qui souffrent de harcèlement à l'IFSI pouvaient prendre le contrepied une fois professionnels et ne pas reproduire ce fonctionnement pourri...

augusta

Avatar de l'utilisateur

58 commentaires

#8

Les relations humaines seraient-elles faciles?

La violence évoquée dans cette article serait-elle spécifique à la formation en IFSI?
Je me souviens de certains profs de fac (ça date) qui nous disaient: "si vous êtes ici, c'est que vous êtes mauvais. Parce que si vous étiez bons, vous seriez en classe préparatoire...."!

Pour revenir à la formation (en IFSI et sur les lieux de stage):
- Les autres sont-ils là pour nous rassurer?
- Qu'attend-on de l'autre?
- Et comment nous-mêmes supportons les autres?

Je suis d'accord avec le fait que "cette formation, avec ses travers, forme à développer l'affirmation de soi".

L'éclairage sur ce sujet de Christophe Pacific m'intéresserait beaucoup!

mickaelm

Avatar de l'utilisateur

136 commentaires

#7

étudiants ou futurs professionnels?

cet article soulève beaucoup de questions?

- qu'est-ce que la représentation estudiantine sinon un laboratoire pour apprendre à organiser ses demandes pour un jour les voir peut-être aboutir?
.... combien d'années pour nous voir reconnues nos 3 années d'études? et à quel prix? (années supplémentaires à travailler...)
- La formation universitaire est-elle un bien pour la profession?
- le harcèlement est-il un mal uniquement existant dans l'institution hospitalière?
- les chiffres concernant les idées suicidaires sont ils si différents de ceux de la population en général?
- l'enseignant en soins infirmiers est-il différent des autres enseignants sur un plan général et en comparaison des autres enseignants en formation professionnelle?

personnellement je partage les propos précédents sur le fait que la formation universitaire n'est pas adaptée pour la formation infirmière, car on peut alors croire , en s'engageant dans ce cursus, qu'il s'agit d'années dédiées à l'apprentissage de la réflexion, alors qu'il s'agit plutôt d'apprendre à savoir faire, le développement de la réflexion exige déjà de savoir de quoi l'on parle.
-concernant le harcèlement, croire qu'il sera plus aisé de le combattre une fois professionnel est un tantinet naïf. Ce pb existe de plus en plus dans notre société et pas seulement à l'hôpital.
- concernant l'encadrement en stage...il y a pas, à mon avis, de solution miracle : il y a des milieux en souffrance, des personnels en souffrance, mais aussi tout simplement des c...faire encadrer les stages par les profs se confronterait aussi aux limites précédentes...

cette formation, avec ses travers, forme aussi à développer l'Affirmation de soi :
les terrains de stage pourris on a tous connu, lorsque cela devient problématique systématiquement il ne faut pas hésiter et agir judiciairement. Car oui les ifsi ont des difficultés pour garder des terrains de stage, mais à notre époque de l'importance du critère de qualité, il y a opportunités à saisir

Allo?_pital_?

Avatar de l'utilisateur

33 commentaires

#6

Au delà de la polémique...

Je suis très partagé et dubitatif sur tout ça... tout les paramédicaux ont subi au moins un stage catastrophique durant leur cursus. Equipe stressé, imbuvable, commérages, etc... mais pourquoi autant d'étudiant(e)s passe par là et que cela se reproduit d'années en années ? ... Pourquoi certaines vont reproduire à leur tour ? J'en ai chier... tu vas en chier... c'est pas très vertueux...

Pour ma part, L'hôpital actuel a pris ses racines dans les institutions militaires et religieuses, et l'on a garder cette rigidité, ses exigences et la rigueur nécessaire aux soins et à l'organisation des services. La formation IDE, c'est pour moi délitée, le nombre de places augmente et l'on sélectionne beaucoup moins... des étudiants plus fragile, parfois immatures ont beaucoup de mal a rentrer dans "le moule" et subissent les exigences de la profession comme une agression. Mais, la rigueur, le sérieux, le comportement adapté n'est pas négociable lorsque l'on soigne. Les tuteurs ne sont pas "papa & maman " et pour encadrer quotidiennement des étudiants, je confirme que ce n'est pas non plus de tout repos... manque d'éducation, de politesse, de motivation, nonchalance, dangerosité de certains... on ne peux pas non plus sourire béatement tout le temps pour ne pas mettre de pression...

D'autre part, beaucoup de secteurs sont en souffrance, sous-effectif, charge de travail, fatigue... comment encadrer dans ces conditions là...

Du coté des patients & de l'entourage ça se complique aussi, le société ce durcie : clientélisme, incivilités, agressions verbales, etc...

C'est pas gagner pour l'avenir de la profession...

flrorine62

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#5

Harcèlement

Moi aussi, je suis en deuxième année, et mon dernier stage a été horrible! Je ne m’entendais pas avec ma tutrice; elle me fermée la porte au nez, ne répondait pas à mes questions... Un jour, je l'ai entendu ce moquer de moi avec l'équipe et elle pensée que je n'étais pas là, hélas j'ai tout entendu "elle est nulle, elle comprend rien etc...". Heureusement qu'une collègue a été la prévenir que j'étais là sinon elle aurait continué! Au bilan de mon stage, elles m'ont dit qu'il y avait une partie de mon corps que je ne maîtrisai pas, que je soufrai de praxie diverse, que j'avais des troubles de la mémorisation des savoirs (à par ça, j'ai eu mon concours la même année que mon bac s sans faire de prépa et j'ai validé toute ma première année), elle a été jusqu’à inventer que j'étais née prématurée et on m'a demandé si c'était vrai, on m'a également demandé si ma naissance c'est bien passé et j'en passe!!! Hors je n'ai rien de tout ça, je ne suis pas née prématurée, ma naissance c'est bien passée, je n'ai pas de praxie et je n'ai pas de trouble de la mémorisation. Bref, j'ai subis du harcèlement moral, des jugements de valeurs... A cause d'elle, j'ai perdu toute confiance en moi, elle m'a rendu malade, j'en fais encore des cauchemars!

Snor

Avatar de l'utilisateur

5 commentaires

#4

L'ombre ou la proie ?

Je suis assez sceptique. Tant par les chiffres, que par les solutions proposées.

Je passe sur les chiffres.

Pour les solutions, j'ai du mal à voir se transformer les IFSI en succursales des fac de médecine, en claire: les IDE en outils/dispositifs calibrés pour des médecins qui désertent de plus en plus les lieux de soins. Le modèle universitaire quel réel intérêt ?

L'analyse de l'enquête rappelle bien qu'un système de représentation des délégués existe déjà. Qu'il faudrait effectivement que les étudiants soient plus acteurs de leur formation, mais je ne vois pas en quoi le système universitaire reformera quoique ce soit. (j'ai testé la fac, jusqu'en maitrise, et en 4 ans je n'ai jamais croisé un délégué étudiant...).
Après, sans être masochiste, le niveau élevé d'exigence des IFSI ne me semble pas forcément injustifié aux vues de ce qui peut attendre les infirmiers derrière.
Donc, même si le passage en IFSI peut être vécu de manière très pénible, je n'est pas vécu plus de discriminations que partout ailleurs. ("Shit happens")

Une piste intéressante repose sur les terrains de stage. Effectivement, c'est là que l'étudiant peut se retrouver en grande difficulté, d'autant qu'il est souvent bien seul durant 10 semaines. Il suffit de parcourir le forum, on a tous connu au moins un terrain de stage qui nous a heurté. Là il manque effectivement un retour étudiant.

Ce qui est dommage c'est que dans ce duel entre étudiants et IFSI, il manque un belligérant : le professionnel de terrain. Pas en garant d'une vérité absolue mais d'une expérience, d'un vécu mis à jour en permanence et d'une certaine rémanence (Vs les ESI là pour 3 années).

cathy.robles

Avatar de l'utilisateur

4 commentaires

#3

contente d'avoir fini

41 %, je suis sûre que ça doit être même plus, je suis bien contente d'avoir fini fin juillet 2014 avec le DE qui a été une revanche sur ce parcours où durant les stages il y avait toujours une infirmière qui me pourrissait, mais les ifsi ont tellement peur de perdre des terrains de stages qu'ils ne disent rien, et surtout n'attendez pas d'encouragements de leurs parts, vous n'en aurez pas. Depuis j'ai repris confiance en moi et suis beaucoup moins énervée puisque moins stressée. Courage pour les ESI ne lachez rien, ce n'est qu'une partie de votre vie.

mamalilis

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#2

Mauvaise expérience de stage

Je suis en 3ème année de la formation infirmière.
Dans le dernier stage que j'ai effectué, les soignantes n'arrêtaient pas de me critiquer et se moquer de moi dans mon dos. sur les 10 semaines de stage, je ne sais pas s'il y a un seul jour où il n'y a pas eu de moqueries. après avoir fait un rapport, les formateurs ont décidé dans parler avec la cadre de santé du service. J'espère que ça va changer des choses pour les étudiants qui feront prochainement un stage dans ce service.
Presque tous ceux qui y sont passés avant moi ont eu le même vécu. Je trouve ça dommage car on est là pour apprendre et non pour être critiquer à tort et à travers, pas toujours en lien avec la profession.

Babée

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#1

Racket administratif

Dans l'IFSI où j'étais, ceux qui ont eu leur diplôme "au rattrapage" en novembre 2013 se sont vu réclamer par un mail envoyé par le comptable de l'IFSI de l'argent "sans quoi, leur diplôme ne leur serait pas remis à la date prévue." Les sommes étaient toutes inférieures à 500 €, cela leur garantissait que personne n'oserait les attaquer par la suite, à moins d'un regroupement d'étudiant.
Lorsque la directrice est enfin venue distribuer les diplômes, elle avait une liste avec les noms de ceux qui avaient payé et qui pouvaient le recevoir !
J'ai pris conseil auprès d'un avocat ensuite, qui m'a dit que ce type de racket était illégal puisque le diplôme est national, il appartient à l'Etat et ne peut en aucun cas ne pas être délivré ou servir d'otage...
Et là, je ne fais que relater la dernière goutte du breuvage amer que nous avons goûté tout au long de notre formation !
Pourtant, il s'agissait d'un établissement qui se targuait de porter certaines valeurs humanistes...