AU COEUR DU METIER

Six nouvelles plaintes de l'ONI pour exercice illégal infirmier au bloc

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ONI

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Six établissements de santé sont visés par une plainte de l'Ordre National des Infirmiers pour exercice illégal de la profession infirmière au bloc opératoire.

Exercice illégal infirmier au bloc : six établissements pointés du doigt

Mise à jour du 20 juin 2014 : Dans un communiqué, l'Union Nationale des Associations d'Infirmiers de Bloc Opératoires Diplômés d'État (Unaibode) et l'Association des Enseignants des Écoles d'Infirmiers de Bloc Opératoire (AEEIBO) précisent que à plusieurs reprises, elles ont alerté la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et son cabinet sur la question de la sécurité des blocs opératoire, dont les infirmières de bloc sont un des acteurs essentiels. [...] Les deux organisations, qui soutiennent l'action de l'Ordre Infirmier dans ce domaine, n'ont à ce jour reçu le moindre signe de la part du Ministère. Faudra-t-il que des Evénements Indésirables Graves éclatent au grand jour dans un hôpital ou une clinique pour qu'on s'en préoccupe enfin ?

Dans un communiqué daté du 19 juin 2014, l'Ordre national des infirmiers (ONI) a annoncé avoir déposé six nouvelles plaintes pour exercice illégal de la profession infirmière en bloc opératoire. Des personnels non diplômés et non qualifiés (techniciens de surface, aides-soignants...) remplissaient des fonctions réservées par la loi aux infirmiers au sein de blocs opératoires de six établissements de santé, selon l'ONI (cf. encadré). Rappelons qu'en mars 2011 et juillet 2012, l'Ordre infirmier avait déjà dénoncé de telles pratiques au sein de cinq autres établissements. Cinq plaintes avaient ainsi été déposées, dont trois ont donné lieu à l'ouverture d'une information judiciaire. Par ailleurs, lors du Salon Infirmier 2012, l'Union Nationale des Associations d'Infirmiers de bloc opératoire Diplômés d'État (Unaibode) avait elle aussi alerté -faisant la une du Parisien- le ministère des Affaires sociales et de la Santé sur ces pratiques à risques pour le patient.

La sécurité et la qualité des soins compromisesDans un reportage, diffusé par Itélé le 19 juin 2014, un infirmier travaillant dans une polyclinique de Bar-le-Duc témoigne de ces situations pouvant avoir des conséquences dramatiques. Il cite notamment des erreurs de côté en intervention, des oublis de compresse, des malades tombés par terre pour lesquels on n'a rien noté, autant de gestes qui nuisent à la qualité et à la sécurité des soins ! Didier Borniche,...

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Commentaires (14)

Sancho

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183 commentaires

#14

Il faut bien commencer par ...

Bonjour,

Il faut bien commencer par quelques choses. La logique voudrait de commencer par les choses le plus graves. Mais vous avez raison, il y a beaucoup de travail et pour beaucoup de personnes.

Entre AS faisant fonction IBODE et IDE faisant fonction IBODE pour moi le plus problématique et bien un AS faisant fonction IBODE.

Après l'autre sujet est l'exclusivité d'exercice des IBODE...

Cordialement

loulic

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259 commentaires

#13

Mais encore ...

Dénoncer les glissements de tache et l'exercice illégal est une bonne chose.

Là où le bât blesse c'est qu'à chaque fois l'ordre dénonce des non infirmiers qui n'exercent pas la profession. Et ainsi l'ordre tire une balle dans le dos de la profession en décridibilisant durablement ce genre d'action.


On peut s'étonner aussi que l'ordre aille chercher de l'exercice illégal potentiel dans quelques blocs plutôt que dans des maisons de retraite où c'est clairement avéré et quotidien.

Au passage Sancho que pense tu de ces milliers d'IDE qui exercent sans formation et sans qualification particulière le métier d'IBO ? "Quel respect pour les formations, pour leurs professions, pour nos collègues... si nous trouvons ça normal, si nous acceptons sans rien dire ...
On aimerais que nous et nos proches soient accompagnés, soignés, opérés par des personnes non ou peu qualifiées, formées sur le tas ?" "Si des personnes non qualifiées exercent en lieu et place d'un infirmier spécialisé, l'individus et surtout l'établissement doivent être sanctionnés."

Je lol. Grave. L'UNAIBO doit s'étrangler en voyant ton soutien à son action. L'UNAIBO auquel l'ONI sert de faux nez.

Si le principe de dénoncer l'exercice illégal est louable, je rigolerai moins si l'ordre avait une once de cohérence et de crédibilité dans ses actions qui systématiquement sont conduite de telle façon qu'elle nous desservent.

eusèbe

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499 commentaires

#12

Et tu y crois ?

Et tu crois que ton ordre aux abois va recadrer tous ces faux infirmiers, tous ces directeurs d'établissements qui les emploient, tous ces médecins qui collaborent avec ?

Tout le monde a compris, qu'encore une fois, c'est un effet d'annonce médiatique pour se montrer.

Parle nous plutôt de la raison d'un, parait-il, 2ème tour d'élections départementales ?
Donne-nous des informations sur le bilan comptable 2013 et pourquoi n'est-il toujours pas publié ?
Ne devait-il pas y avoir une conférence de presse de ton président bien-aimé pour faire le point sur l'existence de l'ordre ?

Et quand du parle de désunion du corps infirmier, tu ne te mouches pas avec le dos de la cuillère, car le grand responsable de ce fait, c'est ton ordre, cela ne fait aucun doute.

Sancho

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183 commentaires

#11

Hallucinant

Bonjour,
Des personnes peu voir non qualifiées exercées en qualité IBODE.(Ca n'existe pas!)
En EPAD des personnes sans qualifications qui s'improvisent AS, des AS s'improvisent IDE (Ca n'existe pas)
Quel respect pour les formations, pour leurs professions, pour nos collègues... si nous trouvons ça normal, si nous acceptons sans rien dire ...
On aimerais que nous et nos proches soient accompagnés, soignés, opérés par des personnes non ou peu qualifiées, formées sur le tas ?
Je pense que non.
Si des personnes non qualifiées exercent en lieu et place d'un infirmier spécialisé, l'individus et surtout l'établissement doivent être sanctionnés.
Ne pas soutenir ce type d'action semble montrer un grand mépris face aux professions de santé et leur formation.
A qui profite la désunion du corps infirmier ?
Cordialement

mimicra

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98 commentaires

#10

Questions ?

J'ai quelques questions :

1) Depuis quand, dans les établissements de soins ce qui est décrit ici se passe - t - il ?

2) Est ce si nouveau que cela?

3) en 8 ans d'existence, qu'a fait l'ordre pour combattre les vilains ?
5 plaintes en 2012 et 6 en 2014.=> c'est de la pur esbrouffe ....

3) Notre profession mérite -t-elle un ordre si peu enclin à défendre la profession ?
S'il était logique, et sur de gagner, avec le pogon qui est engrangé (sous forme de Racket) il aurait du faire un bon nettoyage au sein de la profession :
Faire mettre en taule les faux diplômés
Faire virer les directeurs d'établissement qui ne sont pas dans le droit chemin !

Mais non, l'ordre n'a que faire de notre profession.

Ce qu'il cherche à faire, avec ce dernier coup médiatique c'est d'attirer la lumière sur lui, afin de rentrer dans les bonnes grâces de la population.

Mais ce qui va se passer, c'est que les directeurs d'établissement risquent de perdre patience et se montrer beaucoup moins enclin à ne plus prendre partie des vrais infirmiers qui travaillent, contre les ex infirmiers qui bureaucratisent au sein de l'ordre.

Et là, ça va faire bobo à la tête ordinale.

4) Au fait Msiieur-dames les élus du publics et du privé :
Dans votre établissement il n'y a point de dérives ?
Ou avez vous trop la trouille d'attaquer votre "gagne pain" ?

5) 4) Au fait Msiieur-dames les élus du libéral :
N'attaqueriez vous pas les intervenants qui dérivent ?

Mais tout ce petit monde n'est guère convaincant, et l'ordre vient une fois de plus mettre un nouveau coup de pelle à sa fosse mortuaire ...

#9

Faux infirmiers (?),

Faux infirmiers (?)
Que l'Ordre infirmier se croit obligé tous les 6 mois de faire un coup médiatique en affolant la population sur des supposés infirmiers illégaux dans les blocs opératoires en relatant des situations connues de tous, et ce depuis des années, pour essayer de justifier son existence contestée par la profession : bof.
Que l'Ordre infirmier se croit fondé à envoyer, aux procureurs de la République, des listes d'infirmières qui refusent de cotiser à l'Ordre pour exercer péniblement une profession à l'agonie, avec la convocation dans les gendarmeries de nos collègues pour conséquences, dans le seul but de renflouer ses comptes sur endettés : prout.
Mais que les journalistes toujours plus avides de catastrophes à deux balles et en manque de scandales se croient permis de relater de telles informations, diffusées par [propos modérés] se disant défendre l'honneur de la profession, sans même en vérifier la véracité : NON !
Allons nous encore supporter longtemps la bêtise de l'Ordre infirmier [Propos modérés] ?

BRONCO

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35 commentaires

#8

Et les ARS ?

Ces problèmes de glissements de taches sont connus de tout le corps médical et ce depuis longtemps . L'ONI se positionne en tant que justicier de notre profession au moment de la fin (que 95% des IDE souhaite rapide ) de son existence .
Les ARS peuvent agir , mais combien reçoivent-elles de signalements ? Les personnes qui dénoncent de tels agissements sont-elles bien protégées contre d'éventuelles représailles de la part des employeurs ? Car lorsque l'on signale des dysfonctionnements à ces derniers on nous fait comprendre que :"Oui mais ... et que c'est de notre intérêt de travailler ainsi "
En conclusion ne serait-il pas plus logique que les ARS auprès desquels sont enregistrés nos diplômes (d'état ) fassent appliquer les textes qui régissent notre profession ?
De plus leurs services ne sont pas soumis à une adhésion payante .

Creol

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26 commentaires

#7

infirmier complice

L'équipe médicale et para médicale est effectivement complice de ces agissements. La direction ne pourra pas dire qu'elle n'était pas au courant. L'ARS préférant s'attaquer aux AS et INF' les médecins peuvent excercer librement et tranquillement. Une infirmière en moins dans un service contee un chirurgien en moins le choix est vite fait. Finalement ehpad, clinique, fph, on retourne 50 ans en arrière. A quand les brancardier faisant fonction ibode ?

lucio

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1 commentaires

#6

Non mais de quoi je me mêle...

L'ONI ferait bien de mieux s'informer... au CHU de Rennes, les AS réalisent cet acte EN COLLABORATION avec les IDE et les chirurgiens...

loulic

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259 commentaires

#5

suivi.

l'ordre ne fait rien que n'aurait pu faire n'importe qui en réalité.

Si effectivement des AS ou ASH circulent et instrumentent, l'ordre lui même ne peux rien y faire si ce n'est porter plainte comme aurait pu le faire l'UNAIBO ou Mme Michu … ou les infirmiers exerçant dans les dits bloc.

Parce que si des non infirmiers exercent la profession dans ces blocs, ça se fait de fait avec l'aval d'infirmiers dûment diplômé. Bon gré, mal gré. Qu'est ce qui a été fait en amont pour mettre fin à ces pratiques ?

Est ce qu'on va encore se retrouver avec l'ONI qui dénonce des AS faisant du travail d'AS ?

Creol

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26 commentaires

#4

suivi de ces affaires

Il serait intéressant d'avoir un suivi de ces affaires et de savoir si les actions menées par l'ordre ont l'impact attendu.
Derrière chaque cliniques il y a maintenant un grand et puissant groupe. Ces mêmes groupes ayant déjà fait pression sur les étudiants infirmiers en les privant de stages...
Attention au retour de baton.
Au passage remercions les autorités de tutelles qui ferment gentillement les yeux sur ces écarts.

eusèbe

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499 commentaires

#3

Fin de partie !

Fin de partie et fin définitive !
De dénonciations en dépôts de plainte, l'ordre nous montre tout son savoir-faire et surtout ce qu'il est.
Seule la banque (imprudemment) prêteuse souhaite plus que tout faire perdurer cette organisation à l'agonie : et oui, c'est qu'elle n'est pas décidée à faire des cadeaux à ces gens qui ont claironné bruyamment qu'ils étaient la représentation de la profession ; et qui va payer maintenant ?
En attendant, c'est la grosse agitation ordinale, pitoyable et pathétique.

mimicra

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#2

ahhhh

1) Si l'ordre des médecins agissait de cette manière ... ça serait la crise dans le milieu, faute de "bras".

2) A ce rythme là, on peut être sûr que l'ordre se mettra à dos les "entreprises" employant des IDE, et donc adieu Berthe pour que ces entreprises coopèrent avec honi

Ca sent toujours aussi mauvais pour l'ordre infirmier qui agonise dans d'attroces souffrances et qui a sans doute un dernier sursaut avant la fin pour laquelle il se prépare depuis trop longtemps maintenant.

Vivement un ordre des informaticien, afin d'aller débusquer ceux qui pratiquent illégalement mon métier !
(P.S. non, je plaisante bien sûr, pitié, pas de bran*ette intellectuelle dans mon métier ! => nous ne sommes pas en sous estime à baver sur les autres professionnels de ma catégorie)

loulic

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#1

Bis repetita ?

Encore une plainte qui va finir en eau de boudin ?

"Il cite notamment des erreurs de côté en intervention, des oublis de compresse, des malades tombés par terre pour lesquels on n'a rien noté," C'est mal. Mais faire le lien avec l'exercice illégal de la profession infirmière est un peu rapide, d'autant que si ces conneries sont arrivées (et je n'en doute pas) il y a surement des infirmiers qui en sont responsables à un moment.

Bref, personne n'est dupe de l'agitation de l'ONI qui se bat avant tout pour sa survie en essayant de créer un sentiment de peur auprès des usagers.