MODES D'EXERCICE

Témoignage – Québec, belle terre d'accueil pour les infirmières

Cet article fait partie du dossier :

Exercice international

    Précédent Suivant

En direct de Montréal, au Québec, Lucie Danen partage son expérience avec la communauté d'infirmiers.com...

carriere infirmiere quebecJ'ai 22 ans. Diplômée fin 2009, je travaille aujourd'hui au Québec. J'ai d'abord exercé de nuit, un an et demi durant, dans le service de chirurgie vasculaire d'une petite clinique. L'idée de travailler à Montréal (ou ailleurs au Québec) trottait depuis longtemps dans ma tête. Je savais qu'au-delà de l'envie, il me faudrait aussi beaucoup de motivation pour y parvenir, démarches administratives complexes obligent...

En novembre 2010, je me rends donc au Salon infirmier, à Paris. Rendez-vous sur le stand « Recrutement santé Québec » destiné aux infirmières désireuses de tenter l'aventure professionnelle « outre-Atlantique ». Renseignements précis, démarches à effectuer, type d'immigration souhaité (permis de travail de deux ans ou demande de résidence permanente), entretien de motivation... les « cousines » québécoises sont très efficaces.

Très vite, en fonction de cette première évaluation, me voilà « affectée » à un établissement de santé avec lequel je signe un « contrat de travail ».

Comme j'avais mentionné que j'avais un bon niveau en Anglais et que mon désir était de m'améliorer, on m'a proposé de travailler d'emblée dans un hôpital anglophone : l'hôpital universitaire McGill, le plus gros hôpital anglophone de Montréal.

Ce n'était qu'un (bon) début. Le plus dur restait à faire : continuer les démarches, envoyer tous les documents administratifs réclamés par l'Ordre infirmier québecois (certificat de l'Ifsi de formation, copie du diplôme d'Etat, certificat d'enregistrement de diplôme à l'Agence régionale de santé...). Ce qui est vraiment facilitateur aujourd'hui, c'est l'accord passé entre la France et le Québec permettant la reconnaissance des diplômes infirmiers en France et au Québec.

Pour obtenir la reconnaissance de ses qualifications professionnelles, l'infirmier français doit être titulaire du diplôme d'Etat, être inscrit au tableau de l'Ordre des infirmiers et réussir un stage d'adaptation de 75 jours en milieu clinique (le contenu et les modalités de ce stage d'adaptation fera l'objet d'une évaluation par l'Ordre infirmier québécois).

L'obtention du permis de travail...Après ces premiers contacts très productifs, l’hôpital McGill a pris contact avec moi. J'ai eu entretien (sur skype) avec une infirmière de la direction des ressources humaines qui m'a alors proposé mon poste. Pour ce faire, elle a vraiment tenu compte de mon expérience en France, m'assurant qu'elle essaierait de m'intégrer dans un service de chirurgie, vasculaire de préférence.J'ai ensuite rencontré (toujours sur skype) le cadre de santé de mon futur service (chirurgie...

Prolongez gratuitement votre lecture !

Afin de vous proposer une information et des services personnalisés, certains contenus d'Infirmiers.com sont en accès limité. Identifiez-vous pour bénéficier gratuitement de l'intégralité des articles.

Se connecter
Mot de passe oublié ?

Créer mon compte

Vous n'êtes pas encore inscrit sur Infirmiers.com ? Créez votre compte en quelques clics. C'est gratuit !

M'inscrire

Publicité

Commentaires (21)

Jenny28

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#22

Mensonge

Madame a 22 ans française et étude d'infirmière diplôme français en poche depuis peu et elle a déjà pu s'expatrier????? c'est faux car les concours de la FP fait signer un document comme quoi on s'engage à rester minimum 5 ans dans l'administration choisie (police éducation nationale, personnel soignant). Donc comment a t elle pu quitter la France????! Sans rembourser sa scolarité

Thierry2012

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#20

Du mieux et du pire (suite)

les syndicats semblent avoir pu négocier une retraite à 61 à partir de 2017 et à avoir repousser le 62 ans pour plus tard (2019 ?).

Si vous arrivez au Québec après 30 ans, dites-vous qu'il vous faudra travailler 35 à temps complet (minimum) pour avoir une pleine pension (dans les conditions actuelle). C'est donc vers 65 ans que vous pourrez la prendre.

De plus, le gouvernement fédéral offre actuellement un supplément pour les personnes ayant de faibles revenus après 65 ans. Là encore, il faut avoir vécu 40 ans sur le sol canadien pour bénéficier de 100% de ce supplément. Donc ce ne serait pas avant 75 ans que vous auriez droit au plein montant de ce petit supplément (actuellement autour de 8000$ par AN !).

Préparez votre retraite avant d'immigrer, c'est un conseil.
Ne dépensez pas tous vos avoirs personnels dans les premières années de votre immigration, car lorsque la retraite sera là, vous allez le regretter amèrement.

Ne placez pas votre argent dans les produits financiers bancaires ou autres, leur rendement sont très faibles, les couts de gestion viennent gruger le peu de rendement que vous pourriez espérer faire, et les placements les plus "rentables" ne sont pas garantis au niveau du capital. Vous pourriez donc bien vous retrouver à avoir moins d'argent lorsque vous allez retirer vos billes.

Placez plutôt votre argent dans un compte d'épargne traditionnel, ça ne rapporte vraiment pas beaucoup, mais votre capital est garanti et les frais de gestion sont pour ainsi dire inexistants

N'écoutez surtout pas tous ces beaux parleurs qui voudront votre argent à votre arrivée. Ils n'ont qu'un seul intérêt, c'est de s'enrichir à votre insu.

Thierry2012

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#19

Du mieux et du pire

Il y a du nouveau au niveau du Québec.

Les infirmières ont obtenu le droit de prescrire certaines analyses et certains médicaments.
Pour pouvoir le faire, il faut absolument que les infirmières aient obtenues leur baccalauréat nord-américain (niveau licence française) ou alors qu'elles puissent prouver avoir suivi 45h de formations en soins de plaies et avoir travailler 8400h dans les 7 dernières années auprès d'une clientèle présentant des problèmes nécessitant des soins de plaies.

De plus, il est nécessaire de suivre une formation de 2h sur l'éthique et la déontologie face à la prescription.

Tous les renseignements sur ces nouvelles activités infirmières se trouvent sur le site de l'ordre des infirmières et infirmiers du Québec https://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/prescription-infirmiere/comment-obtenir-l-attestation-de-prescription-infirmiere

En ce qui concerne l'intégration et la reconnaissance des infirmières françaises, les choses s'améliorent grandement depuis l'accord France-Québec de reconnaissance mutuelle.

Mais attention, tout n'est pas rose au Québec, dans un système de santé de moins en moins bien financé publiquement.

Les augmentations salariales sont ridiculement basses, 0,5% par an quant l'inflation frôle les 2%, c'est un appauvrissement de 1,5% par année depuis près de 10 ans maintenant et ce n'est pas sur le point de s'améliorer.

Les retraites semblent vouloir elles aussi partir au vent.
Jusqu'à maintenant, on cotisait un montant sur chaque paie et on nous garantissait un montant à notre retraite. (régime à prestation garantie).
On va de plus en plus vers un régime à cotisation déterminées, sans être capable de garantir les prestations une fois à la retraite.

Donc vous pourriez très bien cotiser 50$ par paie sans jamais être certaine d'avoir une retraite décente après 60 ans.

RIMA63

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#18

Stage Semestre 6

Bonjour,
un groupe d'amies (4) et moi-même aimerions partir au Quebec pour un des stages du semestre 6 de 5 semaines.
J'aimerais, si possible, savoir si nous pourrions s'entretenir par rapport à ce projet et votre expérience, mais de manière plus privée que sur ce forum ? Email ou autre?...
Merci d'avance.
Marie, ESI de 20 ans à Ussel (Corrèze).

Thierry2012

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#17

Travailler en anglais dans une province francophone....

À Nephtys18

Les hôpitaux anglophones donnent tous des cours d'anglais gratuits à leurs employés.

Cependant pourquoi s'être installée au Québec pour finalement décider de travailler en anglais ? Le reste de l'Amérique du Nord est anglophone. La paie aux USA des infirmières est presque le double de celle payée au Québec.

Est-ce que le but est de quitter le Québec dans quelques années ? Est-ce que le but est de travailler en anglais dans une province officiellement francophone (de moins en moins malheureusement) ?

nephtys18

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#16

Hôpital Mc Gill

Bonjour Lucie,
je suis infirmière française établie depuis deux ans à Montréal, j'aimerais vraiment postuler dans un hôpital anglophone pour améliorer mon anglais, j'ai peur de ne pas forcément avoir le niveau. Si tu voulais bien me donner ton avis, me dire si par hasard ils offrent des cours? J'attends ta réponse pour te donner mon adresse perso.
Merci beaucoup!
Marion.

Joe13

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#15

Dommage

Thierry2012,

Merci beaucoup d'avoir répondu aussi clairement et de m'avoir si bien renseigné, c'est dommage malgré tout, ici c'est certainement plus simple de devenir infirmière avec un concours en interne au bout de 3 ans. Bonne continuation.

Thierry2012

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#14

Devenir infirmière avec de l'expérience professionnelle ? Impossible au Québec

Bonjour Joe13

Malheureusement, le système d'ordre professionnel au Québec fait qu'il est impossible d'obtenir un titre réservé (infirmière) sans avoir obtenu le diplôme minimal qui est inscrit dans la loi.

Le diplôme minimal actuel est le Diplôme d'Enseignement Collégial (une sorte de DUT, BTS) qui s'obtient en 3 ans, ou en 2,5 ans.

Les infirmières auxiliaires peuvent donc suivre 2,5 ans d'études pour obtenir leur DEC et pouvoir passer l'examen de l'OIIQ.

L'expérience professionnel ne permet pas de faire reconnaitre des acquis pour obtenir le DEC. En effet, des actes réservés à l'infirmière ne peuvent être faites par l'infirmière auxiliaire.

Même si dans les faits, une infirmière auxiliaire pourrait apprendre "sur le tas", l'OIIQ se doit de valider les compétences des futures infirmières et elle utilise 2 moyens. Le diplôme et l'examen de l'OIIQ.

En ce moment le débat est à couper au couteau car l'OIIQ voudrait bien imposer le BAC (licence française) comme diplôme minimal d'entrée à la profession.

Dans les faits, une infirmière avec DEC ou BAC apprend sensiblement les mêmes choses. Au niveau universitaire, les étudiantes sont formées à la recherche, mais c'est autant d'heures qui ne sont pas passés en stage ou en cours sur les pathologies et les outils de communication.
L'OIIQ reconnait aussi l'exclusivité des compétences en santé communautaire et en soins critiques aux universitaires.
Dans les faits, une infirmière avec un DEC peut travailler dans ces domaines, après avoir suivi une orientation par l'employeur qui peut durer quelques semaines.

Il est donc plutôt impossible de devenir infirmière simplement en ayant acquis de l'expérience professionnelle à un niveau "inférieur"

Les universités pourraient t'accorder des "acquis" pour des cours, mais il faut que tu leurs présente des travaux digne d'un travail de recherche.. et au mieux, elles ne te reconnaitront que 50% des cours d'un BAC, jamais plus. Il faut donc passer par la caisse.

Joe13

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#13

Evolution professionnelle

Bonsoir, voilà une question me perturbe depuis un moment mais personne pour y répondre. En France, une aide-soignante ou auxiliaire de puériculture peut, après 3 ans de travail, devenir infirmière. Ma question est: au Canada, une même évolution est-elle possible ?
Merci beaucoup.
Cordialement, Joe

Thierry2012

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#12

Pour travailler au Québec

Bonjour,

Toutes les informations qui te seront nécessaires pour connaitre les prérequis pour devenir infirmière au Québec devraient se trouver sur le site de l'Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec à l'adresse suivante http://oiiq.org/admission-a-la-profession/infirmiere-formee-hors-quebec

Je ne pense pas qu'il faille de l'expérience professionnelle pour pouvoir postuler à l'équivalence des diplômes.

La seule condition imposée à toutes les française est un stage d'intégration de 75 jours qu'il faut réussir.

Mais l'OIIQ saura mieux vous renseigner que moi.

Et n'oubliez pas qu'un "NON" au Québec n'est pas définitif. Il faut savoir insister (parfois lourdement) pour que le NON se transforme en OUI. Les québécois détestant les débats à ne plus en finir, ils cèdent rapidement quand ils sentent que leur interlocuteur n'est pas sur le point de lâcher le morceau.

Quant à ton copain, il devra passer les mêmes étapes pour obtenir son Visa Canadien que n'importe quel autre citoyen français. Peu importe si sa copine obtient un visa ou pas.

Par contre s'il ne l'obtenait pas, en obtenant un travail d'infirmière au Québec, il serait possible de le "parrainer" pour lui obtenir un visa par la suite.

Le parrainage consiste à se porter garante pour ton copain pour les 10 prochaines années. Ça veut dire que s'il ne se trouve pas un travail, il faudra subvenir à ses besoins (logement, nourriture) pendant les 10 prochaines années, sans espérer obtenir de l'aide de l'État.

Ju225

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#11

Carrière au Québec

Bonjour, je suis étudiante infirmière en France en 3e année, et j'envisage de plus en plus une carrière au Québec. Plusieurs questions :
Faut-il avoir déjà travaillé en France en tant qu'IDE avant d'envisager de postuler au Québec ?
Sachant que mon niveau d'anglais est correct mais moyen, cela sera t'il un frein dans la demande d'emploi ?
Et enfin, si mon compagnon m'accompagne, celui-ci aura t'il autant de démarches administrative sachant qu'il ne travail pas dans le domaine de la santé ?
Merci pour ton article !

Thierry2012

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#10

Bac québécois vs formation française

Jackson,

Je suis d'accord avec toi que le contenu des formations ne peut permettre d'acquérir l'expérience de vie et humaine.
Je suis d'accord qu'une jeune étudiante qui sort avec une maitrise sans expérience de terrain n'a pas beaucoup de crédibilité au niveau de sa pratique.

L'OIIQ pousse toujours plus fort pour ne reconnaitre que les infirmières québécoises bachelières (niveau licence en France). Elle se base sur la durée et le nombre d'heures de formation dans les autres provinces canadiennes et autres pays, dont la France.
Elle a donc bassiné les infirmières présentes au SIDIIEF qu'il fallait absolument que les infirmières soient des professionnelles universitaires.

Je ne connais malheureusement pas les compétences et techniques autorisées en France pour pouvoir les comparer aux québécoises.

Il est vrai qu'ici, les gaz artériels relèvent encore d'une garde-chassée des Dr. on se demande bien pourquoi. Si les infirmières françaises sont capables de le faire suite à une formation, pourquoi les infirmières québécoises ne pourraient-elles pas l'apprendre ?

En revanche, il est possible de faire un prélèvement artériel sur une ligne artérielle.

Même si la formation permet d'effectuer l'Inspection, l'auscultation, la percussion, la palpation, peu d'infirmières pratiquent l'auscultation pulmonaire ou cardiaque (sauf dans les services de cardio ou de pneumo). La raison qu'elles donnent pour justifier de ne pas le faire "C'est au médecin de faire ça de toute façon".

Et croyez-moi des notes infirmières indiquant "Murmures vésiculaires audibles au lobe supérieur droit" alors que le patient a subit une lobectomie supérieure droite depuis 10 ans... ça se lit assez fréquemment dans les dossiers. Le stéthoscope impressionne, encore faut-il s'assurer qu'il est adéquatement utilisé. Ce n'est pas pour rien que les médecins repassent systématiquement toute l'évaluation physique quand ils rencontrent les patients ou quand ils soupçonnent que l'évaluation infirmière est incompatible avec l'état du patient.

jackson

Avatar de l'utilisateur

22 commentaires

#9

bémol

Il est un peu hatif de dire que les diplomés québécois ont plus de connaissances techniques, tout simplement parcequ'ils ne sont pas autorisés a effectuer un certains nombres de techniques qui font parties de notre décret de compétences francais. a 22 ans c'est normal d'etre un peu impressionnée, comme tu peux l'etre dans un service en france avec des diplomées présentes depuis qq temps sur un service ce serait le meme type de conclusion. La seule chose que j'ai vue depuis que je suis ici et que l'on ne faisait pas, c'est l'auscultation pulmonaire...on a eu sur place une formation de 2h...le matériel de meilleur qualité : possible a mc Gill mais certainement pas généralisable, comme l'a précisée l'auteure ...c'est comme en france, en fonction de l'hosto.
thierry 2012 fait un constat objedtif dans son premier paragraphe.

quant au titre de l'article il laisse quelque peu songeur les diplomés exercant sur le sol québécois:
ici on reconnait les DE, DEC+1 certificat(ce qui permettrait d'etre aide soignant en france), alors que notre formation est supérieure en nombre d'heures de cours et de stage a celle du BAC québécois. Ils poussent meme la plaisanterie en nous proposant de faire deux ans de formation supplémentaire pour obtenir l'équivalence...la vérité c'est que les hopitaux savent pertinement bien que l'on a les memes compétences, ils ne viennent pas recruter en france depuis des années pour rien...mais par contre ils nous payent beaucoup moins cher...
le reve peut vite se transformer en cauchemard si tu décident de faire un master car la l'hypertrophie du surmoi des universitaires, fait qu'on reconnait ton diplome comme si c'était qq chose que tu avais obtenu dans une formation pour demeuré, a des années lumieres des ''compétences '' québécoises...(en total contradiction avec ce que l'ordre québécois reconnait lui meme suite aux echanges fait au sidiief sur le niveau de formation). De meme comme on est pas reconnu bac, on ne peut acceder a certains postes.
concernant le salaire effectivement le total est plus important...mais le nombre d'heures aussi. certes, ici tu prends ta pause d'une heure complete, la productivité est aussi beaucoup moins importante...mais moins de congés et surtout pas l'été car c'est l'ancienneté qui prime pour le choix des vacances..donc si seulement trois infirmieres décident de prendre 4 semaines d'affilé en été, bah toi tu prends les tienne en octobre...super...pas de rtt non plus.
pour l'instant le québec offre aux ide une expérience sympa(changement de cadre et de contexte) mais ils ne sont pas dans une dynamique d'échanges...ils n'ont rien a apprendre de nous, eux ils savent....(je ne parle pas ici des professionnels de terrain qui respectent nos compétences) si tu restes 1 ou 2 ans ca peut le faire sinon c'est une arnaque en bonne et du forme.
cela ne laisse rien de présager de bon pour l'évolution francaise...l'université oui mais pas au détriment des compétences propres infirmieres....franchement comment peut on penser qu'une infirmiere qui fait sa maitrise dans la foulée de sa formation initiale puisse etre légitime dans ses reflexions professionnelles?? le professionnalisme s'acquiert sur le terrain, ca s'appelle l'expérience. La nature humaine qui est l'essence meme de notre domaine professionnel ne s'acquiert pas dans les livres et dans les pensées aussi intellectuelles soient elles. Etre en capacité d'écoute c'est se connaitre et etre conscient de ses limites. et cela vient avec l'expérience de la vie...

Thierry2012

Avatar de l'utilisateur

8 commentaires

#8

Rectificatifs

Bonjour,
Je suis un infirmier québécois.
95% de l'article est probablement vrai. Il est possible que l'auteur soit en effet quelque peu optimiste, du à son immigration et à la joie de découvrir un nouvel environnement.

Il y a en effet deux systèmes d'hôpitaux à Montréal. Un système francophone et un système anglophone. Cette différence est due à la langue de l'université qui gère l'hôpital ou à la communauté qui finance la fondation de l'hôpital (même si tous les hôpitaux ont un budget public, payé à même les impôts des québécois). Ainsi, l'université McGill (parmi les 10 premières universités au monde pour la médecine) est anglophone.
Les autres hôpitaux de Montréal sont essentiellement gérés par l'Université de Montréal, la plus grande université francophone hors territoire français, en nombre d'étudiants.

Donc, dans le système francophone, une hiérarchie est en effet beaucoup plus lourde que dans le système anglophone.
L'infirmière qui constate un problème auprès d'un patient, doit l'inscrire à ses notes au dossier, mais en plus, doit aviser l'Assistante-Infirmière-Chef, sorte de sous-chef. Elle-même, si elle le juge nécessaire devra aviser le médecin pour qu'il vienne vérifier l'état du patient et faire les modifications nécessaires. Cet AIC, devra par la suite avisé l'Infirmière Chef d'Unité qui tient à jour des statistiques sur le rendement clinique et technique de son personnel. Bref, il y a souvent plus de chefs que d'indiens dans le système francophone, sans pour autant que la qualité des soins soit meilleure.

Il est également vrai que dans le système francophone, les postes de jour et de soir sont attribués prioritairement selon l'ancienneté accumulée par l'infirmière.
Chaque infirmière ne peut accumuler plus d'un an d'ancienneté par année (même si elle fait des heures supplémentaires).
Dans le système anglophone, les horaires sont souvent concentrés en 3 jours de 12h (jour/soir ou soir/nuit) par semaine avec alternance. L'ancienneté ne joue aucun rôle dans l'attribution des postes puisque tout le monde alterne.

Dans le système francophone, le travail est encore organisé en quart de 8h sans rotation avec privilège accordé à l'ancienneté.
Du coup, les jeunes infirmières qui commencent et qui voient que 20 personnes sont devant elles sur la liste d'ancienneté n'ont que peu d'espoir d'obtenir un poste de jour ou soir avant 5 ou 6 ans. Ce qui fait que beaucoup de jeunes infirmières abandonnent la profession lorsqu'elles décident de concevoir un enfant.

Beaucoup d'infirmières au Québec ne travaillent pas à temps complet, soit par choix personnel, soit parce que les postes proposés ne sont que de deux jours par semaine, avec possibilité de se mettre sur une liste de rappel pour compléter à du temps complet. Il faut savoir qu'avant la norme minimal de 2 jours par semaine, les infirmières pouvaient avoir 5 employeurs différents et ne travailler qu'une seule journée par semaine dans chaque hôpital, n'assumant aucune responsabilité face à leurs collègues de travail (Elles ne faisaient jamais les vérifications des chariots d'urgence, ne s'investissaient jamais auprès des soins au patient etc...).
En obligeant les infirmières à travailler ce 2 jours /semaine, ça a limité le nombre de places de travail à 2.

Il est donc assez difficile de planifier des activités sociales, car lorsque l'on est inscrit sur cette liste de rappel, on se doit de répondre au téléphone en cas d'appel. En cas de non-réponse, une note est inscrite au dossier. En cas de refus de rentrer travailler, là encore une note est inscrite au dossier de l'employée. Après 3 refus, on ne vous appellera plus, estimant que vous n'êtes pas une personne "fiable"
Donc malgré la pénurie (en heures travaillées au Québec (et non en nombre d'infirmières) ) l'employeur continue de gérer les infirmières comme s'il y avait un surplus d'infirmières.

Pour le salaire :
En effet, en travaillant de nuit, une prime de 11% est ajouté au salaire de base. Un autre 4% est ajouté en prime de fin de semaine pour les heures travaillées entre le vendredi soir et le lundi matin. Ça fait augmenter le salaire.

L'auteur de cet article aurait pu laisser comprendre qu'elle gagne 2500$ net par mois.
Il faut savoir que près de 38% du salaire brut est retiré sur la paye. Il ne devait donc que lui rester 1600 $ à la fin du mois (net d'impôts pour le coup !)
Le prix des logements à Montréal a explosé depuis la crise du logement au début 2000.
Avant, on comptait environ 100$ par pièce. Donc un 4 pièces coutait environ 450$. De nos jours, il est pratiquement impossible de trouver un 4 pièces en-dessous de 700$.

1600 - 700$... il ne reste déjà plus que 900$ pour payer électricité, essence, assurance auto, contraventions de stationnement (presque impossible de les éviter à Montréal tellement la signalisation est déficiente et trompeuse).
Le prix de la bouffe est là encore trompeuse.
Les prix affiché dans les épiceries sont souvent pour une livre

Belette68

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#7

intéressant

Salut
ton témoignage m'intéresse beaucoup, vu que je prévoie de m'installer à Montréal aussi
Pourrais tu me joindres en mp stp.....?

pashnat

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#6

c'est toujours pareil ...

Chacun est libre de donner son avis, cet article reflète une expérience personnelle, je ne voit pas l'intérêt de dénigrer ce jeune infirmier et le Quebec. Si vous n'aimez pas le Canada c'est votre problème, (y avez vous déja seulement été), vous ne pouvez donc pas cessé de critiquer ?! et une dernière chose avant de s'avancer sur la reconnaissance du diplôme et les conditions de travail des infirmiers au Quebec, asssurez vous d'être bien renseigné ou du moins de réactualiser vos connaissances.

yaminouna

Avatar de l'utilisateur

1 commentaires

#5

à propos de l'accord Franco-Québécois

Je peux avancé une seule chose dont je sois sûr actuellement, c'est que les diplômés du nouveau programme français auront le grade d'infirmier bachelier au Quebec (niveau licence) car c'est un cursus universitaire et grâce à l'accord passé entre la France et le Quebec. Maintenant, je peux pas vous dire si c'est le cas pour les DE du programme de 92.

planoise25

Avatar de l'utilisateur

4 commentaires

#4

Article bien éloigné de la réalité

J' ai bien peur que l' auteur de l' article ait vécu dans une bulle car la réalité est bien différente de celle décrite
Avec le DE français vous ne pouvez pas pratiquez de suite , vous serez tout d' abord observatrice en attendant de passer l' examen de l' ordre des infirmiers au Québec
Le DE français correspond au titre d' infirmière technicienne niveau CEGEP c' est à à dire comme cité précédemment niveau bac pro, donc impossibilité de faire des études Master si vous le souhaitez. Vous ne serez donc pas une registred nurse
Il n' y a pas de pénurie d' infirmières au Québec , il y a juste des trous à boucher, 80% des inf la bas sont à mi temps, vous risquez donc de tourner de service à service en commençant obligatoirement de nuit car les postes du matin et d' après midi sont attribués aux anciennes.
Le métier d' IDE est autant respecté la bas que chez nous c' est pour vous dire...

Et pour la qualité de vie ... hmm hmm chacun se fera son opinion, un bon site pour ceux qui veulent se renseigner sur cette chère qualité de vie tant vantée par la rédactrice (www.immigrercontact.com) , sur la santé et le système éducatif, sur l' état des routes et des ponts, sur les produits alimentaires qui coutent 30 % plus cher qu' ici, le logement en collocation est évidemment moins cher lol.

Donc si vous allez salon cette année , méfiez vous des belles promesses sur le Québec , cela cache toujours quelque chose !

#So#

Avatar de l'utilisateur

59 commentaires

#3

Blupi

Bonjour,

Cet article n'est en rien un article mensonger, et l'auteur le publie en toute liberté.
Ce témoignage est le sien, et ne reflète pas forcément les expériences vécues par d'autres.
Vous pouvez si vous le souhaitez joindre Lucie Danen, son mail est en bas d'article.

loulic

Avatar de l'utilisateur

258 commentaires

#2

modele francophone ?

moi j'aimerai bien savoir à qui l'auteure fait réference lorsqu'elle parle "d'intermediaire" entre le médecin et l'infirmière dans le système français.

Au passage, il me semble que l'infirmière DE française n'est reconnue qu'à un niveau bac pro là bas.

blupi

Avatar de l'utilisateur

2 commentaires

#1

MDR

"Ce qui est vraiment facilitateur aujourd'hui, c'est l'accord passé entre la France et le Québec permettant la reconnaissance des diplômes infirmiers en France et au Québec."

J'ai vraiment bien rigolé à la lecture de cet article, ça pue l'article mensonger écrit par une personne imaginaire, un petit coup de pub à un mois du salon infirmierc, soit dit en passant l'accord passé récemment n'a rien changé à la donne c'est tjs aussi compliqué d'aller bosser chez eux, suffit de lire le forum pour s'en rendre compte.