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Code de déontologie infirmier : le Conseil d'État dit oui

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Une décision du Conseil d'État du 20 mars 2015 fait injonction au Premier ministre de publier le décret édictant le Code de déontologie infirmier avant le 31 décembre 2015.

infirmières couloir service

Le Code de déontologie infirmier devra être publié avant la fin de l'année 2015.

Dans une décision rendue le 20 mars 2015, le Conseil d'État enjoint le Premier ministre, Manuel Valls, de prendre en Conseil d'État le décret édictant le code de déontologie des infirmiers avant le 31 décembre 2015, sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Dans un communiqué de presse daté du 23 mars 2015, l'Ordre national des infirmiers (ONI) se félicite de cette décision, attendue depuis plus d'un an. Didier Borniche, président de l'ONI, indique qu' « avec ces règles pour la première fois élaborées par des infirmiers pour des infirmiers, notre profession se dote d’un déontologie adaptée aux évolutions récentes considérables de la place des infirmiers et de leur rôle dans le système de santé, ce qui constitue une véritable garantie de confiance avec les patients et les usagers ».

Rappelons que les règles professionnelles des infirmiers datent de 1993 et n'ont pas été mises à jour depuis. Le Code de Déontologie se substituerait alors aux règles professionnelles en cours et s'appliquerait à tous. La législation sanitaire a, quant à elle, considérablement évolué en vingt ans. « La profession infirmière est elle-même en complète mutation, comme en témoigne le projet de loi actuellement débattu à l’Assemblée nationale qui vise à créer notamment le nouveau métier d’infirmier en pratique avancée », souligne l'Ordre des infirmiers dans son communiqué de presse.

Un avenir sans nuages pour l'Ordre des infirmiers ?La loi du 21 décembre 2006, qui a créé l'ordre infirmier, prévoit qu'"un code de déontologie, préparé par le Conseil national de l'ordre des infirmiers, est édicté sous la forme d'un décret en Conseil d'Etat". Face au refus du Gouvernement de valider le code, transmis en 2010 aux services concernés, l'ONI a procédé à une demande auprès du Conseil d'État en janvier 2014 afin que le décret puisse paraître. Avec...

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Commentaires (12)

mimicra

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98 commentaires

#12

Nous sommes le 16 janvier 2016 Et ???

Je Cite l'article :
Dans une décision rendue le 20 mars 2015, le Conseil d'État enjoint le Premier ministre, Manuel Valls, de prendre en Conseil d'État le décret édictant le code de déontologie des infirmiers avant le 31 décembre 2015, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.
________

Alors je cherche, je cherche et je ne trouve pas d'article concernant ce code de déontologie. ...

A t on des nouvelles ?

eusèbe

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497 commentaires

#11

Mauvais fonctionnement.

Mon lien ne fonctionne pas, il s'agissait d'un édito du président Borniche en date du 28/3 dont voici un extrait en rapport avec la vaccination qui ne devrait pas être autorisée aux pharmaciens :

"Or, nous les avons convaincus puisqu'ils ont supprimé cette disposition. Voilà un exemple de ce que nous sommes capables de faire si nous sommes unis. Si certains parmi les infirmiers doutaient encore de l'intérêt d'être unis au sein d'une même institution comme notre ordre national, cet exemple de victoire devrait finir de les convaincre !"

eusèbe

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497 commentaires

#10

L'humour du président...

z4y.mj.am/nl/z4y/syp9v.h…
Qui a dit que chez les ordinaux on n'avait pas d'humour ?

furiousnurse

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32 commentaires

#9

déontologie

Pour rappel le code de déontologie a été préparé par le national, soumis aux départements qui ont eu un mois pour en prendre connaissance et faire des remarques, il n'a donc absolument pas été rédigé par la "base"
De plus on peut se demander à quoi ça sert, car selon les régions l'ordre applique et interprète de façon différente le code de la santé publique qui prévaut actuellement.
Un exemple: par rapport à la publicité des idels, à lyon une collègue a été embêté pour une plaque de 50*30cm au lieu des 25*30
A Nice, pays de l anfide et du groupe saint anne c'est un carrément un concours de vitrines avec logos géants
Y en a une cinquantaine sans que cela pose problème. ....

mickaelm

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141 commentaires

#8

toujours les mêmes fantasmes

1) la pratique avancée : j'ai déjà eu des conversations avec une infirmière de pratique avancée, je lui ai posé une question à laquelle elle n'a su répondre : que peut faire une infirmière de pratique avancée que ne saurait faire une inf DE.
2) l'ordre n'est en aucun cas une amélioration pour la profession infirmière, c'est une association de personnes qui ont une telle image d'elles même qu'elle se sentent autorisées à définir pour plus de 600 000 infirmier(e)s ce que devrait être leur métier, en tentant par la même de les désautonomiser, ce qui fait que c'est vous qui PRÉTENDEZ nous représenter...ce n'est pas le cas, et les syndicats ne nous OBLIGENT pas à cotiser.
3) vos conseils vous pouvez vous les garder, pour qui vous prenez vous? une bonne partie des diplômés ont fait des formations complémentaires (qui ne donnent aucun supp financier) et vous voudriez les abreuver à coup de données probantes?
4) les cercles(le siidief) dans lesquels mister BI se tient lui bourrent le mou ou plutôt le fascinent: comment occuper un poste où on peut dire aux infirmiers ce qu'ils doivent faire alors même que l'on ne pratique plus depuis des lustres, en touchant des salaires dont on arrive jamais à avoir les montants précis et en ayant aucun pouvoir politique permettant de faire en sorte que les citoyens aient des soins de qualité, car le pb n,est pas la pratique mais les moyens de fonctionner qu'on lui donne...et puis on peut aussi faire des maîtrises, voir des doctorats, sans jamais avoir été au contact d'un vrai patient, sauf en stage : le bel exemple nord américain à suivre...et se permettre par la suite sans la moindre honte de dire aux vrais soignants comment ils doivent pratiquer....c'Est ubuesque

dino

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320 commentaires

#7

La bête est toujurs vivante...

"L'Ordre est a mon sens, une structure en devenir, autoritaire si nécessaire..."
Tiens, le loup sort du bois ; au moins quelqu'un de l'ONI reconnait que cette usine à gaz a la volonté de fliquer la profession. C'est quoi la prochaine étape : une structure disciplinaire interne, c'est bien ça ?
Que les tordus qui ont manipulé la législation pour imposer un machin dont personne en veut aillent se faire f..... !

Fachier

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2 commentaires

#6

...

"Et quand je lis qu'on a qu'à se reconvertir quant on est pas d'accord avec l'ordre et ses méthodes, franchement ça dit beaucoup de choses sur les defenseurs de l'ordre et l'idéologie qui les anime."

Je crois juste avoir dit "Votre vision Eusèbe n'est que votre vision, reconvertissez vous c'est parfait."

Je pense pour ma part que l'Ordre est une évolution nécessaire de notre métier, nécessaire mais légèrement tardive, car a mon sens bon nombre d'infirmiers sont arriéristes et ne font rien dans leur activité quotidienne pour valoriser notre profession.

Pour ce qui concerne les cadres ça va faire plus de 15ans qu'il ont perdu leur rôle de cadre et ne sont plus que des managers a la botte des directions.

Qui doit donc prétendre a représenter les infirmiers ? Les syndicats ? (Une bande de vendus qui va troquer des places de parking et des postes aménagés contre leur silence ? [toute ressemblance avec la réalité serait fortuite] ) le parlement et les politiques ? Les médecins ?

L'Ordre est a mon sens, une structure en devenir, autoritaire si nécessaire, mais a but de conseil et de servir les intérêts de la profession qui se doit d'évoluer et de vivre avec son temps.

Finistère

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1 commentaires

#5

un code de déontologie pour quoi faire

On a un diplôme et des règles professionnelles, ça suffit !
Pas besoins qu'un carteron de cadres travaillant à 'LONI ,dégagés des services et rémunérés par l'ordre vienne nous donner des leçons et faire la STASI dans les services!!!

Qu'on ne me dise pas que ce code de déontologie a été fait pour des infirmiers par des infirmiers, il n'a AUCUNE ASSISE DEMOCRATIQUE . L'ordre ne représente rien et si'l y a des adhérents ils et elles le sont la plupart CONTRAINTS ET FORCES par l'employeur à l'embauche à CAUSE DE L'OBLIGATION PRETENDUE d'adherer à l'ordre.

Et quand je lis qu'on a qu'à se reconvertir quant on est pas d'accord avec l'ordre et ses méthodes, franchement ça dit beaucoup de choses sur les defenseurs de l'ordre et l'idéologie qui les anime.


L'ordre n'a qu'à être facultatif pour ceux que ça amuse de jouer à l'ordre) et/ou disparaître, en aucun cas il ne peut prétendre légitimement à représenter des infirmier.

Il est tout simplement autoritaire, anti-démocratique, illégitime et racketteur auprès des salarié-es.

eusèbe

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497 commentaires

#4

Non,

ce n'est pas que ma vision, elle est partagée, et, à la différence de celle de l'ordre, personne n'est obligé de s'y soumettre : vous saisissez la nuance ?

Fachier

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#3

...

Votre vision Eusèbe n'est que votre vision, reconvertissez vous c'est parfait.
Pour ma part, fonctionnaire, inscrit à l'ordre (oui un OVNI )...
J'estime que c'est un bon début, cela pourra permettre de retirer de la légitimité a certains confrères/consœurs en libéral qui ont des pratiques dignes du milieu de siècle précédent. Sans parler des crasses que le milieu de la libre concurrence peut amener...
Et bon nombre d'articles permettent d'affirmer le rôle infirmier et son autonomie (relative).

eusèbe

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497 commentaires

#2

Un peu d'histoire.

Pour les récemment diplômés qui n'ont pas connu l'époque où Madame Le Bœuf était présidente et Monsieur Borniche, un des vice-présidents, il faut rappeler que ce truc imbuvable, que les esthètes ordinaux ont baptisé code de déontologie, a été validé, il y a 5 ans, par un juriste, et le moins que l'on puisse dire, c'est que celui-ci n'a pas perdu sa journée ; on comprend mieux alors que certains essaient de faire quelque chose de ce machin.

eusèbe

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497 commentaires

#1

Certain ?

Êtes vous bien certains que ce copié/collé déontologique soit de nature à assoir cet ordre toujours plus décrié et rejeté par les professionnels ?
Bien sûr, il n'y a que la foi qui sauve, mais l'honnêteté intellectuelle voudrait qu'il ne faille pas oublier les 75 à 80 % des infirmiers qui ne sont pas inscrits, et donc non concernés par ce code, et le projet de loi sur la santé qui pourrait, peut-être, réserver une bonne ou une mauvaise surprise (tout dépend dans quel camp on se trouve).
Pour ma part, ce code de déontologie m’indiffère triplement (non-inscrit, fonctionnaire et en voie de reconversion) mais je pense et compatis pour toutes celles et ceux qui risqueraient d'en être les victimes prochaines